26-12-2012 06:39 - Paroles d’écrits : La Culture aux cimetières de la presse mauritanienne

Paroles d’écrits : La Culture aux cimetières de la presse mauritanienne

L’Institut Français de Mauritanie a abrité jeudi 20 décembre 2012 la rencontre culturelle intitulée " Paroles d’écrits " sous le thème : " Journalisme culturelle en Mauritanie " organisée par Manuel Bengoechea, professeur de littérature mauritanienne à l’Université de Nouakchott.

Jeudi dernier, l’IFM a abrité un débat houleux thématique portant sur la thématique du " Journalisme culturelle en Mauritanie. Ce rendez-vous, modéré par M. Manuel Bengoechea a été organisé à l’occasion du rendez-vous culturel intitulé : " Paroles d’écrits ". C’était en présence de Jean-Louis Ducournau, Directeur de la Revue culturelle " Tango " et d’une pléiade de journalistes.

" Nous sommes dans un environnement qui ne permet aux jeunes reporters de faire correctement leur boulot. Des difficultés financières et logistiques au sein des rédactions sont nombreuses" a souligné Babacar Baye NDiaye, journaliste du site Cridem Ã  propos des problèmes liés à la couverture médiatique des activités culturelles. L’intervenant ajoutera qu’il y a aussi " un problème de communication " au sein des artistes qui le plus souvent ne relient pas leurs activités aux médias pour une couverture.

Intervenant, le rédacteur en Chef du Journal l’Authentique, Cheikh Aïdara, a remarqué en substance que le journalisme culturel est confronté à deux choses essentielles à savoir : le fait que l’actualité culturelles ne fasse pas vendre les journaux en Mauritanie, poussant beaucoup de rédaction à lui accorder peu d’intérêt.et aussi le manque de formation des journalistes culturels.

Profitant de l’occasion, l’intervenant devait évoquer le dernier événement culturel tenu à Nouakchott, " Traversées Mauritanides " qui du reste aurait souffert de visibilité. M.Aïdara reconnaîtra que : " la communication a fait défaut dans la mesure où la couverture médiatique s’est limitée à l’ouverture de la cérémonie, sans englober les nombreuses tables rondes et autres débats si riches et intéressants pour le lectorat ".

Pour le rédacteur en Chef du Quotidien de Nouakchott, Khalilou Diagana, " il ne manque pas d’espace pour la culture dans les quotidiens, hebdomadaires ou sites électroniques mais c’est un problème de moyen et de ressources humaines ". Il affirmera que " les journaux préfèrent mille fois de la matière culturelle mauritanienne aux dépêches de l’AFP. Seulement, reconnaîtra-t-il, l’information culturelle fait défaut chez nous ".

Revenant sur la problématique du journalisme culturel en Mauritanie, il dira que le personnel des journaux est très réduit et que l’information politique est prioritaire dans les rédactions. Selon Diagana, s’il y a deux activités culturelles et politiques qui se déroulent ensemble, les journaux orientent le reporter à l’activité qui fait vendre leur produit : la politique.

" Personnellment, je fais face moi-même à Citymag à un problème de barrière de la langue (parlant mal hassaniya et aucune des autres langues nationales) " a révélé Claire Jeannerat de City Mag. L’intervenante prendra, pour illustrer ses propres, une aventure qu’il a vécue lors d’une soirée soninké où ellel n’est pas parvenue à apprécier à juste valeur les poèmes lus.

Elle a aussi observé le manque d’information de la part des organisateurs d’événements culturels, ajoutant : " Il y a des exceptions, bien sûr, mais très souvent je n’ai connaissance des événements que le jour même, et parfois après qu’ils aient eu lieu. La communication fait souvent défaut. ". " Comment parler de ce qu’on ignore ? " s’interrogea Claire.

Cheikh Oumar NDiaye

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Commentaires (1)

  • Marathon International de... (F) 26/12/2012 11:18 X

    Le Marathon International de Nouadhibou ne peut que remercier et féliciter l’Institut Français de Mauritanie pour la rencontre organisée le 20 décembre : « JOURNALISME CULTUREL EN MAURITANIE ». Nous appartenons tous, à ma connaissance, à la seule espèce connue à avoir une CULTURE.

    Dans notre MAURITANIE le niveau de notre culture est connu de tous. Organisées de pareilles rencontres où nos brillants spécialistes des médiats débattent et réfléchissent sur journalisme culturel ne peut être qu’un important sujet parmi ceux déjà traités par votre institution. Cela selon ma compréhension des choses de la vie ne s’explique que par le fait que le bon journaliste est aussi le maitre d’école, le professeur du lycée, le professeur de la faculté, le phare qui guide le navire dans l’obscurité. Tout en étant ignorant, mon plus grand souhait est de pouvoir assister dans de pareilles rencontres prochainement où j’aurai beaucoup à apprendre.

    Encore merci et mille mercis pour cette rencontre.

    Mohamed HAIDARA
    Dg du Marathon International de Nouadhibou