28-12-2012 18:32 - Journée internationale de lutte contre la corruption : «Lutte contre la gabegie, une option irréversible»

Journée internationale de lutte contre la corruption : «Lutte contre la gabegie, une option irréversible»

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption, l’Union Pour la République (UPR) parti au pouvoir a organisé, le mercredi, 18 décembre 2012, à l’hôtel T’Feila, une conférence-débat sur « la lutte contre la gabegie, une option irréversible ».

Présidée par Mohamed Mahmoud Ould Jaafar, secrétaire exécutif aux affaires politiques et en présence du vice-président, Mohamed Yahya Ould Horma, du secrétaire général du parti, Oumar Maatala, du ministre des Finances, Thiam Diombar et de nombreux cadres UPR.

Au menu de la rencontre, troisième du genre, plusieurs communications. D’abord, celle sur l’importance politique accordée, à ce thème, par le parti au pouvoir qui, rappelle Mohamed Yahya Ould Horma, « a choisi d’accompagner le président Mohamed Ould Abdel Aziz, dans sa croisade contre la gabegie et la corruption, avec la mise en place, au sein du parti, d’une commission nationale chargée de cette question.

Un engagement inscrit dans le programme électoral et le discours d’investiture du président. Le vice-président du parti au pouvoir a, brièvement, rappelé que cette volonté politique affichée par le pouvoir se traduit, aujourd’hui, par des performances macroéconomiques indéniables et a permis d’engager d’importants chantiers et des actions sociales, significatives, à l’endroit des couches les plus vulnérables du pays.

D’où, conclut l’orateur, l’importance, pour l’ensemble des Mauritaniens, d’accompagner et d’encourager la volonté politique du président de la République. Thiam Diombar et madame Aïcha Vall-Vergès, respectivement chargés des questions économiques et financières au parti, ont mis l’accent sur les différentes mesures prises, pour améliorer les cadres stratégique, réglementaire et institutionnel, avec de gros impacts sur l’assainissement des finances publiques et l’augmentation des recettes fiscales.

Et Aïcha Vall-Vergès, par ailleurs inspectrice générale d’Etat, d’énumérer les performances réalisées en trois ans. Les dépenses de fonctionnement (carburant, téléphone, missions à l’étranger…) sont passées de 25 à 16 milliards d’ouguiyas entre 2007 et 2012, tandis que les recettes fiscales ont cru de 68%, passant de 104,7 à 227 milliards d’ouguiyas, entre 2008 et 2012.

Le financement sur fonds propres a, quant à lui, augmenté de 39,5%. Le tout couronné par un taux de croissance oscillant entre 5,7, en 2011, et 4,1, en 2012, et un gain de 20 points, dans le dernier classement de Transparency international. Les performances réalisées ont permis, selon la présidente de la commission nationale des femmes UPR, de financer plusieurs réalisations dont les programmes Solidarité (2011) et Emel (2012).

Parlant de perspectives, la conférencière a indiqué que cette croisade va se poursuivre parce qu’elle est « irréversible et salvatrice pour le pays ». Pour cela, il sera mis en place un observatoire national de lutte contre la pauvreté et une commission d’autoévaluation, pour le respect des conventions des Nations Unies dans le domaine.

Pour leur part, Jemal Ould Yédaly, député de la majorité et Riyad Ould Ahmed El Hadi, journaliste, ont traité du rôle du Parlement et de la Presse, dans la lutte contre la corruption. Le premier a indiqué que le Parlement joue un rôle de contrôle, en amont et en aval du budget voté par les élus du Peuple, et les textes qui permettent, à celui-là, d’interpeller les ministres pour répondre de leur gestion.

Le second a insisté sur le rôle de sentinelle et de chiens de garde de la Presse, dans tout Etat de Droit. Mais, pour accomplir cette noble mission, il faut, a-t-il rappelé, qu’un certain nombre de conditions soient réunies, par l’Exécutif et le Législatif. La dépénalisation du délit de presse, l’accès aux sources d’informations, l’appui à la Presse, le respect de l’éthique et de la déontologie… Tout en reconnaissant des pas, certes timides mais franchis, Ould Ahmed El Hadi dira qu’il reste beaucoup à faire, notamment des enquêtes, suites aux faits dénoncés par la Presse, au lieu d’intimider leurs rapporteurs. Plusieurs intervenants ont ensuite pris la parole pour saluer les efforts entrepris pour éradiquer la gabegie.

DL


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Commentaires (2)

  • zelimkhan (H) 28/12/2012 20:55 X

    Lutter contre la corruption ne peut constituer un programme de gouvernement surtout lorsqu'il est établi que cette lutte est partisane.

    Ce qui est entrain de guetter la Mauritanie, c'est le syndrome de l'Algérie qui a fait le plein de devises sans proposer des alternatives à sa jeunesse, ses cadres, etc. Je dis syndrome d'Algérie parce que toutes les revues de la banque et/ou du FMI disent que tout va bien pourtant il n'est point de porter des lunettes de correction pour s'apercevoir que la pauvreté gagne chaque jour de nouveaux pans de la société, que l'école publique ne marche plus, que l'offre de soin est médiocre, que le pouvoir d'achat des citoyens s'est effondré, etc.

    Une forme de cécité sélective frappe nos décideurs ou devrai-je dire l'incompétence de nos dirigeants est telle qu'il serait bien qu'ils aillent faire une formation de ministre en alternance pour y arriver étant donné que leur chef est lui-même un cancre et qu'il ne souhaite pas changer son équipe.

    Le PR les garde puisqu'ils sont obéissant, sans initiative aucune, parce que pour valider une dépense d'un million d'UM il faut l'aval du Chef. Notre pays regorge de richesses et de cadres compétents mais l'administration ne connait pas l'état des ressources humaines disponibles, les profils, les expériences et surtout le plan de carrière.

    Bref, la boutique Mauritanie est maintenue dans un état de mort encéphalique par une horde de gens étrangères à la gestion de la chose publique sinon que l'on m'explique comment des pays moins dotés que nous arrivent à faire mieux en captant des investisseurs étrangers, en mobilisant l'épargne pour porter des projets générateurs d'emplois pour les jeunes, désenclavant les zones de productions pour mieux répartir les stocks alimentaires, etc.

    L'honnêteté ne doit pas être un vain mot.

  • Ksaleh (H) 28/12/2012 18:41 X

    Il existe des scènes qui donnent froid au dos, c'est quand tu es au diapason, sachant la vérité des choses et que tu vois des gens du sérail trempés jusqu'aux os dans la corruption, se mettre en avocats contre eux même. On est où là ?