20-03-2017 07:45 - RIM -FMI: les grands axes du programme en négociation

RIM -FMI: les grands axes du programme en négociation

Rimeco - La Mauritanie et le Fond Monétaire International sont parvenues à un accord de principe sur un Programme économique et financier couvrant la période 2017- 2020, ouvrant la voie à une croissance soutenue et inclusive.

Moyennant l’approbation de la Direction Générale et le Conseil d’Administration du FMI, le pays pourra bénéficier d’un concours financier au titre de la Facilité Élargie de Crédit(FEC) du FMI.

La FEC est un programme de financement du FMI qui soutient une coopération étroite avec les Etats membres dans un horizon à moyen terme, en cas de difficultés prolongées de balance de paiement. Aligné sur la stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée(SCAPP), le programme économique en préparation a été discuté avec les services du FMI en visite en Mauritanie dans le cadre des consultations annuelles au titre de l’article 4 des statuts du FMI.

Le programme gouvernemental susceptible d’être appuyé par la FEC, vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à promouvoir une croissance durable et inclusive. Les principaux volets du programme sont les suivants :

- Consolider l’acquis des efforts budgétaires en modernisant les politiques fiscales et en renforçant l’efficacité de l’administration fiscale et des douanes ; en priorisant les dépenses et les investissements publics ; et en maîtrisant l’endettement public.

- Augmenter les dépenses sociales, notamment d’éducation et de santé, et renforcer la lutte contre la pauvreté.

- Adopter une politique monétaire et de gestion de la liquidité plus active, et améliorer le fonctionnement du marché des changes pour introduire davantage de flexibilité.

- Poursuivre le renforcement de la supervision bancaire et l’adaptation du cadre réglementaire pour assurer la stabilité du système financier et augmenter le crédit au secteur privé.

-Continuer les réformes structurelles pour améliorer l’environnement des affaires et la gouvernance économique, afin d’améliorer la compétitivité et favoriser la diversification.

L’accroissement des recettes et l’amélioration de la qualité des dépenses publiques constituent les éléments centraux du Programme.



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 1
Lus : 792

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • Bertrand (H) 20/03/2017 10:02 X

    Parmi les réformes sur lesquels le FMI et la Gouvernement doivent s’entendre doit figurer en priorité la modernisation de la législation et des juridictions du travail. En effet, les sociétés et particulièrement les sociétés étrangères ont une peur bleue de recruter des travailleurs mauritaniens. Elles savent, par expérience, que n’importe quel travailleurs ou groupe de travailleurs qui veut se faire de l’argent, n’a qu’à aligner les réclamations les plus folles sur un bout de papier et aller contacter certains inspecteurs du travail ou de vieux syndicalistes opérant dans des centrales syndicales et connaissant bien les circuits. Ils décideront du partage des sommes qui seront extorquées à la société. Certains conseilleurs (pour ne pas dire le Président) doivent surement profiter du butin, parce que les choses se font rapidement et les yeux fermés. Les inspecteurs convoquent la société et, sans se préoccuper de savoir si elle connait les plaignants ou non, fait un procès verbal de non conciliation qui précisent que la société doit payer aux travailleurs leurs droits (ces droits auront été fixés par les travailleurs dans leur plainte). Et le dossier est envoyé, généralement, au Tribunal du travail de Nouakchott Ouest, qui, sans s’occuper de la défense des parties ordonne une expertise réalisée par un non expert qui va décompter les droits, avant même de savoir s’ils son dus ou non. L’expert aura des miettes, mais comme il est juste expert des miettes, il s’en tire bien. Les textes doivent être refaits afin de tenir compte des exigences de la réalité (introduire les sociétés d’intérim…). La décision au niveau des tribunaux doit être de la responsabilité du Président uniquement, pour éviter une dilution de la responsabilité. Les inspecteurs du travail ne doivent plus intervenir au stade de la conciliation, parce que cette mission est déjà dévolue au juge. Une commission administrative assermentée, rattachée à la présidence ou au PM d composée d’expert du droit, d’académiciens, de magistrats de renoms, doit évaluer la capacité des magistrats à bien s’acquitter de leur mission à travers une évaluation de leurs compétences et de leur moralité. L’affairisme doit être banni, il s’agit de l’intérêt de toute la nation. Il ne peut être hypothéqué au profit d’intérêts particuliers illégitimes.