26-03-2017 20:30 - Zouerate/ Appel de détresse d’un employé de la Snim presque paralytique

Zouerate/ Appel de détresse d’un employé de la Snim presque paralytique

Zouerate Actu - A la souffrance des travailleurs de la SNIM, s’ajoute l’insouciance de la direction à l’ égard de ses employés victimes de maladies professionnelles, toujours délaissés quand ils ne pourront plus produire.

Le cas de notre frère, Abdoulaye Amadou Sarr, recruté le 24/09/2003 sous le matricule 17823 à Zouerate, est à signaler parmi tant d’autres. En sortant de sa maison en début de l’année 2017, Abdoulaye est tombé évanoui. Il a été transporté à la clinique de la SNIM où, après examen et tests, les médecins ont décelé une obstruction au niveau des artères coronaires.

Par la suite, son évacuation a été décidée sur Nouakchott où il avait subi une opération pour faciliter la coagulation du sang dans les artères. Après avoir passé quatre jours à l’hôpital, les services concernés lui ont demandé de quitter l’hôpital. Ce qui lui a créé une demi- poliomyélite (demi- paralysie) malheureusement.

Pour sauver leurs fils, ses parents ont maintes fois essayé d’exercer des pressions sur la société pour pouvoir lui assurer une évacuation cette fois- ci à l’étranger mais toujours sans suite favorable. Ainsi, depuis le début de l’année, il était placé en repos médical ouvert, à Nouadhibou où il y a sa famille et son père très âgé victime du même handicap. Abdoulaye Amadou Sarr, le seul soutien à cette famille, est aujourd’hui alité, malade, délaissé par son employeur, en attente de la grâce divine.

Il y a aussi lieu de signaler que sa femme vient d’accoucher, ce qui va sûrement augmenter la charge sur lui, incapable d’agir pour soutenir sa pauvre famille. N’est- il pas ingrat que la SNIM, néglige l’un de ses travailleurs après avoir épuisé tous ses efforts, ses énergies?

C’est inconcevable de voir un travailleur presque balancé dans la rue, comme s’il n’avait pas en quelque sorte participé à donner une grande renommée à cette société à travers le monde, en l’occurrence.

Pour plus d’éclaircissement, Abdoulaye travaillait au site du Guelb El Rhein à 30 km au nord-est de la ville, dans le changement des trains, une place définie comme étant l’une des plus dangereuses au niveau de la société.

Ce qui laisse entendre que sa maladie pourrait être due aux effets de la poussière à laquelle il était exposé au quotidien sur son lieu de travail. Aujourd’hui Abdoulaye Amadou Sarr, au lit malade, fait un appel de détresse aux Bonnes volontés parmi les responsables de l’entreprise, y compris le Directeur Général , pour laquelle il a durement travaillé à la satisfaction de sa hiérarchie, de se tourner vers lui, en lui faisant un geste pas plus qu’humaniste dans le but de pouvoir trouver une évacuation à l’étranger en quête de soins appropriés.

Enfin, jusqu’à quand la SNIM, continuera-t-elle à ne faire semblant reconnaitre que les travailleurs productifs? Autrement, mettre à la touche et délaisser tout travailleur qui devient incapable de la servir par blessure ou autre. Sauvez notre ami Abdoulaye Amadou Sarr. Notre sécurité est avant la Production.

Traduit de la page du confrère Ahmed Barick Abou Abdellah



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Commentaires (1)

  • samba el bakar (H) 29/03/2017 13:44 X

    Le cas de Abdoulaye Sarr n' est que malheureusement la partie visible de l' iceberg du mépris de la SNIM pour certains acteurs de la production.Les sommes colossales budgétisées pour les cas sociaux ont toujours été utilisées à haut niveau dans les évacuations de complaisance pour faire bénéficier à certains de frais de mission indus ou pour entretenir des délégués véreux.Pour l' histoire combien de cheminots (convoyeurs essentiellement) ont péri pour cause de silicose avant qu'on reconnaisse enfin qu'il s'agissait bien d'une maladie professionnelle? Ce qui est troublant c'est ce manque de compassion humaine dans un pays qui se complaît en toute circonstance à rappeler son prétendu attachement aux valeurs cardinales de l' Islam.Les Juifs israéliens traitent les arabes qui vivent à leur côté.