22-07-2017 13:07 - Le transfert du patrimoine de l’Etat vers l’inconnu continue

Le transfert du patrimoine de l’Etat vers l’inconnu continue

Mauriweb - Et la série des « ventes » du patrimoine foncier de l’Etat continue de plus belle mais avec de plus en plus de zones d’ombre.

Autant la première vente, celle des blocs, a respecté un tant soit peu une certaine forme de transparence autant les suivantes ont été organisées en catimini ou entre un réseau confidentiels « d’opérateurs économiques » ou en tout cas dans des conditions plus que douteuses.

Après les blocs, ce fut le tour des écoles marché, Justice et VI. Ensuite le stade olympique et l’école de police furent amputés d’une large bande tout au long de l’Avenue Mokhtar Ould Daddah.

Puis vint l’aéroport et une large portion du Centre émetteur ensuite ce fut le tour de la cité Police, de l’Escadron de Gendarmerie, de trois autres écoles fondamentales dont la fameuse école Al Mourabitoune de Tevragh Zeina situé en face de l’hôtel Tfeila, celle qui de l’avis de tous fut le déclencheur de toute cette opération de « vente », quand lors d’une visite surprise du président de la République, en personne, accompagné du directeur de cabinet, du ministre de l’éducation nationale et du ministre de l’habitat il « constatât » que tout son coté attenant au goudron était rongé par l’humidité et ordonna séance tenante d’en reconstruire une nouvelle sur la partie ouest du terrain.

Jusqu’ici les explications officielles qu’on avançait pour justifier les ventes des écoles est : « Ce déclassement s'explique par le souci de mettre les élèves dans un environnement propice et éviter leur exposition aux risques liés à la proximité de la circulation routière, des marchés et des foules. » Evidemment cette explication tombe d’elle-même tout bonnement parce que l’école n’a pas été déplacée.

Il est quand même intrigant de voir l’Etat se débarrasser de tout son patrimoine foncier au moment où il loue en ville pour certains de ses services. Notamment la direction des domaines qui est chargée justement de ces ventes.

Toujours est-il que l’on se rappelle que l’école marché avait été vendue à quatre personnes physiques qui sont respectivement Meyta Mint Abdellahi qui s’avérera plus tard être l’épouse de Zein El Abidine (CDI), Ahmed Ould Yehdhih (Chiguitty Banda), Sidi Ould Ely Kory et Ould Amara agissant pour le compte d’une personne mystérieuse se faisant prénommer Rajeb1. Aujourd’hui un marché est entrain d’être érigée en lieu et place de cette école mais le plus bizarre est que c’est un seul entrepreneur, un seul gardien, et une seule clôture de chantier.

Or aucune cession entre ces personnes n’a été enregistrée et ils ne se sont pas encore constitués en société. Donc le propriétaire de ce marché est une seule et même personne la seule capable de mobiliser prés d’un milliard pour le construire et la seule capable de retarder la destruction du marché jusqu’à l’achèvement des travaux.

Pour ce qui est de l’école Mourabitoune, elle aurait été attribuée au cours d’une vente aux enchères qui se serait tenue le 03 mars 2016 et parmi les heureux élus on retrouve encore Sidi Ould Ely Kory et Zein El Abidine (CDI) auxquels est venu s’ajouter la NBM de Mohamed Limam Ould Benné (député d’Akjoujt et proche du président de la République). Avec pour les deux derniers, un prix du lot à 138 millions soit une seule enchère de trois millions au dessus du prix plancher fixé à 135 millions d’ouguiya.

Mais le plus bizarre est que si l’on se réfère au tableau (ROFE) rapport sur les opérations financières de l’Etat du premier semestre 2016, disponible sur le site du Trésor on voit que ces 916 millions d’ouguiyas n’ont guère eu d’influence sur la rubrique vente de terrain des recettes du Trésor pour les six premiers mois de l’année dans la mesure où elle affiche un total de 1,13 milliards à comparer avec les six premiers mois de 2015 qui affiche un total de 1,25 milliards. Rappelons que dans le cahier des charges des ex blocs.







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Commentaires (1)

  • kalidou gueye (H) 22/07/2017 14:13 X

    Le patrimoine de l état bien connu sur le dernier public n est jamais transféré vers des inconnus mais des prêtes noms. Rien ne se perd tout se transforme.