11-08-2017 18:00 - Hommage aux martyrs de l'Armée : réplique salée de Biram à Ould Abdel Aziz

Hommage aux martyrs de l'Armée : réplique salée de Biram à Ould Abdel Aziz

Le Calame - Le président d’IRA Mauritanie a dénoncé l’hommage, assimilé à un accès de « mégalomanie », rendu, par le chef de l’Etat, aux « martyrs » des forces armées et de sécurité mauritaniennes, omettant les martyrs noirs.

« Qui sont les martyrs ? », s’est demandé Biram, en conférence de presse, le samedi 5 Août à Nouakchott. « Pas les coupeurs de route dont il [Ould Abdel Aziz, ndlr] se targue. Ce sont des gens qui ont installé, sur cette terre la loi de la jungle, à travers l’esclavage, les razzia, les guerres tribales et ethniques, les vendetta... C’était le système de la terreur », a narré Biram.

Poursuivant, le leader abolitionniste soutient ceux qui ont facilité la colonisation française, malgré les tares, l’hypocrisie, la fourberie et permis de « favoriser l’ancrage de l’Etat de droit. […] Ces coupeurs de route ne sont pas nos martyrs. Ce sont ceux de l’extrême-droite esclavagiste, obscurantiste et raciste. Ce sont les nostalgiques du retour à la traite qui les honorent, pas ceux qui en ont cruellement souffert ».

Et d’asséner : « Nos martyrs sont ceux qui sont tombés sur les champs de bataille pour la justice pour ce pays. Je parle de Tène Youssouf Guèye, Ba Abdoul Ghoudouss, Tafsirou Djigo et de tant d’autres. Qu’elle est longue, la liste des tombés au champ d’honneur de la lutte pour la dignité humaine ! Ce sont ces victimes qui sont les martyrs de notre Nation. Pour la mémoire de ces vrais martyrs, c’est tout à leur honneur qu’une personne de la trempe d’Ould Abdel Aziz ne puisse les citer ».

Revenant sur la proposition référendaire d'ajouter deux bandeaux rouges au drapeau national, pour symboliser « le sang des martyrs », Biram pense qu’Ould Abdel Aziz ne l’a mise au compte d’un hommage qu’à certains d’entre eux. Le chef de l’Etat a ainsi voulu « honorer le colonel Mohamed Lemine Ould Ndiayane, les martyrs de Tourine, El Ghalaouiya, Lemgheyti et Hassi Sidi, dont les enfants étaient présents au meeting ». Mais, constate Birame, "Ould Abdel Aziz n’a pas mentionné les martyrs négro-africains victimes des exactions extrajudiciaires, lors des années de plomb (1990 et début 1991), culminant avec le massacre de plus de cinq cents officiers et sous-officiers négro- mauritaniens, dans des conditions jamais élucidées".

Sur un autre plan, Biram souligne que « l’épouse du chef de l’Etat et ses enfants coûtent, coûtent chacun, à l’Etat mauritanien, plus que vingt ou vingt-cinq de ces sénateurs dont, crocodile, il pleure les dépenses. Contrairement à son clan familial, qui ne s’acquitte de rien, vis-à-vis de l’Etat et du pays, les sénateurs s’acquittent d’un devoir vis-à-vis du peuple mauritanien, de l’Etat et ont droit à leurs rémunérations ».

« Avec ces grossièretés, Ould Abdel Aziz peut berner les laudateurs qui l’entourent mais pas le peuple mauritanien », ajoute Abeïd qui dénonce vivement, par ailleurs, « une montée en grade » de l’intimidation et « des écoutes téléphoniques, devenues l’arme illégale du pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz, pour tenter de déjouer ou tromper les défaites cuisantes et successives qu’il subit, de la part de ses opposants ». Et de prendre à témoin l’opinion publique, sur « la persécution dont nous faisons l’objet, moi et ma famille, à cause de ma lutte intransigeante contre l’esclavage, le racisme et la discrimination qui frappent les négro-africains et les harratines en Mauritanie ».

« Perturbés par le traumatisme causé par les nombreuses incursions, musclées, des forces de l’ordre au domicile parental, mes enfants sont en passe de devenir apatrides car les autorités de l’état-civil mauritanien leur ont refusé le passeport, sous prétexte que celui de leur père va expirer dans six mois et ne sera pas renouvelé », révèle le leader abolitionniste. Ces intrusions policières, les jets de gaz lacrymogènes contre les foules qui l’accueillent, à chaque retour de voyage, les asphyxies qui s’en suivent, parmi sa famille, ses enfants et ses voisins, l’ont poussé à offrir, aux siens, des vacances à Dakar, pour leur donner un peu de répit, une vie de famille apaisée et une bonne scolarité.





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Commentaires (4)

  • jakuza (H) 12/08/2017 00:45 X

    Je penses que Biram a grand besoin d'un suivi psychologique...

  • lass77 (H) 11/08/2017 22:16 X

    Bravo biram pendant ce temps des nègres de service et certains negromauritaniens même parfois proches des victimes ont cautionné cette partie du discours d'Aziz.Personne ne l'a désavoué. Ôter comme martyrs les vrais et en fabriquer d'autres est une insulte à la mémoire des victimes alors le silence des nègres est un silence coupable.

  • ariamarib (H) 11/08/2017 18:56 X

    Birame tu es un terroriste dangereux !!! Et ceux qui te soutiennent sont tous déjà des gens ratés Les terroristes ne recrutent que les déséquilibrés où les ratés c'est connu ! Personne n'écoute tes balivernes pauvre homme maudit à la vie répugnante ! ...

  • duroowo (H) 11/08/2017 18:26 X

    Que Dieu te laisse longtemps parmi nous Birama tu es un leadeur sans equivoque c'est ca la realite bien null n'est parfait chaque personne a ses haut et ses bat parfois, mais tu as montre au mauritanien le sense d'etre leader ce que disait Mandela un leader sans principe ne peut pas gouverner ou diriger c'est vrai. Nos compatriote qui font la transhumance de nuit au jour. Ce qui etait valable hier est valable aujourd'hui etre courageux et digne c'etait les caracteristiques des leader d'hier et tu l'incarne. Que personne le veut ou pas des qu'ont cite Mandela, Dr King, Malcom X, Sankara, Kwamen, Patrice Lumumba on te citera tres bien par ce que tout ces personnes ils ont fait que donner leur energy et meme vie pour recuperer leur dignite et dgnite de l'humanite. Vive IRA et Vive BIRAM jusqu'a la fin.