27-03-2018 23:15 - Mauritanie: les autorités empêchent un journaliste d’accomplir le Hadj

Mauritanie: les autorités empêchent un journaliste d’accomplir le Hadj

Alakhbar - Les autorités mauritaniennes ont refusé de remettre au directeur de publication de Quotidien de Nouakchott, Moussa Samba Sy, son passeport pour accomplir les formalités de pèlerinage.

Le journaliste est placé sous contrôle judiciaire depuis le 1er septembre 2017 dans l’Affaire Mohamed Ould Bouaamatou. Son passeport est depuis lors retenu à la Direction de la Sûreté nationale (DGSN).

Selon les sources d’Alakhbar, le journaliste a été retenu dans le quota des pèlerins mauritaniens pour le Hadj 1439/2018. Le juge d’instruction était d’accord pour que le journaliste récupère son passeport, ce que le Parquet général a refusé.





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Commentaires (2)

  • mdmdlemine (H) 28/03/2018 09:30 X

    َAbstraction faite à l'injustice dont fait l'objet le confrère dans le dossier dit "affaire Bouamatou", je pense qu'objectivement, même dans un Etat occidental, tout contrôle judiciaire, quoique arbitraire est synonyme d'interdiction de déplacement à l'étranger Pour le cas de figure, le Hadj qui est un devoir réligieux réquis chez tout musulman, le 5e pilier de l'Islam, est perçu ici comme un voyage à l'étranger et expose le pouvoir à deux options dont chacune est pire que l'autre. La première est d'aller à l'encontre de l'accomplissement du devoir réligieux, le second est de se trouver face à un pélerinage qui peut avec une trés faible probabilité conduire à un exil de l'interessé Je crois qà 100% que Sy rentrera au bercail, car il pouvait bien résider à l'étranger s'il carresait ce voeu Vu que le tirage au sort lui a donné raison et que le juge a requis la restitution de son passeport, l'Etat doit pour sa notorièté lui accorder cette dérogation de Hadj

  • mdmdlemine (H) 28/03/2018 08:45 X

    Abstraction faite d'un pouvoir pas toujours probe dans ses décisions judiciaires et d'un journaliste injustement victime d'un contrôle judiciaire, l'objectivité et le bon sens, veulent, qu'une fois cette mesure est signifiée à Moussa, en dépit, de son caractère arbitraire, elle face également de mesures accompagnatrices de la même envegure hasardeuse dont celle de bloquer tout voyage à l'étranger car d'être capitalisé pour un non retour au bercail sous l'actuel régime et équivalent à l'opposition expatriée