02-05-2019 15:52 - Bababé : Les femmes de Seno Boussobe arrêtées à la Brigade de gendarmerie pour avoir refoulé un chameau

Bababé : Les femmes de Seno Boussobe arrêtées à la Brigade de gendarmerie pour avoir refoulé un chameau

Terroir Journal - Depuis mercredi 1er Mai 2019, un groupe de femmes issues de la coopérative féminine de Seno Boussobé à une quinzaine de Kilomètres de Bababé sont arrêtées par les éléments de la Brigade de gendarmerie de Bababé, la capitale du Lao.

La cause, le refoulement par ces femmes d’un troupeau de chameaux qui a dévasté les champs de culture appartenant aux paysannes de Seno. Lesquelles ont procédé à l’arrestation du troupeau de chameau qu’elles ont parqué à la fourrière villageoise.

Lorsque ces femmes selon notre source ont tenté de mettre la main sur une autre bête, c’est alors qu’un individu surgit de nulle part pour empêcher les dames de conduire la bête dans la fourrière. Une bagarre éclate entre ce dernier et l’une des femmes nommée, Dieynaba Moussa DIEYE.

Dans la foulée, l’anneau (khers) se détache du nez de la bête qui parvient, elle, à s’échapper. Le propriétaire du chameau se rend à la brigade de Bababé et dépose une plainte. Les femmes, soit une trentaine, selon toujours cette source, sont conduites en grand nombre à la brigade.

Quant à Dieynaba Moussa DIEYE, elle sera menottée publiquement conduite et coffrée à la brigade. Les autres femmes ont pu cependant repasser la nuit à Seno avant de repartir ce matin à la brigade avec à leur tête, la présidente, Kadiata Mamadou DIAW dite Golléré.

Elles ont dû certainement oublier que toucher un chameau dans notre pays, le toucher seulement, reste encore un délit plus grave que tuer une personne humaine. Affaire à suivre.





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Commentaires (8)

  • a.bennan (H) 06/05/2019 19:20 X

    Récit pas clair du tout.La réalité à été cachée...

  • Colombe (H) 05/05/2019 10:50 X

    jouons l'apaisant et évitons le chaos. Évitons de nous faire sa propre justice en portant plainte. Aux paysans de surveiller leurs champs, aux éleveurs leurs bêtes et à notre chère justice une bonne gestion de ces incidents de routine.

  • mystere1 (F) 03/05/2019 10:31 X

    cette injustice n'est pas étonnante, nos anti-noires, ou allergique à eux, cherchent par tous les moyens de chercher la bête noire afin de soulever la tempête contre la race noire dans ce pays, par qu’ils sont gravement allergique à cette race opprimée depuis la nuit des temps, en quoi est un mal de chasser un bétail en particulier un nguélobba ou jmeul, parcque notre long herbivore a voulu ruminer un peu d'harbe, et ces dames n'ont fait que protéger leurs semences, mais comme je l'ai dit, quand certains belliqueux aigris et allergiques contre d'autres racialement, veulent se défouler, ils en cherchent des problèmes là où il y'en a pas ! donc comme dit le proverbe (quand on veut abattre son chien, on l'accuse de rage !), d'ailleurs nos habitués commentateurs anti-noires ou anti-ethniques doivent être contents de cette arrestation qui leur semble juste, ah quel pays, que Dieu nous Sauve de l'injustice et Purifie ce pays de ses maladies morales.

  • moukhabarat (F) 02/05/2019 22:28 X

    Voilà la contribution des toucouleurs à l'unité nationale! Un banal incident entre éleveurs et cultivateurs est transformé en problème national avec tous les noms d'oiseau pour ce beau pays qu'est la Mauritanie et qui leur a tout donné. Ils gagnent leur vie à Zouérate, Akjoujt, Tasiast, Nouadhibou ... et sont vraiment chez eux. Gare aux ingrats!

  • medabdul (H) 02/05/2019 20:45 X

    les senos n'ont qu'a appeler baba maal chanter la yelaa;et danser toute la nuit au claire de lune a cote du marigot.ET LE PROBLÈME SERA RÉSOLU.

  • Skyla84 (H) 02/05/2019 18:15 X

    On est dans un pays ou le chameau est plus respecté que la race noire.Le racisme continue de régner en Mauritanie comme la peste et la population est toujours naif et ignorante pour suivre l'exemple des autres pays (Soudan, Algérie etc.....)

  • kalidou gueye (H) 02/05/2019 16:28 X

    Ou sont les hommes du village? Ils devaient refuser que cette femme soit amener par les gendarmes quoi qu il advienne. Vraiment j ai mal au coeur, un troupeau de chameaux dévore ton champs et tu garde ces chameaux en attendant constat soit fait êt le propriétaire malgré son tort t amene encore à la gendarmerie. Quelle injustice. Qu est ce qu on attend que ghazouani soit président pour se faire retirer tout droit dans ce pays.

  • Ben Aouf (H) 02/05/2019 16:22 X

    L'erreur de 1958 nous poursuivra jusqu'à la fin des temps. Unefemme noire peut-être frappée, humiliée violée voire tuée (penda sogué) sans aucun émoi. Que Dieu nous garde contre un racisme d'État.