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Mohamed Farris Al Mazrouii, Président de l'instance arabe d'investissement et de développement agricole est arrivé hier, vendredi, à Nouakchott. Le responsable panarabe a été accueilli à l'Aéroport de Nouakchott par le ministre mauritanien du développement rural, Brahim Ould MBareck Ould Mohamed El Moctar, le secrétaire général du ministère des affaires économiques et du développement, Yeslem Ould Hemdane ainsi que par l'ambassadeur des Émirats Arabes Unis, SEM. Abdallah Mohamed Taqawi.
L’accord de partenariat de pêche RIM-UE dont le projet avait été signé en juillet 2012 et plusieurs fois ajourné sine die devrait être encore rediscuté une dernière fois vendredi prochain à Bruxelles, a-t-on appris de source sûre mercredi à Nouakchott. Certains observateurs continuent de regarder d’un mauvais œil l’option de la « pêche expérimentale » lorgnée par les espagnols qui ne seraient, en fait, qu’un retour des céphalopodiers espagnols à leur activité dans la ZEE mauritanienne. Et ce d’autant plus qu’une récente réunion scientifique conjointe (RIM-UE), obtenue sur l’insistance de la partie espagnole, mécontente du projet d’accord, avait été tenue à Rennes en France pour une nouvelle évaluation des stocks e ; ceux du Poulpe notamment. Les autorités mauritaniennes avaient décidé, dans le cadre du projet d’APP, réserver l’exploitation du Poulpe, déjà surexploité, à la flotte nationale.
Un arrêt biologique de la pêche artisanale et côtière, d'une durée de 30 jours, est mis en vigueur dans les eaux territoriales mauritaniennes, depuis jeudi, indique un arrêté du ministère de la Pêche. Selon le président de la confédération de pêche, "l'objectif de cet arrêt est de protéger les ressources halieutiques, notamment le poulpe dont les quantités ont diminué ces dernières années en raison de la surpêche, selon les études récentes". Le secteur de la pêche artisanale, dont l'apport se chiffre à 150 millions USD par an offre 15 000 opportunités d'emplois et utilise plus de 3500 embarcations traditionnelles.
La mairie de Boghé a organisé avec les bouchers de la ville une cérémonie pour marquer l’inauguration de l’abattoir municipal réceptionné depuis l’an dernier. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Hakem mouçaid, des responsables du centre des ressources N°CR2 d’Aleg, des représentants des ONGs locales, des notables, des élus municipaux et des bouchers en tête revêtus de combinaisons vertes, avec des gants en plastiques aux mains, de masques protégeant le nez et de bottes blanches et couteaux en mains. A cette occasion, le maire a prononcé une allocution dans laquelle, il salué les invités présents avant de rappeler le processus suivi par la commune avec l’appui de ses partenaires et qui a abouti la réalisation de ce joyau qui offre tous les services à ses usagers et qui permet de lutter contre les abattages clandestins qui demeure comme il l’a dit « le fruit du partenariat privilégié de la coopération espagnole avec IEJI...
L’Etat mauritanien (en fait l’ex colonel Cheikh Ould Baya) après avoir montré ses muscles se rétracte encore une fois devant cette fois les armateurs russes. Le vrai patron du ministère des pêches où pourtant officiellement il n’est que conseiller technique, a appelé les armateurs russes pour leur proposer de signer un nouvel accord. Les conditions : les russes s’alignent sur ce que paie un armateur européen à savoir 123€ par tonne pêchée en plus de 100.000 USD par trimestre et par bateau donc globalement le droit d’accès revient pour les russes à peu prés 130€ la tonne pêchée au lieu de 329€ initialement demandé. La délégation russe est attendue à Nouakchott pour parapher cet accord le lundi ou mardi. On ne sait pas encore s’il ya d’autres paiements mais cela n’étonnerait personne.
Depuis quelques mois, les habitants de Maghama se plaignent de plus en plus de la soustraction frauduleuse des dizaines de bovins, ovins et caprins dans des conditions non encore élucidées. Plus d’une dizaine de personnes ont porté plainte contre X au Commissariat de Police de Maghama, face à la recrudescence du vol de bétail. Dans la plupart des cas, les animaux ont disparu dans les zones de pâturages qui sont parfois, suivant les saisons, très éloignés des villages. Toutefois d’autres vols sont commis dans la ville même où les animaux sont délogés de leur enclos au milieu de la nuit, pendant que la population est dans les bras de Morphée, pour être conduits vers une destination inconnue.
Une circulaire rendue publique par le département des pêches enjoint aux propriétaires de navires de les rénover, au risque de les voir disqualifier de pêcher après l’arrêt biologique actuellement en vigueur, apprend-on mercredi de bonnes sources. Les craintes se rapportent à la quasi-impossibilité pour les armateurs mauritaniens de rénover près de 60 navires (catégorie C), le temps d’un arrêt biologique s’étale sur les deux mois (mai et juin). Les observateurs estiment, en effet, que cette éventuelle réduction importante de l’effort national des navires nationaux pourrait ouvrir la possibilité pour quelques navires espagnols à revenir dans nos eaux territoriales.
76 bâtiments composés de chalutiers congélateurs dits de la catégorie C, D et des glaciers, constituant la flotte nationale de pêche de fond en Mauritanie, doivent faire l’objet d’un renouvellement total ou partiel, avant la date du 31 décembre 2013, selon un arrêté du ministère des pêches et de l’économie maritime, publié à l’issue des travaux d’une commission chargée d’élaborer de nouvelles mesures. Celles ci concernent «1- les chalutiers congélateurs dit de la catégorie D, qui doivent cesser définitivement leurs activités au plus tard le 31 décembre 2013 ». Les propriétaires sont appelés à prendre les dispositions appropriées pour soumettre leurs demandes de renouvellement et remplir les critères d’éligibilité avant cette échéance. « 2- Les chalutiers congélateurs dit de la catégorie C dont les détenteurs sont « engagés à prendre les mesures idoines pour les rendre en totale conformité avec la réglementation sanitaire ou, le cas échéant, demander leur substitution avant fin 2013 et remplir les critères d’éligibilité avant l’échéance ».
Depuis quelques temps, sans aucune réaction officielle, un scandale financier en chasse un autre. Il ne se passe pas une semaine sans que des faits majeurs de malversations de détournement et de corruption présumées ne soient révélés. Rien que dans le cadre d’exécution du programme Emel2013 c’est le énième d’une longue série. De quoi s’agit-il au juste ? Dans le cadre de la mise en œuvre du programme Emel 2013 le Commissariat à la Sécurité alimentaire a sollicité des offres sous plis fermés de la part de candidats éligibles, au regard des critères très particuliers du CSA, pour la fourniture de 30000 tonnes de blé en six lots de 5000 tonnes, de 20000 tonnes de sucres et 8000 000 de litres d’huile végétale. Jusque là rien que de très normal, mais ce que la plupart des non initiés ne savent pas que de tels appels d’offres apparemment anodins donnent lieu aux plus grandes malversations sans que personne ne s’en rendent compte.
Les hommes d’affaires mauritaniens sont véreux à l’excès au point de renoncer à leur piété et aux bonnes valeurs pour quelques sous. Des cas de malhonnêteté sont enregistrés régulièrement, dans les marchés, l’administration, l’armée, les boutiques Emel et la liste s’allonge pour ne citer que ces exemples parmi mille autres. Mais, personne ne pensait que cette cupidité allait atteindre son paroxysme par l’utilisation frauduleuse de logo d’organismes internationaux connus par leur rectitude et intervenant de surcroît dans l’humanitaire par des chasseurs de profits pour réaliser des bénéfices coûte à nuire à la bonne image d’autrui. Le PAM vient de faire une mise au point sur un cas frauduleux d’un camion chargé d’aliments appartenant à un particulier qui a abusé de son label pour des fins malhonnêtes.
L’Etat mauritanien aménage des périmètres irrigués de 1100 ha pour les mettre ensuite à la disposition de 1400 familles paysannes dans la wilaya du Trarza (Sud-ouest) dans le cadre de sa politique d’"éradication de la pauvreté et de résorption du chômage", selon le secrétaire général de son ministère du Développement rural. 700 ha de ces terres seront accordées aux familles des localités de Beguemoun et 400 ha à celles de Dakhlet Tékane. Le Secrétaire général du ministère du Développement rural, Mohamed Ould Ahmed s’est rendu hier dimanche dans la région pour "constater" l'état d'avancement des travaux et pour évaluer leur "conformité" avec les critères définis dans le cahier de charge signés avec les sociétés qui assurent l’aménagement.
Le Programme Alimentaire Mondial en Mauritanie souhaite porter à l’attention des missions et des organisations que les informations diffusées le 28 Avril 2013 sur les sites des agences de presse de Nouakchott à propos d’une cargaison de vivres détournée et saisie par la Police à Néma, méritent une explication. Contrairement à ce qui était mentionné dans les articles, le camion n’est pas un camion du PAM ni celui d’un transporteur contracté par le PAM. Il s’agit d’un camion privé opérant pour son propre compte en utilisant frauduleusement le logo du PAM. Les vivres n’ont pas été enlevées d’un des magasins du PAM ou du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), mais font probablement parti d’un lot de vivres vendues par les bénéficiares après les distributions. Une investigation est en cours auprès des populations et d es partenaires pour s’enquérir des raisons qui sous tendent la vente de cet important tonnage.
L’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) a reçu un crédit de la Banque Mondiale pour financer le Projet de Gestion des Ressources en Eau et de Développement des Usages Multiples dans le bassin du Fleuve Sénégal (dénommé PGIRE). Une importante partie de ce crédit étaient destinée au paiement du Marché relatif à l’exécution des Travaux de réhabilitation du PPG1 de Kaedi en Mauritanie. L’OMVS avait délégué la maîtrise d’ouvrage de ce marché à la SONADER qui à son tour a confié son exécution à l’EGBRTP (l’entreprise Générale de Bâtiment, de Routes et de Travaux Publics). Les travaux en question comprenaient trois parties indivisibles : la réhabilitation des réseaux et ouvrages d’irrigation et de drainage, pistes; la réhabilitation des digues ; la réhabilitation de la station de pompage.
«Même si aucun accord avec les Russes n’a encore été signé, le simple fait de l’avoir envisagé, dans l’encombrement de l’exploitation en cours, prouve combien le pouvoir n’a cure, en réalité, de gestion durable de notre patrimoine marin». On verra, dans le dossier suivant que le monde de la pêche, le long de la façade nord-ouest-africaine s’agite beaucoup, ces dernières années : la société civile, nationale et internationale, doit faire preuve d’une vigilance de tous les instants… La Russie est très discrète, en Mauritanie. Elle y entretient pourtant divers intérêts, notamment par l’intermédiaire d’une commission mixte mauritano-russe, officiellement versée dans le strict domaine de la pêche, ce qui n’exclut, nullement, toutes sortes d’arrangements annexes.
Nombreuses sont les conventions et déclarations internationales mettant en épigraphe plusieurs principes susceptibles d'encadrées la coopération dans le domaine de la pêche et du développement lié aux ressources halieutiques, l'agrément de ces principes a permis de dégager un consensus international sur leur application. La Communauté européenne comme d’autres pays dont la Mauritanie a confirmé à plusieurs occasions son attachement à l’application de ces principes, qui ont été intégrés à la politique communautaire dans le domaine de la pêche et confirmer par la résolution du parlement européen sur l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre l'Union européenne et la Mauritanie, parmi ces principes entrées en vigueur le 16 novembre 1994 :
Après avoir pris connaissance des résultats du Comité scientifique conjoint de l’Accord de Partenariat de Pêche UE-Mauritanie, qui s’est tenu à Rennes du 2 au 5 avril dernier, nos organisations souhaitent féliciter les membres de ce comité pour le travail accompli. Certains des résultats du comité scientifique conjoint nous semblent particulièrement importants à souligner, car ils confirment que les changements introduits dans le protocole d’accord en application provisoire vont dans le sens d’une pêche durable, en particulier: En ce qui concerne le poulpe: - Le comité scientifique confirme (section 3.1.) le maintien d’une situation de surexploitation en 2012 – ce diagnostic est cohérent avec les évaluations produites, tant par l’IMROP que par le COPACE.
La Russie aurait porté plainte contre Bruxelles pour concurrence déloyale devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les russes mettent en avant les subventions directes allouées par l’Union Européenne à ses navires pêchant en Mauritanie. Dans une déclaration faite aux médias, le ministre de la Pêche de Russie Andreï Kraïni a estimé que de telles subventions sont en contradiction avec les normes de l’OMC. Par ailleurs, «si cette plainte est satisfaite, ce sera un précédent important, rapporte-t-on de même source. Cette plainte qui révèle, par ailleurs, que Moscou entre dans le jeu de la mainmise sur les ressources halieutiques nationales, l’accord avec la partie mauritanienne n’a pu s’établir en raison « des conditions inégales » entre les russes et les armements de l’Ue.
La première édition du Salon de l’Agriculture organisée par la commune de Tamourt Enaj (nouvelle appellation qui remplace celle de commune de N’Beika) a vécu. Ce fut l’occasion pour les responsables administratifs, acteurs politiques de la commune, opérateurs économiques, société civile et partenaires techniques et financiers de se rencontrer et de discuter des voies et moyens à mettre en œuvre pour l’émergence d’un véritable pôle économique local. Dans leurs discours, lors du coup d’envoi officiel du Salon, le ministre du développement rural Mr Brahim M’Barreck Ould Mohamed Mokhtar tout comme le maire de Tamourt Enaj Mr Ahmed Baba Ould Mohamed Mahmoud Ould Bedda ont mis l’accent sur les efforts déployés par les pouvoirs publics afin de créer les conditions d’une autosuffisance alimentaire nationale...
Il y a moins de quatre mois, le gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz fermait avec fracas les portes de la société chinoise Hondong de Nouadhibou, sujette à d’obscures conditions d’implantation dans notre pays. La raison avancée pour cette soudaine volteface est le non respect du protocole d’accord établi entre les deux parties. Aujourd’hui, malgré qu’aucun changement ne se soit opéré dans le comportement de ladite société par rapport au respect de ses engagements, elle a été autorisée à continuer ses activités qui, par ailleurs, ont été toujours dénoncées par notre fédération tant elles sont désastreuses pour nos ressources maritimes et catastrophiques pour notre environnement. Vu la nébulosité de ces accords et les virevoltes du régime, on se demande si tous ces agissements ne tournaient pas autour de sombres affaires de commissions non versées.
La société chinoise Hondong est désormais autorisée à reprendre ses activités de pêche dans nos eaux maritimes, après une première interdiction par les autorités compétentes pour manquement aux clauses de l’accord conclu entre ce géant halieutique et l’Etat mauritanien, principalement relatif au quota des nationaux embauchés sur ces navires. Mais ce retour suscite des cris d’alarme au sein du RFD, qui explique ce come-back par un probable règlement de commissions que le refus de la société de verser aurait conduit aux instructions lui intimant de suspendre ses activités. Etayant ses suspicions sur cette affaire, le RFD estime que malgré qu’aucun changement ne se soit opéré dans le comportement de ladite société par rapport au respect de ses engagements, « elle a été autorisée à continuer ses activités », soulignant qu’au vu la nébulosité de ces accords et les virevoltes du régime, il y a lieu de s’interroger « si tous ces agissements ne tournaient pas autour de sombres affaires de commissions non versées ».