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15-03-2017

10:45

La mauvaise gouvernance continue de plomber le développement de Mattel

L'Authentique - Premier opérateur à obtenir une licence d’exploitation d’un réseau de téléphonie Mobile de type GSM, la société mauritano-tunisienne des télécoms Mattel a fait longtemps cavalier seul sur le marché mauritanien avant de voir arriver ses concurrentes Mauritel et Chinguitel.

Cependant Mattel n’a pu su profiter de cet avantage pour prendre une avance, bien au contraire il n’a fallu à ses concurrents que quelques mois pour s’emparer sans coup férir des parts de marché et reléguer Mattel à la troisième et dernière position.

Aujourd’hui, alors que Mauritel distribue plus de 16 milliards d’ouguiya de dividendes nets par an, sa consœur Mattel n’arrive pas à arrondir un chiffre d’affaire brut annuel de 12 milliards d’ouguiyas.

Au lieu de s’investir à rehausser Mattel pour la mettre à la place qui devrait être la sienne, ses principaux dirigeants, son PDG Dominique Saint- Jean, aidé par son contrôleur de gestion M. Chaker Benamar passent leur temps à triturer les factures avec leur fournisseur complice attitré le chinois Huawei pour gonfler l’endettement de la société auprès dudit fournisseur pour un but obscur mais aussi pour tromper la vigilance des douaniers.

Récemment encore le site d’informations les mauritanies1.com expliquait les raisons de la plainte déposée par des actionnaires en l’occurrence BSA Telecommunication qui reproche aux dirigeants de Mattel le maquillage des finances et l’annonce de chiffres parfois erronés pour cacher les signaux qui montrent que Mattel est dans le rouge.

Aujourd’hui, l’opérateur patauge dans les difficultés. Il y a un peu plus d’un an, le renouvellement de sa licence 2G aurait coûté un peu moins de 10 milliards d’UM à l’opérateur.

Malgré le renouvellement de cette licence 2G, Mattel continue à être une entreprise qui innove avec difficultés et retard par rapport à ses deux principaux concurrents (Mauritel et Chinguitel). Elle n’a obtenu une licence globale comprenant la 3G qu’en mars 2009, alors que ces rivaux ont obtenu, exploité commercialement et pleinement les possibilités offertes par cette technologie, deux ans plutôt !

Rappelons qu’au 30 septembre 2015, le marché mauritanien comptait 4,2 millions de clients mobiles, représentant un taux de pénétration de 115%. Selon le cabinet londonien Informa Telecoms& Media, la forte valorisation et boom du secteur des télécoms en Afrique subsaharienne, avec une croissance « prodigieuse » de 44% par an depuis 2000, devrait encore se poursuivre et profiter davantage aux opérateurs de téléphonie mais surtout à ceux qui sauront s’adapter à ce marché très versatile.

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