Cridem

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14-02-2020

09:35

Droit de réponse : Cessez de faire fausse route et suivez mon exemple !

Mohamed Ould Mohamed EL Hacen - Quelques informations à l’attention des 4.236 honorables personnes qui ont lu mon dernier mot sur CRIDEM.

Depuis une décennie et 5 années, moi, PR d’université et Consultant international, Mohamed Ould Mohamed EL hacen, je n’ai cessé de publier des articles politiques ou économiques dans les lesquels j’exprimais mes opinions, analyses et propositions et ce dans l’intérêt exclusif de mon pays.

Tous mes articles ont été publiés sur le site Cridem. Jamais, ils n’ont été l’objet de commentaires négatifs ; jamais, ma personne n’a été critiquée, attaquée ou injuriée. Mes idées et mes articles ont été systématiquement accueillis par des compliments et des encouragements.

Consultez, dans les archives de cridem, mon article « Appel d’un PR à ses Etudiants de l’université de Nouakchott », article qui a permis d’éviter le pire et l’irréparable et voir les commentaires et la note attribuée par un autre, le Pr Bathily. J’en parlerai plus loin.

J’ai édité, en Arabe et Français, au Maroc où j’ai séjourné 8 mois, et en Tunisie (au cours d’un séjour de 2 mois) et à mes propres frais mes ouvrages suivants:

- Démocratie inclusive et bonne gouvernance –Analyses, prospectives, prédictions et propositions – Production d’une pensée positive permanente-

- La Monnaie : Une production à faible coût et un actif pas comme les autres

- Idées et Propositions pour mon Pays.

J’ai cosigné avec l’Eminent chercheur et écrivain, l’Ancien Ministre Isselmou Ould ABDEL KADER l’ouvrage : « La Mauritanie maintenant ou jamais» que j’ai édité également, en Tunisie, à mes propres frais.

J’ai cosigné avec l’Erudit et génial Journaliste écrivain et chercheur Brahim Ould ABDALLAHI les ouvrages en Arabe et en Français ci-après :

-« Irhal 1 »

-« Irhal 2 »

-«Comment l’Afrique peut-elle sortir de l’impasse, la voie de voie de la démocratisation », ouvrages que nous édités à nos frais à Nouakchott.

Avant cela, j’avais édité, en Tunisie, à mes frais personnels et exclusifs, « les Principes fondateurs de l’organisation patronale», ONPM, dont les initiateurs se fixaient , entre autres objectifs, de faire émerger et encadrer une classe d’hommes d’affaires issus de toutes les régions et de toutes les communautés nationales. Je projette d’écrire un ouvrage dont le titre pourrait être:« Les calvaires d’une décennie et l’espoir suscité par Ghazouani ».

Jusqu’à présent, je me sers d’une main pour écrire. Aussi, mes deux mains ne sont-elles jamais rencontrées pour applaudir ni pour agresser.

J’ai reçu de la part de mon peuple et de ses élites reconnaissance et gratitude qui n’ont engendré en moi ni présomption ni vanité. Je trouvais mes travaux modestes et insuffisants, malgré ce qu’ils m’ont coûté personnellement comme sacrifices, abstinence et vexations durant les longues décennies peu glorieuses et, parfois, ténébreuses. Ces efforts cérébraux, physiques et financiers sont naturels. Cette terre qui m’a vu naître et sous le sol de laquelle dorment mes ancêtres les mérite grandement.

Il y a quelques jours, j’ai publié sur CRIDEM un mot adressé au Député Biram. Ce mot a suscité une avalanche glacée d’injures, de diatribes, de critiques adressées à ma personne, à ma race à ma personnalité, à mes intentions, à mon niveau en communication et à mes capacités en général….

Ces avalanches proviennent de personnes connues ou anonymes, en majorité de mes frères Pular, résidents au Canada ou en France. Sans doute des jeunes.

C’est, pour dire vrai, une première pour moi, dans toute ma vie. J’ai toujours été, de la part des autres, de tous ceux qui me connaissent ou qui m’ont lu ou entendu sur les radios ou regardé à la télévision, épargné de tout cela, même au cours de l’ère de la libération de la parole, d’ une parole négative, sans frein, ni nuances, orchestrée par Aziz et Biram.

J’ai pris connaissance de ces phrases dont la forme, m’a distrait du contenu.. Je crois que je m’étonnerais toujours du fait que, malgré mon hypersensibilité, mon sens de l’honneur, j’ai lu et relu avec délectation ces commentaires. Les seules raisons à cette tolérance, elle aussi une première dans ma vie, que, grâce à un travail soutenu d’introspection, j’ai pu identifier, sont les suivantes :

1- « Les commentaires ne me sont pas adressés »;je me le répétais dans mon for intérieur, Leurs auteurs ne me connaissent pas; ils font erreur sur la personne.

2- Ces commentaires sont parsemés de mots grossiers qui m’inspirent pitié et clémence pour ceux qui les débitent et je n’ai pas dans ma culture le vocabulaire adéquat pour leur répondre.

3- Il s’agit d’ accusations et d’affirmations gratuites, trop vagues, générales et longtemps répétées et entendues .Elles sont de ce fait, galvaudées, ce qui atténue singulièrement de leur effet.

4- Elles transpirent, parfois, la colère qui a longtemps habité les victimes d’injustices réelles ou imaginaires, que j’ai toujours, respectées et défendues.

5- Les sentiments de fraternité peuvent avoir dominé ma belle et noble âme et les avoir adoucies. Ce n’est point de la vanité : j’ai toujours pensé que mon Âme est un organe greffé par ALLAH, quelque part en moi. Cette greffe est à inscrire au crédit d’ALLAH, Dieu merci, et de mon Père, Paix à son âme.

En revanche, je considère qu’il est de mon devoir de livrer et de publier sur Cridem, et ce sans mentir, même par omission, le témoignage de quelques unes de mes traces dans la vie et quelques exemples de mes relations avec mes fiers frères Pulars.

D’abord, parce que je suis franc et direct, ensuite, parce que ALLAH a dit dans le saint Coran « Nous fûmes de vous des peuplades et des tribus afin que entre-connaissiez »

Je considère, chers frères et chers lecteurs, que sur cette vie éphémère, il ne faut laisser que de bonnes traces.

Je considère aussi que nous devons competir dans le but d’illustrer « Ayoukoum Ahssanou Amelen »,en accomplissant Amal Alkhayr », l’oeuvre de bien..« Nous avons crée la mort et la vie afin de vous mettre à l’épreuve et voir qui, parmi vous, aura accompli les oeuvres les meilleures. »Dit Le saint Coran.

J’ai tout dit sur ma vision du monde, de la vie et de ma modeste personne de laquelle je n’aimais guère parler et dont je n’apprécie pas qu’on en public, afin d’éviter de me mettre au devant de la scène.

J’espère que la décennie qui commence sera celle de l’ouverture, de la transparence, des éclairages, du dialogue pacifique et de lumière après tant de quiproquos, de confusion, d’égoïsmes, d’imposture et d’égarement de la boussole patriotique.

Ces commentaires m’en donnent l’occasion. Mon honneur et mon désir de me présenter pour me faire connaître aux 6.000 personnes, et plus, qui les ont lus stimulent éminemment mon envie de me livrer à eux.

Commençons par ce qui a marqué mon enfance.

Enfant, je voyais revenir, de Dakar, mon père qui y effectuait, chaque année, la ziyara du mausolée de Son Chef spirituel, Cheikh Tourad Ould ABASS et qui avait comme bagages une « Tassufra » et des sacs qui pesaient lourd et gênaient la marche de la caravane de 3 chameaux ; la « tasouffra » était, à chaque arrivée, pleine de cadeaux : habits , boubous, chemises, biscuits, bombons etc… et les sacs contenaient les provisions de l’année pour notre famille.

La provenance de ces dons d’Allah n’était pas la prospère métropole Dakar, mais la ville mauritanienne de Boghé.

Je sautais, chaque fois, de joie en portant mes premiers habits et en goûtant les premiers bonbons et biscuits et mon père, heureux devant ce spectacle, ne cessait de me répéter, la voix pleine d’affection et de reconnaissance, c’est mon ami Abderrahmane SAKHO qui t’a envoyé ces cadeaux.

Mes premiers souvenirs de cadeaux sont associés à ce nom SAKHO

Arrivé à Tidjikdja du village-oasis de Edderoum pour continuer ma scolarité primaire, je reçus ma double formation coranique et moderne chez mon Grand père et Maître Mohamed ould Limam ould Abdel Kader, Professeur émérite incontesté de l’Université DAIRA de son aïeul maternel Sidi Abdullah ould El hadj Brahim. Ma grand mère Mint Wehbim mint EL Hadrami, tijania comme tous les autres membres de la famille tijikjoise, était trésorière de l’association des femme Tijani de Tjikja qui transféraient chaque année les dons, produits de la collecte des sommes faramineuses, en CFA, au profit du très Grand Africain de Koalakh Cheikh Baye NIASS.

C’est à TIJIKJA, en classe de CE2, que j’assistai dans sa « BATHA », pour la première fois, dans ma vie de gamin, à un meeting/conférence animé par Cheikh Baye NIASS, un Soleil qu’écoutait religieusement ‘’sa troupe’’ d érudits et de fidèles dirigés par mon grand père et maître Mohamed ould Limam OULD ABDEL KADER, une Lune entourée mille et une étoiles, les fidèles, les « TELAMID ».

Admis à l’entrée en 6eme, le destin a voulu que j’atterrisse au Lycée National, où je passai , en dehors de mes heures de cours que je boudai trop souvent, mon temps entre d’un côté de la ville, face à la maison de l’actuelle « maison de la culture », le maison de mon père Tourad Ould Abdel Kader dont le domicile, sans porte, était un hôtel dans la petite bourgade de Nouakchott pour des hommes qui n’avaient de couleur et d’ethnie que la fraternité Tijania et, d’un autre côté de la ville, la villa de mon oncle Hadrami Ould KHATTRY à la Médina R, le Tevragh Zeina de l’époque, qui recevait quasi quotidiennement, le majestueux et élégant Roi Ba Mamadou Samba Boly.

Mon ami et nerveux compagnon Mini était toujours candidat pour leur préparer le thé, mais il lui arrivait de balancer le fourneau, plein de braises, en direction du visage de notre troisième compagnon, le provocateur Salem , sans que la scène ne troublât la sérénité de deux anciens Ministres de Moktar imperturbables et sans autre attention que pour les grandes questions nationales ou d’actualité sur lesquelles, ils échangeaient leurs opinions.

Jeté du fonds des siècles dans ce monde moderne fait d’Etat, de Nation ‘’non identifiés’’, à l’instar des OVNI et non immunisés contre les virus étrangers à notre société et à notre culture, comme tous les jeunes mauritaniens de l’époque qui embrassaient toutes les idéologies et théories au premier contact, je participai aux grèves dirigées par Correra Moussa et un Soninké dont le nom m’échappe ( fonctionnaire à la TVM jusqu’à une date récente - )

Renvoyé définitivement 3 fois et pardonné 3 fois - Messieurs Mohameden ould Babah Sey Cheikh Oumar Tidjan n’étaient, pour nous tous lycéens, que des pères cléments et attentionnés.

Je finis dans les rangs du MND et adeptes des théories staliniennes sur la question nationale.

Animé de bonnes intentions et croyant à nos causes, nous affrontions, dans le respect et la fraternité, d’autres jeunes qui venaient d’autre horizons et auxquels on avait inoculé d’autres virus ou anti virus, selon eux.

Nos aînés nous appelaient, non sans avoir une part de raison, « les égarés ». En effet, on se cherchait!

Avec le recul, je peux leur donner raison sur un point : l’acronyme MND Mouvement National Démocratique n’était, en réalité, que ce celui de "Maures et Noirs Débutants MND".

Plus tard, il m’était, eu égard à ces expériences, facile de comprendre et de chanter les beaux mots (encore des mots, mais pas à Biram, cette fois ci) du poète français Mon Petit: « Et l’enfant qui naîtra aura la couleur de l’amour…. »

Des exemples sur mon parcours vont prouver que vous avez fait fausse route

Notre pays a connu, très tôt, des épreuves et d’importantes secousses. En 1966, nous avions 6ans, en 68, nous avions 8 ans, en 1971 : la sécheresse, nous avions 11ans. Nous avons fait la guerre à l’âge de 15ans, avant même d’être majeurs. Et à l’âge de la majorité légale, 18 ans, le complexe d’œdipe s’est emparé de nous et c’est l’éviction du père de la Nation et son fondateur Moktar OULD DADDAH, suivie de la rafale de coups d’état militaires étalés sur presque un demi-siècle.

Durant toute cette période de notre histoire, nous croyions être mûrs et nous pensions mener des actions politiques réfléchies et efficaces, au service l’intérêt général.

De mon point de vue, l’infantilisme caractérisait nos esprits et nos actions. Sous Moktar Ould Daddah, nous étions des enfants gâtés au sens propre et au sens psychologique décrit par ADLER dans son livre : « L’enfant gâté. »

Après son départ, l’enfant difficile succéda, en nous, à l’enfant gâté, au sens propre et toujours au sens psychologique, défini par le même psychologue, ADLER. La boussole en possession des Maures et Noires Débutants( MND), « Made in China », n’indiquait pas le Nord mauritanien; nos adversaires, plus romantiques que nous, s’orientaient grâce à l’astronomie et aux étoiles.

Mais, à partir de l’intégration de certains militants de tous les courants politiques contestataires, dans le Parti du Peuple Mauritanien-PPM- et surtout depuis le changement de la donne politique et institutionnelle avec les premiers coups d’état militaires, la boussole n’indiquait plus aucun Nord et les nuages cachaient ciel et étoiles.

Les conséquences de cet événement ne sont pas appréciées à leur juste poids. Ils ont, pourtant, été importants !

Des sectarismes, des opportunismes de toutes sortes sont alors apparus. Ils sont sortis des flancs de l’universalisme patriotique.

Dans ce contexte, je quittai la politique pour soutenir la monnaie nationale en travaillant à la Banque Centrale de Mauritanie, avant d’aller faire des études à l’Institut du Fonds Monétaire International -FMI- puis dans les Universités françaises. Je ne m’intéressai plus à la politique sauf lorsque des crises menacent mon pays dans son existence.

A Rouen et dans d’autres villes de France, nous entendions dire que certains de nos compatriotes menaient une ‘’gauche’’ campagne, aux conséquences dangereuses, dans les milieux de la Diaspora africaine et en direction de certains milieux français de gauche, sur la démographie mauritanienne, sur ces populations et sur des statistiques administratives ou gouvernementales.

Il m’arrivait d’échanger fraternellement sur la situation du pays, mais rarement, avec Feu MORTODO et DEM (dont j’ai perdu les traces que j’aimerais retrouver..) sans pouvoir aplanir nos divergences.

Mais l’affrontement n’eut lieu qu’un jour de Mars 1981, dans une salle de l’Université de Nanterre où nous étions conviés à une assemblée d’étudiants mauritaniens, pour débattre sur un ordre du jour, dans lequel figurait une motion de soutien au sort réservé aux auteurs du coup d’état du 16 Mars 1981.

Je me rappelle avoir crié, haut et fort, contre l’inscription de ce point à l’ordre du jour, en accusant certains parmi mes frères, en majorité originaires de la Vallée et du Nord du pays « de vouloir faire une alliance contre nature, d’être entrain de réveiller les démons et que le réveil des démons sera brutal .»

On pouvait m’accuser, ce jour de deuil, pour moi, et pour la Mauritanie multi- ethnique et multiraciale, d’avoir proliféré des propos aux teints sectaires. C’était une première, mais aussi une dernières dans mon humble vie. Le point indécent retiré de l’ordre du jour de cette assemblée d’étudiants à Nanterre, l’incident fut colos.

Aujourd’hui, ces critiques et injures dans le monde virtuel, m’ont contraint à me rappeler ce que j’avais oublié en partie, ce que j’ai rarement dit et que je n’ai jamais écrit : mes traces dans ma relation avec un Elément de l’Ensemble mauritanien. Je ne les retracerai pas dans un ordre chronologique, ne les ayant jamais archivées ni comptabilisées.

Les événements de 1989 et les soubresauts déplorables qui les ont suivis

Je ne parlerai pas du contexte ni des causes, ni des conséquences. C’est un autre débat.

Je soulignerai, toutefois, une cause indirecte qui, à ma connaissance, a échappé à tout le monde : les ajustements structurels des années 90 de la Banque Mondiale qui avaient bloqué les recrutements à la Fonction publique dans un contexte où les diplômés de l’enseignement supérieurs devenaient de plus en plus nombreux.

Cette politique a contracté l’offre d’emplois face à une demande grandissante. Résultat : gonflement des rangs des diplômés chômeurs et forte concurrence sur les nominations et les postes.

Rappelez-vous de la suite. Je ne fais ni procès ni n’émets aucun jugement. Les responsabilités ne peuvent être que partagées ! Chacun doit faire son bilan en essayant d’être objectif, honnête et tolérant, avec le recul de 30 ans.

Mes actions et mes traces

Faites le compte

1- Lors du déplorable et malheureux contentieux mauritano- sénégalais, savez-vous qui avait préconisé, que l’armée mauritanienne et l’armée sénégalaise devraient être positionnées à une distance que la portée de leurs armées respectives ne pourraient pas atteindre ?

Demandez aux pays membres du Conseil de sécurité, sauf la Chine ! C’est moi, Mohamed ould MOHAMED EL HACEN, je n’étais pas encore Professeur ni consultant. J’étais un DAF révoqué d’une société d’économie mixte, parce que j’ai refusé d’être complice de détournements de deniers publics.

Inspiré par ce que dit Lamartine, dans son poème sur le Prophète Mohamed PSL « Jamais Homme sur Terre », j’ai toujours cru aux idées fortes qui tombent au bon moment, à la force de la conviction, à mon pays qui a les partenaires qu’il mérite et que chaque homme doit être son Pays dans des moments de crise.

Je n’ai aucun complexe, même pas le complexe d’ancien colonisé par la France. Je considère, aujourd’hui, que le nouveau colonisateur est notre amie, la CHINE boulimique, qui veut avaler, sans méchanceté, toute l’Afrique, en corrompant ses dirigeants, en nous vendant de la pacotille et en nous sur endettant. Puis viendra le peuplement, avec ou sans métissage.

Ils sont déjà des centaines de milliers en Guinée Conakry. Demandez aux eaux poissonneuses de votre pays qui ne vous donnent plus de quoi faire votre « Thieboudienne »,riz au poisson, et aux recettes budgétaires de votre Etat. Nos colonisateurs d’hier sont devenus nos meilleurs alliés aujourd’hui, les européens, les français. A nous de dialoguer et de nous accrocher à nos intérêts. Le seul pays au monde qui n’est pas ‘’enchaîné’’ par des intérêts, dans ses relations avec nous, et qui ne veut que nous voir nous entretuer, c’est l’Etat d’Israël. Ne soyons pas myopes ? Ne regardons pas l’évolution du monde à travers le rétroviseur de l’histoire récente. Soyons perspicaces et prospectifs.

2- Savez-vous qui avait suggéré l’idée de l’intervention à la TVM des députés des régions de la notre Vallée, pour arrêter, l’hémorragie humaine, lorsque les exodes, volontaires ou forcés, ont atteint leur point culminant ? Et ce fut l’initiative de l’Association des Maires mauritaniens et les interviews des maires sur TVM ? Camara Saidou Boubou, (premier consultant dans mon Cabinet FAAR) le premier à paraître sur les écrans de la TV mauritanienne. Résultat : le commencement de l’arrêt des abus. C’est Moi!

3- Savez-vous qui a suggéré que « le Secrétariat chargé du contentieux avec le Sénégal » soit un mort né, pour ne pas éterniser le conflit et l’incruster dans l’appareil de l’Etat. Et on n’en aura parlé qu’une fois à la Radio Mauritanie. C’est encore Moi !

4- Qui a introduit l’idée de la finance et du crédit comme arme d’insertion et de réinsertion des rapatriés et expulsés ? C’est le diplômé de l’université Dauphine ! 5- Qui prenait tous les jours pendant cette année 89 son petit déjeuner avec Ba Samba Boly, dit Petit Samba( malgré sa grandeur) qui vivait sa cure mystique et ce, par solidarité avec son épouse sénégalaise, susceptible d’expulsion, au point que le couple reconnaissant donna mon prénom à leur premier enfant.

6- Dans quel troupeau de chameaux et de vaches, pour rester chez ma chère famille Samba BOLY, le Roi Mamoudou prélevait des unités à sa guise ? Mon troupeau est le sien , quand il avait de grandes occasions ou des hôtes ?

7- Qui a pris l’initiative à Tufundé CIVE, à l’insu de tous, de livrer, dans sa Toyota Pick Up, un chameau, d’un troupeau qui s’abreuvait à Boutilimitt au village Samba Boly, pas loin de Maghama, distants de 500km, lorsque le cortège de l’Homme politique et Ministre français Michel Sapin, en visite chez eux, dans le cadre d’un jumelage, passait, sur sa route, à côté de ma mission d’audit de l’Union des coopératives de Tufundé Civé? Les hôtes français ont alors clamé :« c’est tout ce qui pouvait manquer ». Demandez à Mr Michel SAPIN, homme organisé, il doit avoir la photo de tous et du chameau dans ma voiture. Complémentarité entre agriculteurs et éleveurs et dans l’hospitalité la civilisation mauritanienne !

8- A qui avait donné raison le Roi Mamoudou SAMBOLY –Paix à son homme- à sa réponse- conseil : « vous devez vous positionner dans le parti où il y a le plus de maures et défendre vos idées » ? L’honneur était pour moi quand il acquiesça, en retenant mon idée !

Réconciliation et journées de concertation, Sidi Ould Cheikh ABDALLAHI

10-Savez vous que ces journées auraient pu ne démarrer n’eussent été mes efforts de persuasion et mon intervention "musclée" avant leur ouverture au Palais des congrès?

En effet, la délégation des Réfugiés de 1989, venant de Dakar s’était retirée après avoir protesté bruyamment dans la grande salle à l’étage du palais des congrès, pleine à craquer de personnes assises, soudées à leur fauteuil. Sur une chaise, juste à ma gauche, se trouvait le Chef d’un parti ethno-politique, Mr SARR Ibrahima.

Devant cette scène qui aurait pu tout compromettre, j’ai été le Seul participant/3000 à me lever et à descendre les escaliers, en courant, pour rattraper les participants protestataires, avant de reprendre le chemin du ‘’retour à la case de départ’’. Chacun avait peur de perdre son fauteuil, une phobie bien africaine !!!

Grâce à la mobilisation de toutes mes forces physique et mentales, je réussis à les ramener à la raison et je ‘’forçais’’ les gendarmes à les laisser s’asseoir à côté dans ministres et des officiels dans la salle quelque peu clairsemée du rez - de- chaussée.

Un témoin, le Premier Ministre Yahya ould Mohamed ELWAGHF ;il observait discrètement la scène, mais avec un apparent intérêt pour son dénouement. Des moments qu’on oublie difficilement !!!

D’ailleurs, la scène n’a pas échappé à la vigilance des correspondants de la chaîne EL-JEZZIRA qui l’ont projetée le même jour sur l’écran des postes de tv des mauritaniens. Cette même délégation a accepté, reconnaissante, de dîner chez moi tous les soirs.

Je n’ai pas retenu de noms ni d’adresses. Mais j’espère qu’ils me liront. Pour ne pas multiplier à l’infini les exemples à propos de ces journées, je rappellerai deux choses qui sont encore aujourd’hui, d’une importance majeure :

11-l’idée de créer une agence pour réparer les dégâts était mienne et je l’ai défendu contre les tenants de la prise en charge par les services du Ministère de l’Intérieur. Demandez à Mr SARR Mamadou qui présidait notre commission spécialisée.

12- Lors de la séance de clôture et de synthèses, un conflit éclata entre participants: la salle se scinda en deux à propos de la question du «passif humanitaire.»

Les journées allaient se terminer en queue de poisson. C’est alors que je m’emparai du micro pour dire aux uns que «le déni le révisionnisme et la schizophrénie ne sont pas les bonnes voies pour solutionner nos problèmes et aux autres que « les recettes importées ( « devoir de mémoire , rancune et autres ») le sont moins encore. Mais que nos traditions, nos valeurs, notre religion doivent être les références pour étudier la question et pour dégager une feuille de route.» Le texte final sur ce point n’ajoutait rien au contenu de cette intervention concernant ce point et laquelle fut applaudie par tous, larmes aux yeux et avec accolades tout azimuts.

Mr Ahmed SIDI BABA peut avoir conservé les minutes

Bien sûr, le le carnaval, la Communication et la démagogie aziziens vont ensevelir plus tard ce projet qui avait reçu la bénédiction de tous, ce qui aurait pu permettre au pays d’avancer en éliminant les obstacles qui bloquent sa marche et de progresser dans la concorde nationale.

Ce n’est point là l’unique manque à gagner dans la gestion d’une décennie qu’on ne saura jamais chiffrer tous les dommages.

Retour des premiers réfugiés 2007 PK 7 de Rosso et de GARAK

13- Savez vous qui a été le premier à faire le déplacement de Nouakchott à Rosso pour saluer le retour ses premiers réfugiés, à avoir foulé le sol national et pour leur offrir des vaches pour le lait et la viande. Posez la question aux habitants du PK 7 et de Garak. On oublie difficilement celui qui a eu la primeur d’un geste, de surcroît, symbolique.

A l’Université de Nouakchott

14-Qui est-il, ce Pr qui a distribué gratuitement et systématiquement depuis 1988 les cahiers et stylos aux milliers d’étudiants qui ont participé à ses cours?

15- Qui est-il, ce Professeur dont les cours font systématiquement l’objet de polycopies imprimées et multipliés par lui, à ses frais?

16- Qui est-il, ce Professeur /Consultant qui distribuait, en fin d’année, de l’argent sonnant et trébuchant aux meilleurs étudiants et aux plus démunis ?

17- Qui est-il, ce Professeur, dont le salaire n’a jamais franchi la porte de sortie de la faculté des sciences économiques, parce qu’il le distribuait entre plantons, gardiens, secrétaires et étudiants de 1989 jusqu’à 2009, date du commencent de la sécheresse monétaire azizienne ?

Posez la question à la porte d’entrée de l’Université, dans les bureaux ou les amphithéâtres. Pas de confusion possible !!

18- Mais ce qui est arrivé un jour d’Avril 2010 est autrement plus importants que ces actions étalées sur 3 décennies. En effet, qui a empêché des événements violents entre étudiants sur une vilaine base ethnique à l’Université en évitant au sang des étudiants de couler et au Pays de s’embraser? C’est l’intervention d’un certain Professeur brandissant son appel historique. Consultez le même Cridem. Je reprends ce que j’ai écrit à ce sujet, dans mon ouvrage, « Démocratie inclusive et bonne gouvernance » :

« J’ai pu arracher bâtons et armes blanches des mains des étudiants qui s’affrontaient comme sur un champ de bataille dans l’enceinte de l’université et alentours, tout en leur distribuant cet appel. C’était suite à des déclarations maladroites et malencontreuses d’une Ministre et d’un Premier ministre azizois. Avec eux, et après échange de quelques minutes, nous avons convenu de nous réunir dans les bureaux de mon Caniet FAAR, à 300metres de là, afin qu’ils débattent calmement du sujet qui les divise.

Conclusion, deux heures plus tard: « Nous enterrons le conflit et avec lui son origine en créant un syndicat unifié »

Ensemble, main dans la main, ces étudiants m’ont quitté pour informer les médias de leur décision. Ce fut un grand plaisir et une source de fierté dans mon humble vie »,fin de citation.

19- Un an plus tard le Directeur du Quotidien de « Nouachott Info » m’a demandé l’autorisation de publier à nouveau cet appel pour calmer les esprits des étudiants, suite à je ne sais quelle zizanie ou azizanie, les mots sont synonymes, provocation gouvernementale.

20- Qui, pour dégager sa responsabilité devant l’Histoire, a fait grève , pendant une année, pour protester contre le bas niveau des étudiants et pour faire pression, même solitairement, pour que soient mises en oeuvre des proposition de reforme de l’université qu’il a préconisées.

Voir Démocratie inclusive et bonne gouvernance page 141à 157.

Demander au Recteur IZIBIH !

21- Qui a toujours assuré à tous les étudiants qui le sollicitaient, sans aucune discrimination, dans leur recherche de stages et d’emplois ou d’inscriptions à l’étranger, une sorte de service après vente efficace et désintéressée ?

Au moment où j’écris ces lignes des étudiants Pulars sont en stage grâce à mes interventions dans divers cabinets ou entreprises mauritaniennes.

Réaction à la lecture des récits de OULATTA INAL

Vous ne pouvez pas imaginer ni croire à quel point je suis tombé des nues en découvrant, seulement à leur lecture tardive, ce que ces récits rapportaient. « Que faire ? » m’étais-je demandé en refermant le dernier de deux livres? « Il faut faire quelque chose. » D’où une initiative sortie d’un cerveau collectif, celui de L’Erudit et patriote Brahim Ould Abdallahi et de moi-même.

Elle s’intitulait : Mauritanie Réconciliation des Esprits et des Coeurs ( RIM- REC) Nous avons approché les auteurs des récits qui ont, par ces derniers, fécondé nos esprits, des leaders syndicalistes de leurs communautés et des chefs de partis politiques.

Le repli sur soi ou l’attachement exclusif à des fonds de commerce sectaires et politiques, rec (en ouolof cette fois, pas l’acronyme REC ) ont eu raison de notre magnifique embryon.

Chers lecteurs et commentateurs

Je vous signale, contrairement à d’autres qui ne peuvent guère mieux dire, que par cette partie émergée sur ces lignes d’un iceberg d’idées, d’actions et d’initiatives au profit de l’une de mes familles mauritaniennes, je n’ai jamais cherché des voix, je n’ai jamais versé des larmes de crocodile, je n’ai jamais été «flammiste» et je ne suis pas plus, aujourd’hui, « bassiste ».

Je n’ai jamais dénigré mon pays ni ma société à l’étranger, malgré ce que j’ai enduré comme vexations et injustices et je n’ai jamais cherché une quelconque contrepartie matérielle ou financière ou en terme de réputation éphémères, rien de ces avantages qui produiront demain, lorsque les vérités seront connues, la galère de ceux de ceux qui en auront été bénéficiaires..

J’obéis tout seulement à ma foi, à mes convictions et à ma recherche d’une harmonie idéale dans notre pays et au sein de nos sociétés.

Ne pensez pas que vous avez le monopole de mon cœur ou de mon attention.

Nous avons toujours été guidés avec le même esprit qui vous a servi ensemble et individuellement, non seulement avec toutes les familles de notre pays, mais aussi, au-delà de nos frontières: avec la France de Alain Juppé, de Edouard Philippe; avec le Maroc ;avec la Gambie; avec le Sénégal; avec le Burkina ; avec le Mali et j’en passe.

Mohamed Ould MOHAMED EL HACEN

Expert conférencier Consultant international

faardgs@gmail.com

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