13-01-2021 09:40 - Les activistes de Tivirit nient avoir conclu un accord avec les autorités

Les activistes de Tivirit nient avoir conclu un accord avec les autorités

Essahraa - Le porte-parole du mouvement des activistes de la localité de Tivirit, située au PK 25 sur la route de l’Espoir, hostiles à l’emplacement de la décharge finale des ordures acheminées depuis la capitale Nouakchott, ont nié l’arrivée à tout accord avec toute partie sur la question.

La feuille de route que le ministre de l’intérieur a promis de présenter, il y a une semaine, au mouvement des activistes de Tivirit, ne l’a pas été jusqu’à présent, indique un communiqué dont la Rédaction d’Essahraa Online, a pris connaissance.

Les activistes se disent surpris des propos attribués au ministre et relatif à l’approbation des autochtones du maintien du dépotoir, ajoute le communiqué, selon lequel, aucun accord n’a été conclu dans ce sens, ajoute-le communique.

Les activistes ont exprimé aussi leur rejet catégorique de toutes les allégations qui visent à détourner leurs revendications consistant à fermer ladite décharge des ordures ainsi qu’à traiter ses impacts.

Ils ont souligné par ailleurs leur refus de déformer le caractère pacifique des sit-in organisés par le mouvement dans le but de trouver un alibi pour la répression « sauvage » des manifestants, selon le communiqué.

Les activistes ont signifié enfin leur disposition entière et immédiate à toutes les propositions faites par les autorités en vue de trouver une solution radicale garantissant la levée des préjudices.





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 2
Lus : 1076

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (2)

  • Sahelien-morali (H) 13/01/2021 11:24 X

    Le Comité de la communication du mouvement contre la décharge des ordures à Tivirit a démenti les propos tenus par Oul Merzoug devant le Parlement. Le Comité a nié tout accord avec qui que ce soit sur la question, soulignant que la feuille de route promise par le ministre il y a une semaine n’a pas encore été présentée. Dans une déclaration diffusée aujourd’hui, le Comité a été surpris par l’affirmation du ministre selon laquelle la population locale avait accepté de mettre en place la décharge. Le discours du ministre sur l’arbitrage de la raison et la nécessité de respecter la loi est selon le Comité vide de tout sens et contradictoire avec le comportement des autorités dans la répression et les abus contre les manifestants rarement vus en Mauritanie. Selon le Comité, le ministre ne maîtrise pas suffisamment ce qui se passe sur la scène. C’est pourquoi ses déclarations ne reflètent pas la réalité de ce qui se passe. Source : http://alqad.info/node/9824

  • activiobservat (H) 13/01/2021 11:21 X

    Le discours de ce ministre Oul Merzoug, est maladroit et inconsistant dans cette affaire de décharge d’ordures à Tivirit, tout comme son discours dans la campagne contre la pandémie COVID 19. Pour la campagne COVID, et les autres dossiers, ce ministre de l’intérieur Ould Merzoug n’inspire pas la capacité nécessaire. Il faut que les messages soient exprimés dans un langage plus percutant et plus pragmatique par quelqu’un d’autre, un langage qui inspire confiance aux populations les plus exposées dans les badiyas, les adwabas, les bidonvilles. Le langage actuel de Ould Merzoug dans la campagne COVID est plutôt vague, bégayant voire stérile. Il n'inspire ni autorité ni attirance sympathique.

    Ce ministre de l’intérieur Ould Merzoug se soucie surtout de comment s’habiller et sortir sur les écrans. Le premier ministre Ould Bilal et son gouvernement sont soucieux du travail sur le terrain pour aider le président Guazouani dans l’embarras où il se trouve de comment calmer toute la nation sans pour autant déranger les personnes du régime qui sont impliquées dans la gabegie de la dernière décennie.

    Ould Merzoug est l’un des cadres appartenant à la communauté des Haratines. Il a bénéficié depuis des années du système de discrimination positive appliqué en Mauritanie par les différents gouvernements afin d’intégrer cette communauté des Haratines au processus de développement du pays et d’améliorer ses conditions. Au sein de cette communauté des Haratines, contrairement à Ould Merzoug, de brillants cadres et hommes d’Etat, dignes et respectés, se sont distingués et se sont affirmés comme M. Bilal Ould Worzeg, Messaoud Ould Belkheir, Boidiel Ould Houmeid, Sghair Ould Mbarek, Mohamed Ould Boilil et d’autres… et d’autres…

    Ils sont de naissance affirmés et brillants. Ils se sont affirmés dans leurs secteurs professionnels respectifs, mais aussi dans la manière de servir intelligemment et efficacement la cause et les intérêts de leur communauté des Haratines tout en inspirant confiance et estime chez les autres communautés arabes/maures, peulh, soninké, wolofs. Ces personnes ont occupés des fonctions de présidents de partis, de chefs de gouvernement, de présidents de Parlement… Ils remplissent leurs rôles respectifs de façon ordinaire, normalement méritée sans besoin de discrimination positive.

    Quant à Ould Merzoug, il est connu pour être utilisé par les gouvernements successifs comme cadre Haratine chaque fois que le gouvernement a besoin de quelqu’un pour remplir une fonction sans pour autant avoir une assise sociale ou politique qui le rend difficile à manipuler. Ould Merzoug a effectivement ce profil, c'est-à-dire quelqu’un qui n’est pas porteur d’une cause et dont le seul objectif est d’être nommé. Et il y va par tous les chemins, l’exhibitionnisme médiatique est son sport favori, l’exhibitionnisme intellectuel aussi, il y dépense une bonne partie des commissions qu’il arrive à recevoir dans l’exercice de ses fonctions.

    Enfin, malgré les discriminations positives dont il a bénéficié pour occuper de grands postes, il est toujours dépendant du groupe tribal des anciens maîtres lointains de sa famille.

    Les apparitions de Ould Merzoug dans le paysage politique et administratif font une fausse note ou –un cheveu dans la soupe- par rapport aux processus de cohésion nationale et d’intégration de l’opposition qui pourtant sont bien enclenchés et assez prometteurs.