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Vivement une police d’hygiène publique.
Uriner comme on veut quand on veut, voici au moins une formalité que chacun peut s’attribuer sans besoin de fournir un dossier pour lequel point n’est besoin de débourser un sou.
Il y a peu de temps encore c’était la même facilité qui pouvait s’obtenir dans la délivrance du permis de conduire qu’on dit dans le jargon populaire « pirmé » ou « permé » selon les usages locaux.Une déformation qui en dit long sur le laxisme ambiant ! Si désormais on a mis un peu de l’ordre dans la distribution du permis de conduire après bien des dégâts, il reste à interdire purement et simplement le permis d’uriner dans les endroits publics.
Cette mauvaise habitude passible ailleurs d’amendes très sévères est toujours ancrée dans les mentalités en dépit d’une modernisation accélérée et de l’évolution des moyens de communication censés changer les comportements.
Ces infatigables « urineurs » sont toujours près des pneus de véhicules qu’ils utilisent comme abri contre les regards. Curieusement c’est le chauffeur qui lui-même descend de sa voiture pour inonder ses pneus. Dans certains endroits, impossible de respirer une bonne odeur sans renifler les relents acides des urines qui collent sur les moindres objets posés.
Il suffit qu’une carcasse de quelque chose d’abandonné encombre un espace pour être transformée en urinoir public. Combien de fois vous sentez à côté de vos pieds des ruissèlements d’une nappe d’urine qui coule d’une haute pression. Les toilettes publiques si elles existent sont peu fréquentées par les bouilleurs qui préfèrent sans gêne et en toute liberté se soulager en plein air.
Une famille qui dispose d’une belle villa avec des toilettes de luxe se contente de sortir de la maison pour lâcher ses déchets. Le comble est que même les mosquées, des endroits de culte ne sont pas épargnés par ces genres d’incivilité. Si d’ailleurs ces comportements ne sont pas élevés au statut de valeurs nationales ! Si cela n’est pas le cas il faut instituer une police d’hygiène chargée de réprimer ces actes…
Amadou Diaara