Cridem

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16-07-2012

20:29

Education : Les EGE dans les régions

Enfin ! Les états généraux de l’éducation vont démarrer, le 16 courant, au niveau des wilayas. C’est déjà bien puisque cela met fin à une attente qui dure…du temps de Taya !

On commencera donc à réfléchir, à la bonne approche pour une meilleure éducation, à partir de ces wilayas qui, de l’avis de bon nombre d’observateurs, ont enregistré un net recul par rapport à Nouakchott. Alors que, avant la baisse des niveaux généralisée qui frappe le pays depuis le début des années 80, la compétition tournait à l’avantage de la Mauritanie de l’intérieur.

Pour le moment, les regards son braqués sur les résultats de concours et examens nationaux qui commencent à tomber. Au moment où le ministre d’Etat, Ahmed Ould Bahiya, est interpellé par les députés sur l’état jugé catastrophique de l’éducation nationale et sur les expulsions d’étudiants suite aux grèves qui ont émaillé l’année scolaire 2011-2012.

Des problèmes qui ne semblent pas donc prendre fin avec la fermeture des classes et qui vont, probablement, constituer l’essentiel des questions qui seront abordées par les EGE. Tout comme d’ailleurs, le mécontentement des enseignants du secondaire qui ont dénoncé vivement l’indemnité annuelle d’équipement donnée par le gouvernement et qui suscite, elle aussi, une levée de bouclier, tant elle parait insignifiante par rapport aux attentes.

Pourtant, malgré tous ces troubles, l’on s’apprête à finir en beauté l’année scolaire 2011 - 2012 avec la proclamation des résultats des épreuves du baccalauréat, du brevet et du concours, les seuls généralement pris en compte, de manière ouverte, pour dire que l’année était bonne ou mauvaise. Toujours est-il que l’éducation souffre. Et qu’il est temps de penser, réellement, à l’organisation de ces états généraux qui sont considérés, à tort ou à raison, comme la propédeutique nécessaire à la mise à niveau de l’enseignement en Mauritanie.

Nonobstant les résultats qui vont sortir des différents examens nationaux, il faut bien que les pouvoirs publics, le ministère d’Etat à l’éducation notamment, cherchent à mettre à profit les grandes vacances pour organiser ces fameux EGE. Une année de plus et l’on sera définitivement fixé sur la profondeur des craintes liées à un tel choix.

Car le besoin de réformer peut se heurter à celui de ne pouvoir concilier entre les référentiels communs aux deux " écoles " actuels et les tendances qui se profilent au niveau des choix de la langue d’enseignement. Et si les EGE ne donnent pas les résultats attendus ? Si comme toute réforme entreprise, ils n’arrivent pas à sortir de leur qualité de " projet " avec des mesures qui se prennent, des recommandations que l’on fait à un gouvernement qui donne, de plus en plus, l’impression de ne pas avoir les moyens de sa politique.

Comme pour le tourisme, la santé, les transports, la pêche, les mines et l’industrie, l’éducation risque, elle aussi, de souffrir de l’absence de perspectives. Des documents seront produits, des idées seront lancées (dans l’air) et l’on attendra certainement. Quoi ?

Sneiba


 


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