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Atar : la leçon magistrale
La troisième édition de la «Rencontre avec le peuple», tenue dans la capitale de l’Adrar, le 5 août 2012, a apporté un éclairage inattendu du style du Président Aziz, dans la gestion des affaires publiques. Elle a étalé au grand jour, les difficultés rencontrées par certains acteurs de la scène politico-médiatique nationale, sur le chemin de l’appropriation responsable des libertés démocratiques.
Le désarroi de la COD.
Au sein de la COD, les appréhensions politiques étaient telles, que les vieux adeptes de la gabegie, rassemblés en son sein, ont littéralement perdu leur sang-froid, à la veille du 5 Août, 2012; incapables d’apporter la moindre contradiction chiffrée à l’avalanche d’indicateurs positifs au crédit du Président Aziz, les locataires de ce véritable sanatorium politique qu’est devenu la COD, n’ont trouvé de mieux que de recourir aux reflexes de l’adolescence politique, en envoyant une poignée de jeunes désœuvrés balafrer le visage de notre jeune capitale, à coup de graffitis risibles sur les murs, et ce au moment où ...
...la liberté d’expression n’a jamais été aussi totale dans ce pays et où les supports de communication n’ont été aussi accessibles, aussi variés et aussi … modernes; les propriétaires, publics ou privés, des murs en question, sont en droit de porter plainte contre «MJM» («Mohamed Jamil Mansour»), pour dégradations de leurs biens.
La COD a aussi dépêché un corps expéditionnaire, à l’effectif inférieur au nombre des doigts d’une seule main et dont les membres sont tous issus de l’UNEM, excroissance estudiantine de Tawassoul, dans l’espoir de dévier la trajectoire d’une caravane présidentielle imperturbable; les vociférations antidémocratiques des anciens secrétaires généraux des sections de l’UNEM à la Faculté des Sciences et Techniques et à la Facultés de Lettre et Sciences humaines, Messieurs Mohamed Ahid Ould Mohamed et Mohamed Salem Ould Ahmed Mahfoudh et de l’ex-activiste de l’UNEM et actuel envoyé spécial de «Ciraj » au Maroc, Monsieur Moustapha (en possession d’un badge de son organe de presse, à Atar), au début de la cérémonie, ont vite tourné court, noyées dans le mépris royal d’une assistance évaluée à environ trente mille spectateurs.
Cet incident confirme ce qu’une majorité écrasante des étudiants –et des citoyens- savaient: l’UNEM n’a de syndicat que le nom, elle représente le fer de lance de la lutte politique des «Frères» pour l’accès au pouvoir. L’UNEM, son avatar «MJM» et ses commanditaires, sont notoirement connus pour leur incivilité et leur propension à inciter à la violence dans la rue; l’incident d’Atar l’atteste, sans l’ombre d’un doute.
Ces apprentis-sorciers feraient mieux de réfléchir aux effets boomerangs, que pourraient engendrer leurs provocations récurrentes. Alors que le saint Coran ordonne «Ne discutez avec les gens du livre (Juifs et Chrétiens)que de la meilleure manière», la COD, inspirée par les Frères musulmans locaux, persiste à développer un discours de haine viscérale, d’anarchie et de violence civile, à l’endroit de la majorité écrasante des Mauritaniens, dans l’espoir de remettre en cause leur choix démocratique souverain, dans un pays notoirement musulman à 100%.
De la loi sur les manifestations publiques, du respect des opinions d’autrui, bref du savoir-vivre et des minima démocratiques, Tawassoul n’en a cure; avec seulement ses misérables 4,76%,aux échéances présidentielles de 2009, ce parti n’en pense pas moins détenir la vérité sur tout et contre tous!
Il a réussi à «clochardiser» notre système éducatif, en le politisant à l’excès, il tente à présent de «clochardiser» notre jeune démocratie, enjouant alternativement sur le registre de l’illégalité (tags sur les murs, manifestations non autorisées, remise en cause du suffrage universel de 2009, incitation à la violence civile à Atar) et celui de la légalité (Statut de parti reconnu, Interpellations du gouvernement au parlement, intervention dans les média publics, manifestations publiques autorisées).
Tawassoul et sa «cagoule», la COD, doivent choisir-une fois pour toute- entre la clandestinité arbitraire et la légalité démocratique. La logique brouillonne et moyenâgeuse de Tawassoul est aujourd’hui desservie par l’expérience calamiteuse des «Frères» en Tunisie, où certains ne se cachent plus pour exprimer leur nostalgie de la funeste ère Ben Ali…
La bourgade de Sidi Bouzid est à nouveau en ébullition, car le chômage des jeunes, au vingt-unième siècle, ne se résout pas à coup d’incantations. La mère de Bouazizi croupit en prison et le germe du choléra, disparu de Tunisie depuis trente ans, fait, aujourd’hui une lugubre apparition, alors que les deux réussites indéniables de la Tunisie moderne, son brillant système éducatif et son code du «statut personnel» favorable à l’émancipation de la femme, sont soumis à rude épreuve, par l’intolérance obscurantiste.
Les libyens continuent de «s’étriper», suivant des lignes de fracture tribales et ethniques et les «Frères» y ont subi un revers électoral retentissant, spécialement à Tripoli.
Les tribulations d’un Morsi lunatique en Egypte, font rire sous cape et «l’épine au flanc» au Sinaï, résistera longtemps au remède de cheval… Les vrais problèmes en Egypte, sont d’ordre socio-économique; une fois les griseries des (longs) discours lénifiants, irrémédiablement estompées, les Egyptiens se rendront compte que le …compte n’y est pas et reprendront, comme en Tunisie, leur quête effrénée pour la dignité, et ce alors que le débit du Nil est gravement menacé par la prolifération des barrages gigantesques en Ethiopie, au Sud-Soudan et en Ouganda et que l’industrie du tourisme, jadis florissante, se réduit comme peau de chagrin, asphyxiée par l’intolérance et l’insécurité.
«Don du Nil», l’Egypte n’aura plus, sous le règne des «Frères, les moyens diplomatiques et militaires d’agiter (dissuasivement) la menace du«coup de poing»,aux sources de ce fleuve, pour défendre ses «quotas» vitaux.
En Mauritanie, les mœurs politiques sont singulières, car un parti politique peut reconnaitre platement sa défaite électorale, chercher à s’allier au vainqueur du scrutin, en concoctant des listes législatives communes avec ce dernier, adopter allègrement une ligne révolutionnaire, passer à la lutte clandestine, sans que les médias «libres» n’y trouvent à redire, sans que la justice ne s’en mêle et sans que notre conscience démocratique collective ne s’en trouve offusquée;
en Mauritanie, un clan politique peut demander par écrit, le recul des élections, pour organiser un dialogue national préalable, renoncer à prendre part à ce dialogue, une fois lancé, s’opposer vainement à la mise en œuvre de ses conclusions et s’insurger contre le retard des …élections, sans que les médias «libres» ne s’en émeuvent outre mesure et sans que notre conscience citoyenne collective ne s’en soit heurtée.
En Mauritanie, l’envoyé spécial d’un organe de la presse «libre», «Ciraj», peut, dans le cadre de la couverture d’une cérémonie officielle, offenser publiquement un Président élu, sans qu’aucune organisation professionnelle, ne réagisse à ce hooliganisme militant, à des années-lumière de la déontologie journalistique. La maitrise des leviers de l'intoxication et de l’activisme politico-médiatiques, couplée avec une hypocrisie d’un autre âge, ne fait pas partie des qualités de base pour une gouvernance publique réussie, bien au contraire...
Le Président a -mille fois- raison, lorsqu’il affirme calmement, à Atar, qu’avec les agitateurs invétérés, le seul dialogue qui vaille «passe par le chemin des urnes électorales»; en 2009, le gouvernement de large union nationale, n’avait pas empêché certains mauvais perdants d’invoquer les «OVNI », la magie et autre esprit superstitieux, pour justifier leurs cuisantes défaites, lorsque la masse des pauvres de ce pays, longtemps cantonnée dans la marginalité, avait décidé de porter son dévolu sur le candidat Aziz.
La COD est remontée contre le Président Aziz, car il a décidé de «fermer le robinet», au sens propre et au sens figuré, à ses dirigeants; ils ont saigné ce pays à blanc, cinquante années durant, privant la grande majorité des sans-voix de vivres, d’eau, d’écoles, de dispensaires et d’électricité, tout en se pavanant eux-mêmes dans un luxe insolent.
Les «séniors» révolutionnaires de Mauritanie, ont cru utile de procéder à la signature, le 3 août 2012, d’un manifeste d’homophobie, en guise de programme politique commun, dans le triple objectif de se rappeler à la bonne mémoire d’une opinion publique nationale entièrement focalisée, à l’époque, sur l’événement politico-médiatique à Atar, d’influer négativement sur le déroulement harmonieux d’un tel événement et de tenter d’exorciser les démons de la division qui rongent le corps de la COD.
Après l’échec patent de ses marches autorisées et onéreusement préparées, le désarroi de la COD était tel qu’elle se devait de faire quelque chose, sous peine de boire la tasse et de sombrer corps et âme sous l’onde de choc venue d’Atar. Mais les déclarations à l’emporte-pièce de certains cadres de la COD, les vaines provocations du trio de l’UNEM (= MJM = Tawassoul) lors de la cérémonie à Atar, la paraphe d’un «code» stupide, la veille de cette cérémonie, et les propos tenus par Monsieur Boidjel Ould Homeid, leader de la CAP, au cours de la cérémonie, confirment l’irrésistible descente aux enfers de la COD, sur le plan politique.
L’exploit réédité
La troisième édition de la «Rencontre avec le peuple», a connu un succès indéniable, en raison de la qualité du concept lui-même, de la minutie des préparatifs et du brillant bilan du Président.
Le concept est une hybridation réussie de la conférence de presse et du meeting populaire; les trois portes d’accès du stade du quartier défavorisé «M’Barka wa Amara» étaient libres d’accès, y compris pour les éventuels provocateurs, ce qui fait penser au meeting populaire, mais le plateau technique et la présence de deux rangées de journalistes, font plutôt penser à une conférence de presse formelle. Une partie du public était assise sur des tapis à même le sol, ce qui relève des caractéristiques du meeting, et une autre partie était assise sur des chaises, une disposition propre à la conférence de presse.
La mixité entre les tentes et les murs en dur, rend également compte de la dualité informelle-formelle. Ce concept prévoit des questions de journalistes, mais aussi du public présent à la cérémonie et des téléspectateurs qui pouvaient intervenir via le téléphone ou l’internet. L’usage de l’ordinateur par le Président, pour faire défiler des courbes, des graphiques et des tableaux, a procuré un précieux cachet pédagogique, une touche de modernité et une précision inusitée des propos, obligeant les ténors de la COD à forcer le trait de leur rhétorique désuète.
Les préparatifs de cet évènement, à commencer par le choix de la prestigieuse ville touristique d’Atar et de son deuxième stade, au beau milieu d’un quartier populaire, n’ont pas obéi au hasard. Le recours, pour la deuxième année consécutive, à la valeur sûre du tapis traditionnel, pour décorer la tribune, a été rehaussé cette année, par l’usage de magnifiques nattes locales. Il s’agit d’une réappropriation d’un trait de notre culture, notre artisanat exceptionnellement précieux, souvent injustement commercialisé sous les labels des pays voisins.
L’éclairage du site était confortable pour les milliers d’yeux tournés vers la scène, directement ou à distance. Des écrans géants quadrillaient le site, pour éviter que la trop grande affluence, ne soit au détriment du privilège d’assister pleinement à l’événement. En guise de clin d’œil à l’hospitalité des populations d’Atar, des palmiers-dattiers veillaient jalousement sur le bon ordonnancement de toute la cérémonie.
Sur le site, des tentes belles et fragiles, ont intimidé les cieux, une nuit durant, en cette période d’hivernage précoce. La «souris» qui trônait sur le bureau du Président Aziz et le «moniteur» qui jouxtait ce bureau, ne laissaient aucun doute possible sur l’époque où l’événement a eu lieu; on était bel et bien à l’âge de la révolution numérique!
Avec conviction, le Président Aziz a méthodiquement annoncé des chiffres, qui mesuraient l’évolution spectaculaire de l’économie mauritanienne. Les réserves de changes de la BCM, ayant baissé par le passé pour friser le zéro (300 000§), culminent aujourd’hui à 717 000 000§, soit six mois d’importation.
Les bonds de trésor qui se «gabegisaient» à 14%, sont non seulement redescendus à 2,7%, mais l’Etat n’y recourt que pour épauler le système bancaire, car la Mauritanie dispose, aujourd’hui, dans ces coffres forts, d’un confortable dépôt de 52 000 000 000 de nos ouguiyas.
Dans un secteur halieutique ô combien vital pour le pays, la compensation financière est passée de 84 500 000 US$, à 113 000 000 US$, selon les nouveaux termes de l’accord de pêche avec l’Union européenne, couvrant deux ans, au lieu de quatre dans la précédente version de cet accord. Le quota de la main d’œuvre mauritanienne embarquée est multiplié par quatre, passant de 15% à 60%.
Pour protéger la ressource, les céphalopodes ont été exclus du nouvel accord, les zones de pêche autorisées ont été repoussées loin des côtes, au moins treize miles. Le contrôle se fera désormais par satellites et en temps réel, au lieu de transiter par des bases logistiques établies à l’étranger, comme par le passé. Last but not least, le débarquement s’effectuera intégralement à Nouadhibou et 3% des captures seront prélevés au profit de la lutte contre la pauvreté.
Le produit intérieur brut (PIB) s’est accru de plus de 50%, passant de 850 milliards d’Ouguiyas, en 2008, à 1239,9 milliards, en 2012. Au grand dam des citoyens indélicats avec le fisc, le recouvrement des impôts s’est considérablement amélioré: de 37 720 155 421 Ouguiyas, au premier semestre de 2010, l’Etat a engrangé 95 997 572 875 Ouguiyas, au cours du même semestre, en 2012. Une telle amélioration du recouvrement fiscal confirme la bonne tenue de l’économie mauritanienne, dans un contexte de récession mondiale.
En 2010, les banques primaires mauritaniennes, avaient déclaré un bénéfice cumulé de 243 191 275 Ouguiyas, ces mêmes banques ont déclaré un bénéfice de 6 225 387 462 Ouguiyas, en 2011, un autre indicateur de l’amélioration du climat des affaires et de la santé économique de la Mauritanie.
Le secteur minier a contribué au budget de l’Etat, à hauteur de 107 660 millions, en 2011, contre 44970 millions, en 2009. En 2011, les sociétés de communication ont déclaré avoir obtenu un bénéfice de 22 121 830 060Ouguiyas, contre seulement 7 775 020 622 Ouguiyas, en 2010. La prospection pétrolière a apporté au trésor publique 28,1 millions US$, sur la période 2009-20012, contre seulement 5 millions US$, pour 2005-2009.
Toute dynamique de développement socio-économique digne de ce nom, exige -fondamentalement- la sécurité, la disponibilité des ressources financières (nerf de la guerre), la pertinence des choix stratégiques et la rigueur du suivi et du contrôle.
Le 25 novembre dernier, à la faveur de la fête des Forces armées et de sécurité, les Mauritaniens ont, en grande majorité, frissonné de fierté, en assistant à un défilé minutieusement préparé ; ils ont eu le loisir d’apprécier le moral d’acier des hommes en charge de protéger le pays, de se rassurer au sujet de leurs moyens logistiques; à Atar, le Président a révélé une donne qui …donne froid au dos, prenant à témoin des hommes d’affaires présents: pour répliquer à l’agression barbare de Lemgheity, l’armée nationale n’a pu compter que sur quelques «Savomog déglingués» et sur la générosité de particuliers, propriétaires de camions de transport et de dépôts de carburant.
Aujourd’hui, les moyens de défense du pays «se comptent par sections bien équipées», en plus des «moyens aériens» et « il y aura autre chose, à la fin de l’année… », promet le Président. Soumise à un contexte sécuritaire régional des plus volatiles, à une pression migratoire déstabilisatrice et à la nécessité de tenir des échéances électorales irréprochables, la Mauritanie, sous l’autorité du Président Aziz, a engagé un projet ambitieux visant à enrôler ses habitants, sur la base des données biométriques.
Les extrémistes racistes, telle TPMN, ont très tôt crié au …racisme et à l’exclusion, avant même d’avoir pris connaissance des détails d’un tel projet; pour eux, la Mauritanie doit rester ce pays où un étranger arrive le soir, se procure –à vil prix- un passeport mauritanien, le lendemain, bénéficie de l’absence de visa pour voyager, le surlendemain, en Afrique du Nord, puis en Europe, et réclame le droit d’asile pour raison de racisme dans son pays d’origine, la Mauritanie!! La COD leur emboitera opportunément le pas, prompte à «marquer contre son propre camp».
A Atar, le Président a annoncé que 1.252.000 Mauritaniens et 10.000 résidents étrangers, ont accompli leurs formalités d’enrôlement et l’afflux des habitants s’accentue vers les «CAC», à la faveur de leur ouverture à l’intérieur du pays.
La production électrique, est ainsi passée de seulement 44 MWH, en 2009, à 128 MWH, trois années plus tard; le nombre des abonnés à la SOMELEC a fait un bond; de 106 830, en 2009, il s’établit à 153 929, en 2012. La disponibilité de l’électricité constitue le principal levier d’une croissance économique à même de réduire durablement la pauvreté et de résorber le chômage des jeunes.
Le réseau routier s’est densifié; en trois ans, 778 km ont été bitumés, 1381 sont en cours et 613 autres sont programmés. Une société de transport aérien, la MAI, a été mise sur pied et des aéroports sont en chantier; les ressortissants mauritaniens, pris au piège des événements tragiques, en Côte d’Ivoire, en Libye et tout récemment en Syrie, apprécient que des avions, battant pavillon mauritanien, les aient soustraits au calvaire. Une société de transport urbain, la STN, a décongestionné la ville de Nouakchott, longtemps dépourvue de transport public.
De grands projets d’adduction d’eau potable, sont réalisés ou en cours de réalisation, il s’agit, entre autres, de ceux d’Aftout Essahili (220 km), d’Aftout Charghi (400 km), du Dhar (240 km) et de Maghtaa Lahjar (110). Le réseau d’adduction d’eau potable à Nouakchott, utilisera en tout 1100 km de tuyaux, celui de Nouadhibou, 101 km. Les réseaux de distribution d’eau potable sont passés de 350, en 2009, pour compter 665, en 2012, soit une progression de 90%.
Le secteur de la santé a été le «chouchou» des pouvoirs publics, au cours de la première moitié du mandat actuel du Président Aziz; ainsi le nombre des hôpitaux spécialisés est passé de 3 (en 2009) à 7, aujourd’hui, un Centre des Urgences a été construit, 150 points de santé supplémentaires ont vu le jour, le nombre d’unités de dialyse a été multiplié par 3 (30 ? 90), l’effectif des ambulances s’est renforcé de 64 unités et les lits d’hospitalisation sont passés de 1450 à 2350.
Durant dix ans, de 1999 à 2009, l’Etat a, en moyenne, aménagé 3229 hectares, par an ; en 2010, l’aménagement agricole a concerné 5776 hectares et 9679, en 2011. La réhabilitation de 2302 hectares, a permis d’insérer professionnellement 185 diplômés chômeurs. Grâce à de tels efforts, la couverture locale des besoins du pays, en riz, est passé de 35%, en moyenne, sur la période 1999-2009, pour culminer à 53%, en 2010 et grimper à 56%, en 2011. Ainsi, les quantités de cette denrée de base, vendues dans le cadre du plan «Emel 2012 », ont été récoltées dans les rizières du pays, soit 157 187 tonnes.
Le blé, autre denrée stratégique en matière de sécurité alimentaire, a été introduite dans la culture irriguée mauritanienne, en 2011, impliquant 28 variétés, et ce pour la première fois, avec des rendements à l’hectare fort encourageants, quatre parmi les variétés introduites ont dépassé, en moyenne, les quatre tonnes à l’hectare, nettement au-dessus la moyenne mondiale, 3 tonnes à l’hectare. Une opération d’envergure, nécessitant 2360 km de clôture, a permis la protection de 49000 hectares contre le vagabondage des animaux, au bénéfice, au premier chef, des populations défavorisées.
Une ferme pilote a été mise sur pied à Idini, avec une capacité de 200 vaches ; l’insémination artificielle a concerné 104 vaches dans cette ferme, sur un total de 804, au plan national; sans tambour ni trompette, la modernisation du sous-secteur de l’élevage fait son chemin.
A Atar, la leçon fut magistrale, en termes d’humilité, de précision et de courage politique. On peut, par dépit, par malhonnêteté ou paresse intellectuelles, faire fi de ce bilan remarquable et inciter une poignée de jeunes issus de l’UNEM (=MJM) à ânonner «Ir-hal», dans le cadre d’une comédie mimétique passablement ternie, mais le bilan des réalisations concrètes du Président Aziz, se renforcera de jour en jour, à telle enseigne que ses «vieux» détracteurs devront se dépêcher de se rendre à l’évidence, sous peine de passer ….à la trappe impitoyable de l’Histoire (Dixit Mr Boidjel, à Atar).
Du bon et mauvais usages de la liberté
Autant le Président a décidé d’adopter une transparence sans fard et de n’esquiver aucune question, fut-elle irrévérencieuse, autant les intervenants ont été, en majorité, provocateurs, inconsistants voire médiocres. Les élucubrations du trio de l’UNEM de Tawassoul, ont eu le mérite de convaincre les Mauritaniens que les valeurs de la démocratie, tels la tolérance, le respect des institutions de l’Etat, le respect des adversaires politiques et la dignité publique, sont de vains mots, pour la minorité de l’Opposition mauritanienne, la COD.
Les questions du public, directes ou via le téléphone et les «sms» ou par mèl, se sont souvent apparentées à des commentaires (trop) longs et personnels; c’est le tribut du «direct», de l’apprentissage laborieux des normes démocratiques, diraient certains, à raison.
Parmi les six journalistes présents sur le plateau, trois ont été ridicules, car au lieu d’être les porte-voix des citoyens de ce pays ou de contredire, données à l’appui, le bilan avancé par le Président, ils ont délibérément choisi de servir de caisses de résonance aux fantasmes et à la subjectivité.
A ce propos, la correspondante d’Aljazeera a damé le pion à tout le monde, avec un humour douteux, elle a demandé au Président s’il ne «devait pas quitter le pouvoir», foulant aux pieds le libre choix de 53% des Mauritaniens, exprimé un jour du 18 juillet 2009, sous un gouvernement composé à deux tiers de la COD et sous la supervision directe d’une CENI dont les membres étaient, à 50%, issus de cette même COD!
La correspondante de cette chaine satellitaire de «destruction massive», à l’audience en perte de vitesse, aurait beaucoup de mal à poser la même question dans certains pays arabes où le suffrage universel est un tabou et où la gent féminine ploie sous la stigmatisation, indigne de conduire un véhicule ou d’exprimer la moindre opinion qui fâche. Mais puisque la liberté de ton est totale en Mauritanie, profitez-en, Madame la correspondante d’Aljazeera, pour faire vos emplettes de sensationnalisme, pour les jours de dèche démocratique à l’étranger, quitte à choquer une majorité de Mauritaniens.
Un autre journaliste, formé sur le tas, a eu la mauvaise idée de reprendre, lui aussi, une rengaine concernant la «répression» des manifestations ; le Président lui a expliqué qu’aucune demande d’autorisation de manifester, n’a été rejetée, sous l’actuel gouvernement; mais que certains acteurs politiques envoient, clandestinement, des jeunes «taggers» politiques salir les murs, la nuit, les incitent à manifester sauvagement (sans autorisation), le matin, et les mobilisent pour manifester légalement (avec autorisation), le soir, sur la place Ibn Abbass.
Autant les forces de l’ordre sont invisibles, lors des manifestations autorisées, autant elles ont le devoir d’empêcher la tenue de celles non autorisées; c’est la norme en la matière, y compris dans les pays à longue tradition démocratique. Sans son corollaire de responsabilité, la liberté a le potentiel d’engendrer l’anarchie.
Un troisième journaliste n’a posé que les problèmes de «sa» communauté, oubliant qu’il se devait d’embrasser les questions nationales, et qu’à force de se cantonner dans la logique particulariste, il consacrait une division imaginaire de ce pays, au lieu de contribuer au renforcement de son unité nationale. Il n’est pas raisonnable d’exiger une chose et son contraire et nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude…
Si le journaliste de «Walfjari» a évoque, fort à propos, la question du marasme touristique en Adrar, celui de «L’Authentique» aurait pu, à titre d’exemple, nous gratifier d’une question sur l’émiettement politique et les risques d’«ingouvernabilité» qu’il fait peser sur le pays.
Le champ des libertés publics s’est considérablement étendu dans le pays, sous l’impulsion du Président Aziz, mais des forces politiques rétrogrades, comme Tawassoul, continuent d’emprunter au registre de l’Etat d’exception, en recourant à des manifestations sauvages, tout en abusant des latitudes offertes par le nouveau contexte, via des manifestations autorisées, mais aux slogans antidémocratiques!
Certains organes de la presse «libre», tel «Alakhbar» continuent à colporter les rumeurs, à encenser des partis politiques donnés et à fomenter les campagnes de dénigrement de leurs adversaires, comme au bon vieux temps de la culture des «tracts», tout en bénéficiant indûment des subventions publiques et d’une quasi-immunité judiciaire.
La presse «libre» a certes des droits, mais elle a aussi des obligations éthiques, professionnelles et citoyennes, dans un contexte de changement rapide de la société mauritanienne. Le bon usage de la liberté offre une chance d’échapper à la médiocrité, son mauvais usage peut être synonyme d’aliénation.
Prions, à la fin de ce mois béni, le 1433ième Ramadan de l’Hégire, pour que la quatrième édition de la «Rencontre avec le peuple», ait lieu dans un contexte d’une unité nationale toujours renforcée, d’une économie constamment ascendante, de partis politiques volontairement respectueux des normes démocratiques et d’une presse «libre» définitivement … libérée des réflexes de l’Etat d’exception et de l’inféodation politique.