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Boghé / ANAIR : Clôture de la session de formation 92 femmes rapatriés - [Reportage Photos]
Et la cause de cette colère envers l’ANAIR, c’est le non versement des Perdiems aux 92 participantes par l’agence. Pour celles-ci, l’ANAIR s’était engagé à verser un perdiem pour chacune des femmes participantes.
Mais au finish, l’agence a fait volte face à 180 degré. Pour Fatimata, une participante, cette attitude de l’ANAIR à l’égard des 92 femmes est incompréhensible. « Nous avons passé trois semaines hors et loin de nos familles, certaines parmi nous sont des femmes allaitantes et d'autres des femmes enceintes elles ont contracté des dettes auprès de certains boutiquiers pour acheter du lait et des couches pour leurs bébés en espérant rembourser les commerçants une fois le perdiem obtenu des mains des agents de l’ANAIR et grande fut notre surprise d’entendre que nous n’avons pas droit à ce perdiem » a affirmé fatimata les yeux larmoyants. C’est du jamais vu et c’est une tromperie de l’ANAIR envers les participantes a-t-elle ajoutée.
Pour Kane N’Daiwar, responsable au sein de cette agence qui s’occupe des rapatriés et qui a été assiégé par les femmes dans l’enceinte du lycée technique, les 92 femmes n’ont pas droit au perdiem; car, dit-il, le perdiem est versé au participant d’un séminaire ou d’un atelier pour couvrir ses frais de restauration et d’hébergement.
Il se trouve que l’ANAIR a assuré la prise ne charge totale des frais d’hébergement et de restauration des participantes a dit N’Diawar. L’ANAIR a ajouté M. Kane n’avait qu’à rembourser les frais de déplacement, ce qu’elle a fait. Les 92 femmes la mine triste, sont allées se plaindre auprès de l’antenne locale de l’AMDH et auprès du Hakem. Finalement aux alentours de 14 heures, le responsable régional de l’ANAIR décide de verser à chacune d’elles un montant de 2000 UM pour les calmer.
Ces femmes rapatriées et bénéficiaires de la formation viennent de plusieurs sites des régions du Gorgol, du Trarza, du Guidimakha, de l’Assaba et du Brakna. A l’avenir, cette agence comme d’autres ONGs qui organisent des ateliers de ce type doivent éviter pareils situation.
Jules Diop Cp Brakna