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30-09-2012

23:34

Education Nationale : Qu'attend on pour adopter le projet de décret portant statut applicable ...

...aux corps de l'enseignemnt fondamental? 

Education National : Qu’attend-on pour adopter le projet de décret portant statut applicable aux corps de l'enseignement fondamental ? S’interrogent les Instituteurs diplômés du supérieur .

Sur rapport conjoint du Ministre de la Fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration et du Ministre d’état à l’éducation Nationale, à l’enseignement Supérieur et à la recherche scientifique est engagé une étude dont le résultat aurait donné un projet de décret portant statut particulier applicable aux corps de l’enseignement fondamental.

Après lecture de ce projet, nombreux sont les diplômés du supérieur exerçant au fondamental et/ou au secondaire qui ont soutenu et applaudi les Ministres ayant réfléchi sur la question, combien importante pour eux, pensant ainsi que leurs diplômes seront valorisés Mais des mois ,des semaines et de jours passent, de conseil en conseil on adopte des projets de décret sans jamais penser à celui que les instituteurs diplômés attendent avec impatience pour crier bravo Aziz et son gouvernement.

En attendant que ce projet de décret peut être fait pour être jeter dans des oubliettes comme ce fut le cas de beaucoup, nous partageons avec les lecteurs certains passages pour ainsi justifier l’attachement de cette catégorie des fonctionnaires laissés pour compte à ce denier contrairement aux instituteurs ne possédant que le brevet ou le bac.

Au chapitre 1 et à l’article 1 on dit que les fonctionnaires ayant une formation commune, dans un même domaine d’activité sont regroupés dans une filière .la filière peut comprendre des options de spécialisions. Désormais les échelons passent de 11 à 17 (Réf article 4).A l’article 7, on dit aussi que les fonctionnaires appartenant aux mêmes corps régis par le présent décret ont vocation à occuper les emplois réservés aux corps ils appartiennent.

Chose qui nourri espoir chez les enseignants surtout ceux qui ont longtemps moisi dans l’arbitraire né de manque de transparence et de volonté des responsables du secteur de l’éducation nationale. Après lecture du projet, le moins qu’on puisse dire est que les adhérents aux onze (11) articles du chapitre 1 sont trouvables dans toutes les catégories d’enseignants du fondamental.

Cependant le deuxième (2 ème) chapitre du même projet de décret est source d’inquiétude, de découragement et de déception au niveau des instituteurs ne détenant que le brevet ou le bac comme diplômes. C’est dans ce cadre que le syndicat de l’enseignement fondamental a exprimé son rejet catégorique du dit projet surtout son chapitre

2.En effet à l’article 12 de ce chapitre, on dit que la filière de l’enseignement fondamental correspond aux emplois spécialisés dans la conception, la planification, l’organisation, la formation, la gestion, et l’exécution des missions en matière d’enseignement fondamental.

Des nouvelles catégories et échelles sont définies à l’article 13 comme suit : Catégories AC pour les conseillers à l’I P N qui sont classés à l’échelle E8, la catégorie AA1, celle des inspecteurs de l’enseignement fondamental, classés à l’échelle E7, les inspecteurs adjoints qui seront de la catégorie AA à l’échelle E6, aux mêmes pieds que les formateurs des E N I. La Catégorie A1 etEE5 comme échelle pour les instituteurs titulaires des maitrises et ayant une ancienneté de 3 ans.

Alors que les conseillers pédagogiques dans les écoles, qui sont sans diplômes reconnus comme tels sont à la même catégorie et à l’échelle E5.D’où la seconde source d’inquiétude parmi les enseignements.

1. A l’article 15 du chapitre 2 apparaissent les raisons d’inquiétudes, de crainte et de déception des instituteurs sans diplômes universitaires. Car il est écrit noir sur blanc que pour pouvoir participer au concours d’inspecteurs adjoints, il faut en plus de l’ancienneté, des notes administratives être titulaires d’un diplôme de D E U G alors que l’instituteur qui a une ancienneté de 7 ans est désormais instituteur principal de la catégorie A3 et à l’échelle EE4.

Au chapitre 3 du projet de décret applicable aux corps de l’enseignement fondamental en son article 21,on parle de reclassement automatique à la catégorie A1 ,échelle EE5 pour les instituteurs qui ont trois ans d’ancienneté et la maitrise pendant que les conseillers pédagogiques ,sans diplôme et n’ayant subi aucune formation sont reversés à la même catégorie et à l’échelle E5 surtout.

L’exploitation de vingt trois articles regroupés en trois chapitres permet aujourd’hui de dire que s’il ya eu volonté de mieux faire de la part de ces deux ministres, il importe de signaler qu’une simple nomination obtenue surtout sans aucun critère ne peut en aucun cas égaler un diplôme comme ce fut le cas des conseillers pédagogiques qui seront reversés dans la même catégorie que les maitrisards.

Pire est toujours de ne rein faire pour ces diplômés dont peut être la seule possibilité de changer de catégorie est le passer par le concours d’inspecteurs adjoints. Revoir sa copie pour des éventuels amendements souhaités aussi bien par les instituteurs ne possédant pas des diplômes supérieurs que les instituteurs diplômés du supérieur qui attendent avec impatience ce projet de décret serait salutaire pour notre système éducatif agonisant.

Mieux il est grand temps que le Ministre se souvienne que la promesse est une dette et qu’il se rappelle des promesses tenues aux personnels de l’éducation et à toute la Mauritanie. Consolider les quelques acquis obtenus grâce au courage et à la volonté de mieux faire doit motiver toute décision. En Fin si .l’entêtement et persistance dans certains faits ont été les erreurs de ceux qui sont passés avant vous, Monsieur le Ministre, il est temps et lieu de tenir promesses.

Signé Amadou Bocar Ba /Gaynaako.

Cp/Guidimakha.


 


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