Cridem

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07-10-2012

18:38

Monde scolaire : Remous d’une rentrée aux relents fétides

Les classes viennent juste de s’ouvrir que déjà les hostilités ont commencé à secouer le monde scolaire. Hier, la Direction régionale de la police a convoqué trois représentants des professeurs qui bloquaient l’entrée au ministre de l’Education nationale. De leurs côtés, les étudiants annoncent la couleur d’une année mouvementée en publiant la liste de leurs doléances non satisfaites.

Plus d’une centaine de professeurs du secondaire, victimes d’affectations jugées arbitraires, occupent depuis l’ouverture des classes, les locaux du ministère de l’Education nationale. Ils ont bloqué le ministre de l’Education nationale et le Secrétaire général du département dans leur bureau.

Ils exigent l’annulation de la note n° 174 portant mouvement des professeurs du secondaire et qu’ils considèrent être particulièrement conçus pour les punir collectivement à cause de leur participation aux grèves qui avaient émaillé l’année scolaire passée.

Des éléments de la police antiémeute ont été dépêchés sur les lieux. Mais au lieu d’user de la force, la police a privilégié le dialogue et la négociation avec les manifestants pour les pousser à libérer le bureau dans lequel ils séquestraient hier le Secrétaire général du ministère de l’Education nationale.

C’est ainsi que trois délégués des professeurs ont été choisis pour discuter avec la police. Ils ont été conduits directement dans le bureau du Directeur régional de la sûreté nationale. Après avoir écouté les doléances des professeurs, ce dernier s’est engagé à leur arranger une audience avec le ministre de l’Education nationale. Selon quelques professeurs interrogés, le Secrétaire général du ministère aurait nié toute implication dans la note 174, portant mouvement des professeurs, affirmant qu’il était en congé au moment de sa conception, malgré la présence de sa signature au bas du document.

Les professeurs, qui rejettent la responsabilité de la situation actuelle au président Mohamed Ould Abdel Aziz, ont décidé de ne pas reprendre le chemin des collèges et des lycées tant que la décision les affectant ne sera pas annulée. Ils ont décrété un sit-in ouvert dans les locaux du ministère de tutelle.

De son côté, le principal syndicat estudiantin, l’Union nationale des étudiants de Mauritanie (UNEM) prépare sa plateforme de revendications pour l’année universitaire en cours. Il a déjà lancé un appel à l’ensemble de ses adhérents pour se mobiliser et défendre leurs droits, entre autres, l’amélioration du cursus académique et la mise à disposition des outils de travail et de recherches, dénonce la scission en deux de l’université sans moyen matériels ni humains, la généralisation du master à toutes les spécialités, l’amélioration des services universitaires.

MOMS


 


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