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Snim/Retraités : Qu’est ce que cela coutera a Ould Oudaa ?
Pour arrêter l’hémorragie des départs volontaires, limiter les fuites de compétences, motiver ses travailleurs et récompenser ses anciens, la Snim a institué – entre autres importantes mesures a portée sociale- une caisse dite de « retraite complémentaire » en parallèle a celle légale payée par la CNSS ( caisse de sécurité totale).
Cette mesure « humanitaire » ne touche malheureusement que les travailleurs partis en 2011. Aussi, les anciens retraités d’avant cette date, qui « ont porté la Snim des années durant sur leur dos » ,s’en mécontentent et interpellent le président de la république.
Lors de leur passage a la Snim ,Ould Abdel Jelil puis Ould Abdi Vall ( l’actuel ministre de l’énergie et des mines) , ont comblé quelque peu les manquements sociaux très flagrants que vivaient les travailleurs de la plus grande boite du pays.
Si a l’avenir, la Snim a plus ou moins mis ses nouveaux employés dans des conditions acceptables de travail, elle n’en reste pas moins redevable envers ceux qui s’y ont usé depuis les années 60. Il suffit en effet de s’imaginer ou se rappeler les conditions de travail du temps de la pose du 1er chemin de fer ,la percée du tunnel dans la montagne de Choum.
la nationalisation de Miferma, la guerre du Sahara,les multiples crises économiques du fer etc…pour comprendre combien ces anciens pionniers ont tout donne d’eux-mêmes a la société ,jadis vache laitière du pays.
La caisse de retraite complémentaire, objet de la présente lettre ouverte au président de la République est alimentée par 17% du salaire de base de chaque travailleur ( 10% supportés par la SNIM et 7% retenus sur salaire). Au moment du départ a la retraite chaque ouvrier, maitrise ou cadre perçoit un PLUS – parallèlement a la pension de vieillesse payée par la CNSS ( caisse nationale de sécurité sociale)- équivalent a 80% de son dernier salaire de base et ce, pendant 10 ans.
Mohamed Abdellahi Ould Oudaa actuel ADG de la Snim qui a partagé certains moments difficiles sous les poussières de la manutention de Rouessa et les bruits assourdissants et pannes incessantes de la centrale Guelbs ne manquera certainement pas quant a lui de trouver solution favorable qui soulagerait ses anciens collègues de travail ( retraités avant 2011).
Ely Salem Khayar