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« L’indépendance de la Mauritanie n’a été parachevée que sous le président ...
« La Mauritanie s’est développée depuis le pouvoir des chefs militaires pour devenir un Etat géré selon les lois, garantissant le respect du citoyen ainsi que de ses droits fondamentaux » a-t-il dit, précisant que tout officier arrivé à la tête du pays, entamait des réformes nouvelles dans les domaines du développement, de la sécurité, de la promotion des libertés publiques, dans un processus permettant de continuer l’œuvre de son prédécesseur dans l’édifice de la Mauritanie, de sa souveraineté territoriale et dans ses prises de décision ainsi que dans sa mobilisation pour sa libération des pesanteurs impérialistes.
« La Mauritanie s’est adjugée au cours de l’ère de ses chefs militaires une chaine de télévision dans les années 80, après que ses citoyens aient restés très longtemps spectateurs de chaines d’Etats voisins disposant de moins de ressources qu’elle » a-t-il dit, soulignant qu’elle s’est dotée également, pendant cette décennie de journaux indépendants dont « Chinguitty » et « Mauritanie Demain ».
Et d’ajouter : « Le premier projet constitutionnel pluraliste a été créé en 1981 avant qu’il ne soit contraint à l’avortement sous la pression de forces politiques civiles hostiles à la démocratie véritable, dans le but de préserver leur participation dans le pouvoir ». Arrivât par la suite la constitution de juillet 1991 sous le comité militaire de salut national (CMSN) accompagné de textes de loi régissant et créant les partis et la liberté de presse.
« Les réformes constitutionnelles et la consécration de la liberté de presse effective ont commencé sous le conseil militaire qui a dirigé le pays au cours de la transition militaire 2005-2007 » poursuit l’expert analyste, affirmant que l’accession au pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz en 2008 a permis à la Mauritanie de parachever son indépendance entière sur tous les plans, mettant en exergue à ce propos "la décision historique d’expulsion de l’Ambassadeur israélien du pays, la fermeture de la détestable représentation diplomatique de l’entité sioniste à Nouakchott et l’assainissement du pays de ce vilain gite »
Ould Haiba a indiqué que le couronnement de l’indépendance s’est matérialisé à travers cette mesure courageuse ainsi que par la reconsidération des héros de la résistance nationale face à l’impérialisme français, après avoir été ignorés par tous les régimes précédents, puisque l’un des héros de la bataille historique d’Oum Tounsy a été décoré à l’occasion de la commémoration de l’indépendance nationale, en tant que dernier résistant encore en vie parmi les illustres figures nationales de lutte contre le colon français.
Le fait qu’une route bitumée porte également le nom de la résistance nationale, même si les citoyens l’appellent "route d’Aziz", est également l’une des grandes œuvres des chefs militaires dans une capitale où les avenues portaient des noms comme Bourguiba, Jemal Abdel Nacer, John Kennedy, comme si la Mauritanie n’avait pas d’histoire.
L’indépendance réelle s’est concrétisée aussi dans la création d’une puissante armée nationale disposant de tous les équipements, moyens et armes pour garantir convenablement sa mission.
« Les membres des forces armées se déplaçaient auparavant entre leurs unités à dos d’âne, mais aujourd’hui, ils disposent de toutes sortes de véhicules, de tanks, d’avions, de radars et de vedettes de guerre modernes » dit Ould Haiba.
« Nos soldats étaient égorgés de sang froid, sans moyens pour assurer leur défense ni communication pour donner des alertes. Aujourd’hui, l’armée mauritanienne est une force sous-régionale avec laquelle il faut compter dans la zone. Tout cela s’est réalisé sous le président Mohamed Ould Abdel Aziz » ajoute-t-il.
« Ould Abdel Aziz est l’artisan qui a matérialisé dans les actes la liberté de presse en Mauritanie à travers la libéralisation de l’audiovisuel, l’octroi de licences de diffusion à des radios et télévisions privées, qui a abrogé l’emprisonnement des journalistes de la loi mauritanienne, créé le fonds d’aide publique à la presse écrite et électronique, après la reconnaissance officielle de la presse électronique, contrairement à ce qu’on voit dans de nombreux Etats du monde, dont les plus avancés et les plus anciens dans la pratique démocratique » ajoute Ould Haiba.
« Ould Abdel Aziz est le premier à ancrer la tradition du Grand oral direct avec le peuple dans ce pays à travers les organes de presse, à organiser des rencontres médiatiques directes avec la presse privée nationale, sans aucune réserve des questions qu’elle veut lui poser » dit-il.
La liberté de presse en Mauritanie a dépassé les frontières, devenue plus proche du désordre que de tout autre chose. Je pense que certains médias de chez nous ont transcendé les limites de la mission d’information, ont transgressé les règles qui organisent la profession du quatrième pouvoir, puisqu’ils portent parfois atteinte au pays, à ses institutions nationales, à ses symboles sacrés, prétextant les libertés d’opinion et d’expression.
Le plus récent des exercices périlleux des institutions de presse, notamment électroniques est de s’infiltrer dans les affaires de l’institution militaire qui assure la sécurité, l’indépendance, la stabilité et la liberté des citoyens du pays. Une institution qui offre à la presse un climat propice pour mener à bien sa noble mission et contre lequel, toute atteinte dirigée est un délit commis sur le citoyen.
L’institution militaire et sécuritaire doit rester une ligne rouge, dont il est formellement interdit de s’ingérer dans les affaires intérieures, puisqu’elle représente un bouclier fidèle de défense de l’intégrité territoriale du pays, de la garantie de la paix et de la sécurité des citoyens ainsi que des biens et des résidents expatriés d’autres nations.
« La chaine Al-Jazeera, qui est perçue comme étant un modèle médiatique dans le monde arabe, n’a jamais évoqué un sujet se rapportant à la défense ou à la sécurité du Qatar, comme elle ne parle pas de la base américaine installée près de Doha, ni de l’Emir du Qatar, ni non plus l’un des dirigeants de cet Emirat duquel elle relève.
La chaine américaine CNN, dont l’indépendance est citée comme exemple à l’échelle mondiale , n’a jamais versé dans les questions relatives au Pentagone ou à la CIA, n’encense pas les discours de ceux qui se présentent aux yeux de l’Amérique comme des terroristes.
Ce sont là des évidences indiscutables, comme ces chaines ne versent pas dans les rumeurs relatives à la vie de leur chef d’Etat, se contentant de diffuser les seules informations reçues de sources officielles confirmées.
En conséquence, nos médias indépendants doivent faire preuve de patriotisme avant tout, puis des règles de la profession, de la franchise, de la précision dans la publication des informations, en évitant de diffuser tout ce qui peut être source de nuisance à la sécurité du pays, des citoyens et des institutions ou qui instaure la culture des rumeurs et des commérages.
« Le plus surprenant c’est que quand les politiques ont arrêté de discourir des chahuts relatifs à l’état de santé du président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz, après s’être assurés de leurs inexactitudes, avant de le voir rejoindre le pays et exercer naturellement ses fonctions, voire mieux qu’auparavant, certains sites ont recommencé à raviver les rumeurs, à exceller dans leur confection de l’imaginaire.
« Le président Ould Abdel Aziz a effectué des examens routiniers après son rétablissement récent en France et il sera l’illustre hôte de l’UNESCO, et, à mon avis, il n’est pas impossible qu’il soit honoré par cette organisation internationale, pour ses considérables réalisations faites dans le domaine de la culture, de la liberté de presse en Mauritanie, voire même de lui décerner le plus grand prix mondial délivré par l’UNESCO dans ce domaine" a conclu Ould Haiba.
atlanticmedia.info