Cridem

Lancer l'impression
27-12-2012

20:39

Petit Centre / Bac Français : La politique des quotas ruine l’espoir des candidats et leurs familles.

L’institution par le service culturel de l’ambassade de France des quotas pour les candidats au baccalauréat français porte un gros préjudice au Petit Centre, une des écoles pionnières dans l’enseignement du programme français en Mauritanie. C’est le moins qu’on puisse dire.

Après une réduction drastique l’an passé, l’école voit baisser le nombre de ses candidats à ce sésame. Tenez, Seuls 38 sur les 80 candidats (1ere S et 1ere ES) peuvent plancher cette année pour la première partie du baccalauréat dans différentes options, soit 30,4 %. « C’est à prendre ou à prendre ou à laisser », aurait dit le service culturel de l’ambassade.

Quarante deux candidats ayant trimé dur pour arriver à ce stade et leurs parents voient leurs espoirs s’envoler. Des élèves ayant évolué, depuis la maternelle dans le programme français. Les plus courageux acceptent de redoubler avec des conséquences financières lourdes pour leurs familles, et avec le risque de ne pouvoir compter parmi les futurs élus.

Les autres retournent postuler, avec amertume et sans grand espoir au bac mauritanien. D’autres changent tout simplement d’école, ce qui fait subir à cet établissement un gros préjudice. Dur,dur d’être candidat au probatoire français par ces temps au Petit Centre ! Pourtant l’une des meilleures écoles privées mauritaniennes en termes de résultat au bac français, en dépit de la grande différence des coûts pratiqués à l’école française. Veut-on étouffer pour ne pas dire fermer le Petit Centre ?

La question mérite d’être posée dans la mesure où les enfants qui le fréquentent et leurs parents ont pour but de décrocher le bac qui leur ouvre les portes des écoles supérieures françaises. Une situation déplorée par la direction de l’école et dénoncée par les enseignants et les parents d’élèves. Selon un parent d’élève dont le fils a été recalé, l’attitude de la France est tout simplement inamicale ; au lieu d’encourager cette école dans son action pour la promotion de la langue française, le service culturel semble considérer, par son attitude le Petit Centre comme un concurrent de l’école française.

Pourquoi l’ambassade de France, connaissant à l’avance les effectifs des écoles privées appliquant son programme ne prend-elle pas le soin de moduler son offre en fonction de la demande mauritanienne ? Même si le nombre d’écoles privées a augmenté en Mauritanie, le comportement qui favorise l’école française de Nouakchott au détriment des écoles privées enseignant le même programme est tout simplement suspect.

DL


 


Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence www.cridem.org