Cridem

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12-02-2013

20:52

Les États Généraux de l’Éducation.

C’est en 1998, au cours d’une audience du Président Maaouya, que j’ai posé la question sur l’Éducation constatant comme tout le monde la dépréciation de l’Enseignement dans notre pays, certains établissements privés, parce que dirigés par des enseignants de haut niveau, avaient entrepris un en enseignement convenable.

Il faut citer certains des enseignants qui ont obtenus des résultats satisfaisants. Thierno Fall, Seye Cheikh, Oumar Tidiane, Mohamed cissé, Abdoulaye sarr, Boussoum Ly et d’autres encore de la même génération.

Revenons loin en arrière

Après notre accession à l’indépendance en 1960, le Président Moktar ould Daddah pensait déjà à la réputation de notre enseignement. Ainsi au cours des années 1964 -1965, passant par le Parti du peuple Mauritanien, dont le congrès extraordinaire des 22-23 et 24 janvier 1964 à Kaédi, une révolution sur l’arabisation fut adoptée.

A la deuxième session de l’assemblée Nationale une loi sur l’Arabe qui devient langue officielle prévoyant la refnte du système éducatif donnant ainsi une place prépondérant à l’arabe. Les Communautés Pulaar et Sonninké s’insurgèrent contre cet état de fait, cela est à l’origine des Événements de la dernière décade de Janvier 1966. Un groupe de ces deux communautés publié le « Manifeste des 19 », parce qu’ils étaient 19 cadres de notre pays. Les heurts, de ces journées se soldèrent par deux mauritaniens tués.

Les 19 sont arrêtés et mis en Résidence à Nbeïka ( tagant) pourtant le groupe des 41 maures, qui a attisé cette confrontation n’a pas été inquiété, on constate avec amertume, le parti pris de l’État. La mise en application de cette loi sera mise en veilleuse pour éviter d’aggraver la fissure entre nos communautés nationales. Les 19 seront libérés après dix mois de détention, le parti du peuple, par ces cadres Pulaar, Soniké et Wolof, tente par tous les moyens de restaurer la quiétude national.

Les changements dans l’enseignement, avec la modification des programmes du primaire et au secondaire avec l’arabe pour plus de 80% seront mis en œuvre en 1970, avec aussi une restructuration du Ministère de l’Éducation Nationale. Après les divers coups d’États, chaque fois une nouvelle orientation du système de l’Enseignement nationale voyait le jour, l’enseignement se rabaissait au fil du temps.

Et depuis 1984, à l’arrivée au pouvoir le 12-12 de Maaouya Ould Sidi Ahmed Taya, plusieurs reformes ont été adoptées Éducation I et Éducation II sur financement de la Banque Mondiale, n’ont pas amélioré la situation. La déliquescence de notre enseignement national est constatée, alors que des Budgets énormes ont été consentis à ce secteur, les niveaux au Primaire et secondaire sont catastrophiques.

C’est depuis 2005, en mars je crois, que l’idée de réunir des cadres pour des États Généraux de l’Éducation a commencé à fleurir dans les esprits, au fur et à mesure, malgré les changements intervenus au niveau de la Présidence de la République, cette idée prenait de l’ampleur et la forme. Ce n’est qu’en fin 2011 qu’une commission Technique est constituée en vue de préparer ces assises, qui pourraient, sortir notre système éducatif de sa torpeur.

En parlant de cela, au niveau de la Présidences, j’ai dressé une liste d’une centaine de cadres de l’enseignement professeurs, l’inspecteur de l’enseignement, l’instituteur et Moniteurs de l’ancien système éducatif sans oublier les anciens Ministres de l’Éducation depuis 1965 : Ba Mamadou Alassane, Ely Ould, Ahmed Ould Sidi Baba, hassane Ould Didi et aussi Nebgouha mohamed vall, qui au cours de son passage à ce Ministère après des initiatives courageuses pour l’améliorations de notre système Éducatif sans oublier, Mme Aïssata KANE ancienne ministre, qui est la première institutrice de notre pays en 1953.

En venant, Dimanche 3 Février 2013 à l’ouverture de ces États Généraux, j’ai été heureux de voir plusieurs de nos anciens cadres de l’enseignement, cela m’a donné une certaine confiance et aussi avec les propos du premier ministre, dans son discours d’ouverture.

Ceux là, qui se réunissent dans les diverses commissions techniques connaissent parfaitement ce domaine et ont vécu toutes les expériences, ils sont qualifiés pour nous sortir de cette situation avec des propositions concrètes pour soigner notre éducation nationale. Les Médecins sont au chevet de leurs malades. Nous espérons une issue heureuse de ces États Généraux pour notre pays.

Le Président
Amadou Moctar Kane


 


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