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Quelle place pour les instituteurs titulaires des diplômes supérieurs dans l’éducation nationale ?
L’augmentation des primes (craie, éloignement surtout) a constitué l’essentiel des revendications des organisations syndicales alors que le volet formation et celui du reclassement n'ont jamais étaient objet de revendications sérieuses.
Mais pour les laissés pour compte, les instituteurs possédant des diplômes supérieurs victimes d’arbitraire, du favoritisme et du népotisme ayant caractérisé le système éducatif depuis l’ère Taya l’état ferait mieux en pensant à l'équité entre les enseignants.
Car il n'est secret pour personne que des instituteurs titulaires des diplômes supérieurs ( DEUG ,Maîtrises) exercent dans d’ établissement du fondamental et au secondaire comme adjoints et /ou comme chargés de cours aux cotés d'autres enseignants qui ne détiennent que le brevet et d'autres diplômes que ceux en leur possession.
D’ailleurs certains n’ont subi que quelques jours de formations et d'autres aucune. Comme c’est le cas des contractuels titularisés alors qu’ailleurs un bachelier qui veut devenir instituteur fait trois années à l’E N I. la titularisation et la sélection des dossiers des auxiliaires de 1995, les contractuels en 2007 et l’officialisation des contractuels en janvier 2013 suffisent pour illustrer la contradiction existante au niveau de l’éducation nationale.
Pour les instituteurs titulaires des diplômes supérieurs qui, dans des établissements exercent comme des chargés des cours alors qu’ils n’ont ni droit d’être coordinateurs de matière et peuvent plus participer aux concours d’inspecteurs adjoints auxquels participent des brevetés, la volonté de les maintenir dans des telles situations ne peut relever que d’injustice. Pour ne pas dire ignorance de notion d’équité.
Craignant de rester dans la même situation, celle de non évolution dans leur carrière, Ils s’interrogent sur l’utilité d’un diplôme pour les responsables du département duquel ils sont dépendants. Pour cette catégorie de victimes d’injustice, aux moult problèmes de l’éducation nationale sans solution, il faut peut être ajouté leur cas.
Cette catégorie de fonctionnaires n’ayant pas droit à l’évolution dans leur carrière pour les décideurs pense que le reclassement, soit par la formation ou part sélection de dossiers pour une valorisation de diplômes serait plus bénéfique aux écoliers mauritaniens. Mieux ce serait plus juste et un honneur pour ceux qui pensent mieux faire que les autres venus avant eux
La non application du statut applicable au corps enseignant du fondamental dont l’étude est déjà faite sur proposition du Ministre en charge de l’éducation Nationale et de celui de la fonction publique ne peut être qu’une absence de vision claire pour ce département qui devient lieu de refuge des médiocres.
Après quelques semaines de l’organisation des états généraux sur l’éducation au cours desquels aucune mention n’est faite sur leur cas, il faut le dire sans crainte que le Ministre d’état à l’éducation ne fera pas plus que ceux, qui avant lui n’ont jamais pensé à bien faire. Les laissés pour compte de l’éducation nationale dénoncent le favoritisme, le népotisme et la volonté d'exclusion dont ils ont souffert et continuent d'en souffrir.
Car soutiennent ils comment ne pas penser à reclasser un instit tuteur qui a le Bac plus quatre, qui détient son C AP après avoir été formé pendant neuf mois à l’I N I et titularisé un contractuel qui ne détient que soit le D E U G ou la Maitrise et qu’ ignore comment sont les couleurs des portes des écoles normales ,donc sans aucune formation et penser à l’équité et au droit des travailleurs ?
Ceux qui décident ont-ils pensé s'il est juste de confier la plus part des directions des établissements à des brevetés et autres, promis sans critères alors que les diplômés y exercent étant des adjoints ? Est-il juste que des instituteurs maitrisards continuent d’être chargés des cours aux cotés des titulaires des mêmes diplômes et quelques fois avec des simples bacheliers ou brevetés dans nos établissements secondaires et prétendre redresser ce secteur agonissant ?
Il est grand temps que nos décideurs et ceux qui les applaudissent comprennent que les vrais freins au système éducatif mauritanien peuvent être régler sans parler et/ou passer par des indemnités et des petites choses qui n’améliorent point nos enfants.
Car si les indemnités servaient à améliorer, celles du Bilinguisme, de la craie, de l’éloignement, du transport, du logement, et du multigrade accordées au fondamental auxquels s’ajoutent la prime de coordination et celle accordée aux laborantins dans les établissements secondaires allaient pouvoir sauver notre système le plus naufragé du monde.
Au pays de Maw mouskillé et du chi tari ,on parle de concours quand on évoque les cas des instituteurs qui ont le Bac plus quatre ans qui ont subi une année de formation à l’école normale des instituteurs avec une ancienneté en plus du Certificat d’Aptitude Pédagogique( C A P) alors qu’on titularise comme professeurs ceux qui sont sans aucune formation, pris comme contractuels et on pense bien faire
En fin s’il y a équité dans l’attribution des indemnités de transport, de la craie et du logement, point de soucis pour les instituteurs qui possèdent des diplômes supérieurs.
Au président Aziz nous demandons s’il ya plus pauvres qui celui ou ceux qui sont victimes d’injustice ? Pour en faire dire que (( FAIT QUELQUE CHOSE)) pour cette catégorie de fonctionnaires pour une question d’honnête et de justice surtout dans une mauritaniens où les aspirations sont sans soucis et à Bahiya demandons de voir comment résoudre cette équation qui est restée longtemps sans solution pour les décideurs au niveau de l’éducation nationale.
Le changement promis au peuple passe d’abord par penser aux laissés pour compte et le reste relève des discours populistes.
Signé.Amadou Bocar Ba/Gaynnako
cp/Guidimakha