Cridem

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13-03-2013

00:44

Le Pouvoir s’enrichit, les populations trinquent !

La situation économique de la Mauritanie, en dépit des effets d’annonces des autorités, est des plus incertaines assurent, mardi, certains analystes économiques.

Selon ces analystes, l’un des plus grands échecs du gouvernement actuel est perceptible dans le résultat dans la lutte annoncée contre la gabegie et les détournements de deniers publics. Selon ces mêmes sources, citant le dernier rapport de la Convention des Nations Unies sur la Corruption, 2013.

Le coût de cette corruption a atteint des proportions inimaginables avec plus 60 milliards d’ouguiyas. Les analystes lient cette hausse de la corruption au népotisme favorisé par les autorités en place et l »inefficacité de leur engagement dans la transparence de la gestion des affaires publiques.

A ce sujet, les analystes indiquent que la suspension de la Mauritanie de l’Initiative de transparence des industries extractives en serait une illustration parfaite pour le secteur des mines. Par ailleurs, ces critiques font part du favoritisme apparent, en violation de la nouvelle réglementation en matière d’attribution des marchés publics. Les analystes notent aussi des abus de gestion de deniers d’Etat et une instrumentalisation sans égale de l’Administration.

«Tous les ingrédients d’une dérive totale du pays sont aujourd’hui réunis» mettent-ils en garde. La facture de cette malgouvernance des ressources publiques est, selon eux, supportée par les populations mauritaniennes dont la majorité gagne moins d’un dollar par jour. La mauvaise gouvernance du pays et le déficit de transparence est encore citée comme un des facteurs du blocage de la vie politique dans le pays.

La Mauritanie, rappelle-t-on, vit depuis l’élection du président Aziz, en juillet 2009, une crise multidimensionnelle marquée par l’absence de dialogue avec la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) et des affaires scabreuses au plan économique.


 


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