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« Il y a trop de foyers à éteindre dans le pays » : « Un Etat est d’autant plus fort qu’il peut conserver en lui ce qui vit et agit contre lui. » (Paul Valéry)
Le climat social est très lourd en Mauritanie. Il faut aimer son pays pour le servir. Seule une alternance pacifique peut élargir le consensus. Aujourd’hui le pays vit des tensions qu’on ne saurait négliger.
Un dialogue entre le pouvoir et tous autres les segments du pays peut bien constituer, une voie curative pour jurer les démons du basculement dans une aventure périlleuse. Seule une alternance politique pacifique peut élargie le consensus.
Le partage du pouvoir, l’équilibre des influences, la cohabitation, la tolérance, sont l’essence même de la démocratie. Aujourd’hui le pays vit des tensions qu’on ne saurait négliser. La situation sociale est insupportable, le peuple en est meurtri. La marmite Mauritanie, placée sur un feu en permanence nourrie, et qui bout dangereusement, risque d’exploser à tout moment.
Des prix brûlants qui prennent l’ascenseur alors que les revenus restent bloqués au rez-de-chaussée. En effet, pour certains produits essentiels comme le lait, le riz, l’huile, le sucre, les pattes alimentaires, les légumes, l’eau, l’électricité, le logement, les prix flambent et étouffent.
Les fonctionnaires de l’État, ils sont réduits à attendre stoïquement les « fins de mois ». Parce que la solde, ils n’ont plus occasion, que de la «toucher » pour aussitôt la dépenser jusqu’à la dernière ouguiya. Encore que le salaire est loin de couvrir les frais de la nourriture, entre autres besoins. Voilà désormais le lot quotidien des fonctionnaires. La tension sociale monte dans les foyers, nos braves pères et nos vaillantes mères ont du mal à répondre aux exigences d’une progéniture exposée à la flambée des prix ou tout bonnement à la cherté de la vie.
Car en Mauritanie quand les prix flambent, ils ne redescendent jamais et on subit. Les jeunes voient leurs rêves brisés et la question de l’emploi reste jusqu’à présent une équation. Les stratégies de réduction de la pauvreté sont des synergies d’augmentation de la pauvreté. La Nation étouffe parce que le Gouvernement l’étrangle. A-t-il d’ailleurs une politique ? Où navigue-t-il au jour le jour, s’appliquant à contourner les obstacles ? Le désenchantement des populations ne souffle l’ombre d’aucun doute et celle-ci n’est pas le fait d’une extrapolation de l’opposition.
Il y a des signes qui ne trompent pas. ?? Liberté, Respect, Responsabilité ??, trois impératifs qui définissent notre attitude pour imaginer et d’écrire la société que nous voulons. Ces impératifs sont inséparables. Ils atteignent au cœur l’état politique d’aujourd’hui, le mettant en question. S’ils sont pris en compte même imparfaitement, le visage de notre société changera et elle assurera sont équilibre.
Sinon elle continuera d’administrer ses désarrois et n’entrera pas dans l’an 2014 aussi tranquillement que certains l’imaginent. La plus belle des noblesses en République : être choisi par le peuple et le servir loyalement. La sagesse commande que l’on gouverne à ?? tombeau ouvert ?? comme les cavaliers traversent le désert. Quoi qu’il en soit, à chacun sa destinée.
Ahmed Bazeid Ould Beyrouck
PS : Je ne suis ni de l’opposition, ni de la majorité présidentielle. Je suis ailleurs.
« À bon entendeur, salut »