Cridem

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14-03-2013

10:15

Le flou autour de l’argent disparu des militaires

Selon nos confrères du site Akhbar.info, beaucoup d’ambiguïtés entourent depuis samedi passé les dessous d’un scandale financier qui avait éclaté dans la trésorerie de l’Armée mauritanienne.

L’affaire portant sur le détournement de la paie de la troupe du mois de février, n’arrête pas de se développer, avec chaque jour qui arrive son lot d’informations. Après l’interpellation et la mise aux arrêts du principal accusé, le sieur Abedi Ould Khomany, voilà que les rangs des prévenus s’allonge.

Pour autant, l’argent ne serait pas retrouvé ! En effet, malgré l’interpellation de deux présumés, la somme jugée "faramineuse" est toujours portée disparue. Interrogé à propos, Ould Khomany aurait levé les mains comme pour dire qu’il ne dispose plus de cet argent.

Les investigations menées depuis dimanche sur son patrimoine auraient permis aux enquêteurs de découvrir toutefois que l’homme possède trois villas qu’il aurait récemment acquis dans le quartier de Tevragh Zeina. Ses parents et proches qui ont été invités à répondre aux questions des enquêteurs n’auraient pas fait évoluer ladite enquête, chacun soutenant ne rien savoir de ce que faisait Ould Khamany de cet argent.

On se rappelle que jeudi dernier, le jeune commerçant Abeidi Ould Khomani "était disparu" avec 410 millions UM de caisses de l’Armée qu’il recevait pour faire prospérer son propre commerce et partager, ensuite, les bénéfices avec d’autres. Il s’agissait de la paie des soldats pour le mois de février dernier. L’homme qui n’en serait pas à sa première expérience, avait toutefois toujours respecté les délais. Cette fois,il fut pas au rendez-vous.

Et c’est après l’avoir vainement attendu et après avoir tenté en vain de le joindre par tous ses numéros de téléphone, que le comptable de l’état major qui lui avait remis l’argent, aurait informé ses supérieurs qui ont lancé l’alerte. Une traque est engagée et le fugitif a été, finalement, arrêté dans la matinée de samedi par la Gendarmerie dans un quartier du nord de Nouakchott.

Dimanche, les noms de plusieurs complices apparaissent, qui seront interpellés les uns après les autres. Certains d’entre eux ont rejeté les accusations portant contre eux affirmant qu’ils n’entretenaient aucune relation avec le principal accusé, d’autres toutefois auraient reconnu. Ils soutiendront que les faits en question étaient connus par leur hiérarchie et qu’ils agissaient "sur des ordres venus d’en haut".

Ces transactions qui ont eu lieu hors tout cadre légal, toucheraient des sommes destinées au payement de salaires de soldats comptant pour le mois de février. Il s’agirait de plus 600.000.000 UM, soit à peu près 1.5 million €. ! Et le site de noter en substance qu’après ce scandale avéré, il est difficile, pour le gouvernement d’user du prétexte de la « confidentialité » ou du fameux « secret-défense » pour éviter d’évoquer sur la place publique, la question des dépenses militaires.

JOB


 


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