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14-03-2013

15:02

Mohamed Ould Debagh : 37 jours en otage !

Mohamed Ould Debagh, vice-président du groupe Bsa est embastillé depuis trente sept jours aujourd’hui pour de fausses allégations retenues contre lui par le Pouvoir dans un bras de fer livré par le président Aziz à son ex-mentor, Mohamed Ould Bouamattou.

Poursuivi pour «mise en banque route » de la Mauritanie Airways dont 10% du capital -don des investisseurs (Tunisie Airways et Bsa)- appartient à l’Etat, Mohamed Ould Debagh a été mis en prison le 6 février 2013, après une rocambolesque enquête de la police de lutte contre la criminalité financière où les véritables procès-verbaux d’audition contenant les déclarations de Ould Debagh ont été retirés et remplacés par d’autres, accusent, sans détour ses avocats, Me Bouhoubeini, Me El Yezid Ould El Yezid ainsi que Me William Bourdon du barreau de Paris.

L’inculpé n’assurait pas une fonction exécutive au sein de la compagnie dont il est poursuivi pour « mise en banque route ».

Dans une récente déclaration, le collectif des avocats avait exhorté les autorités judiciaires à accomplir leur mission en toute indépendance, pour dire le droit, loin des pressions de l’appareil politique. Les trois avocats avaient même assuré que si l’on s’en remettait seulement à l’application du droit, leur client aurait depuis longtemps élargi.

Les avocats de la défense ont, dans ce cadre, porté plainte contre le commissaire Fodé Dramé, responsable de l’enquête qu’ils accusent d’avoir par « ses manipulations » des procès-verbaux d’audition fausser le cours normal de la Justice. Les p.v dont il sagit portent sur l’usage immodéré des avions de la Mauritanie airways dans la campagne du candidat Aziz et ultérieurement le transport des troupes militaires et de matériels au profit de l’armée.

«Au lieu d’être en prison, Ould Debagh qui agissait sur instruction du PDG de Bsa, « devrait être célébré » pour cet acte de patriotisme avait notamment regretté l’avocat français William Bourdon.

La situation d’emprisonnement du vice-président du Groupe Bsa fait dire à beaucoup d’observateurs qu’il est « pris en otage » par le président Aziz, faute de pouvoir mettre la main sur son PDG.




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