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15-03-2013

17:27

Affaire Bouamattou-Aziz : Les contradictions du conseil de politique monétaire

L’affaire Bouamattou - Aziz révèle de plus en plus les dysfonctionnements auxquels est soumise la Banque Centrale de Mauritanie depuis que Sid’Ahmed Ould Raiss, en a pris les commandes en 2009, constate-t-on des pratiques deux poids deux mesures de cette institution.

Mais pour une première, s’en est vraiment une avec le communiqué sur mesure diffusé jeudi par la Banque centrale dans le cadre de son harcèlement des intérêts du président du Groupe Bsa, Mohamed Ould Bouamattou.

Le conseil de politique monétaire de la banque centrale a donc adressé un blâme à la GBm et lui a enjoint par la même l’ouverture de ses guichets, après l’annonce par le PDG de la Gbm, se sentant dans en ligne de mire du président Aziz, de « mesures de sauvegarde » des avoirs de ses clients.

A y regarder de plus près, cette fermeté du conseil de politique monétaire à faire respecter les lois tranche nettement avec les précédents rocambolesques connus par l’institution.

Il suffit pour s’en convaincre de remonter l’affaire du scandale de la Sonimex, fin avril 2012, où toutes les procédures de garantie de prêt ont été escamotées, sous les yeux du conseil de politique monétaire, certifiant ainsi que les pertes pour l’Etat, soit plus de 11 milliards d’ouguiyas, ne seront jamais recouverts.

Plus près de nous encore, le Gouverneur de la Banque centrale lui-même a délivré une autorisation d’exploitation d’une banque de la place en accordant à son initiateur 1 milliard 200 millions d’ouguiyas et en fermant les yeux sur les exigences légales du dépôt de fonds de garantie de l’ordre de 300 millions d’ouguiyas exigibles.

Le Gouverneur quelle que soit l’origine de « l’instruction » a violé la règlementation notamment la loi N°020/2007 (fixant les conditions de mise en place des banques primaires en Mauritanie) en finançant cette banque avec l’argent public et en fermant les yeux sur les garanties qu’elle devait produire au regard de la règlémentation.

Les pratiques sont on ne peut plus irrégulières et contradictoires à la Banque centrale qui -une évidence patente- est aujourd’hui instrumentalisée pour des raisons simplement inavouables.

A remarquer également que le conseil de politique monétaire ne se montre pas prolixe face à l’absence de bilan des banques primaires comme il semble frappé de cécité face à d’autres banques présentant dans leurs bilans des investissements évidemment déductibles pour la construction d’édifice pour 20 millions de dollars.

Le conseil de politique monétaire, mis en place en février 2012, comprend outre le gouverneur de la Banque centrale et son adjoint, Mohamed Abdellahi Ould Siyam, Marième Mint Srine, Abdel Kader Ould Mohamed Mahmoud, Hassene Ould Ely et N’Diaye Mohamed Abdoul.





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