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27-03-2013

14:56

Union Nationale des Rapatries Mauritaniens du Sénégal (UNRMS) : Déclaration

Suite à l’adoption du projet de décret portant dissolution de l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR) durant le Conseil des Ministres réuni le 21 Mars 2013, sous la Présidence de son Excellence ; le Président de la République Islamique de Mauritanie et du projet de décret portant création d’un établissement public dénommé Agence Nationale de Lutte contre les Séquelles de l’Esclavage, de l’Insertion et de la Lutte contre la Pauvreté (ANLSESILP), l’Union Nationale des Rapatriés Mauritaniens du Sénégal (UNRMS) s’inquiète du sort qui sera réservé à la communauté des rapatriés installés au Brakna, au Trarza, au Gorgol, au Guidimakha et en Assaba .

Ainsi, nous lançons un appel à son Excellence le Président de la République et à l’ensemble des autorités en place, les représentations diplomatiques et les ONG pour une redynamisation du cadre juridique de rapatriement dit Accord Tripartite, bâti sur des conditions préludes au retour des ex-réfugies.

Ces conditions sont :

• L’enrôlement exhaustif des rapatriés ;

• L’indemnisation des ayants droit (veuves et orphelins) ;

• Restitution des biens confisqués ou à défaut une juste indemnisation ;

• Récupération des terres spoliées ;

• L’implication pleine et effective des préoccupations des rapatriés notamment des femmes, des élèves et universitaires qui nécessitent des conditions d’insertion ;

• Viabiliser l’eau, l’électricité, les infrastructures sanitaires, scolaires, mosquées, etc.…

• Recouvrement de l’ensemble des droits des rapatriés de leur départ jusqu’à leur retour ;

• Le passif humanitaire.

Ces conditions demeurent toujours notre cheval de bataille. Quelques unes ont connu un début de solution comme le cas des fonctionnaires de l’Etat, malgré les manquements révélés. La question des terres spoliées, d’indemnisation des éleveurs, du passif humanitaire n’attire toujours pas l’attention des autorités mauritaniennes.

Concernant l’état-civil, on rencontre encore un vrai blocage. A titre d’exemples sur les vingt quatre mille (24000) rapatriés, six mille (6000) seulement se sont fait enrôlés. Et le reste de cette communauté n’a pas pu s’enrôler du fait de non enregistrement de leurs fichiers (VRF) sur la base des données de l’état-civil.

Nous invitons les autorités compétentes de bien vouloir reconsidérer le cadre juridique de notre rapatriement ; condition sine qua non de l’insertion des rapatriés mauritaniens.

Nous précisons en outre, que malgré la déclaration de clôture du programme de rapatriement émise le 25 Mars 2012 à Rosso, par notre Président de la République, il existe toujours des réfugiés volontaires au rapatriement dans les camps d’asile au Sénégal et au Mali, … D’ailleurs, en son article premier, l’Accord Tripartite postule que « tout réfugié mauritanien a le droit de retour en Mauritanie s’il le souhait ».

Contact : 44 67 00 32 / 44 55 44 06
E-mail : rapatriesu@yahoo.fr


 


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