Cridem

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31-03-2013

05:55

La guerre au Mali : Quand le colon est socialiste…

Difficile pour le Mauritanien moyen, de comprendre pourquoi les socialistes français tiennent à faire « plus mal » que leurs prédécesseurs au pouvoir.

Difficile aussi pour un intellectuel Mauritanien de comprendre comment les enfants de Rousseau, de Jaurès, de Mitterrand , puissent aller chercher dans les fonds des fichier- mercenaires de la France pour rappeler ceux qui ont cassé du Viet, du Fellagha et du Taliban, pour aller aussi casser du Targui, toujours aussi loin des frontières de la France.

Difficile également pour le technocrate Mauritanien qui a fait ses études et par fois une partie de sa vie en France, à l’ombre des socialistes, référence et fierté de nombreux leaders politiques Africains.

Difficile enfin pour les Mauritaniens de comprendre pourquoi François Hollande tient à donner cette image, coloniale, rétrograde et plus « FrançAfricaine » que jamais, de cette France, résistante, patrie des droits de l’homme et de la liberté, que malgré les faits coloniaux d’antan, les Africains avait fini par adopter et respecter.

Le pire, c’est que cette nouvelle France socialo-colonialiste n’a pas tiré la moindre leçon des échecs français, dans les guerres coloniales, où pourtant le dernier de la classe aurait retenu que dans ce type de guerres la victoire finale appartient toujours à l’agressé et non à l’agresseur.

Pourtant, il suffit à François Hollande d’écouter ses généraux et capitaines, en ce moment en Adrar des Ifoghas, émerveillés par les qualités guerrières de ceux qu’ils appellent les « Jihadistes » et qu’en France, sous Hitler, on appelait les Résistants : -« Nous n’avions pas vu cela depuis l’Algérie, raconte le général Bernard Barrera, le commandant tactique de l’opération Serval ».

-« En Afghanistan, c’était très différent, compare le capitaine Clément. Les talibans lâchaient souvent leurs armes pour se fondre dans la population et réapparaître sous l’apparence d’un berger du coin. Là, on s’est battus contre de véritables guerriers, capables d’élaborer une stratégie et de monter des embuscades. Ils ne se défilaient pas, bien au contraire. »

La seule chose qui semble de plus en plus claire pour les Mauritaniens, c’est que la guerre que la France mène en ce moment au Mali n’est pas la leur, que les Maliens et les Mauritaniens n’ont pas besoin d’un « entremetteur », fût-il Président de la France socialiste, pour se convaincre de la nécessaire solidarité de leurs peuples, face à n’importe quel ennemi commun.

Soueylem Val



 


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