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Interview exclusive Jean-Louis Bruguière juge anti terroriste : « La Mauritanie est un élément important dans la lutte contre la criminalité organisée et surtout le trafic de stupéfiant »
Selon google il est un ancien juge français spécialisé dans la lutte antiterroriste. Il a été premier vice-président de la section d'instruction « lutte anti-terroriste » du tribunal de grande instance de Paris. Il exercer ses prérogatives dans le cadre de l'antiterrorisme, développant ses réseaux. Il cible en particulier Action directe.
En 1986, la Division nationale anti-terroriste (DNAT) du parquet de Paris est créée. Un an plus tard, un piège à la grenade est posé devant son appartement. Il multiplie depuis les instructions d'affaires de terrorisme. Il est actuellement Haut représentant de l’Union européenne auprès des États-Unis pour la lutte contre le financement du terrorisme dans le cadre du « Terrorism Finance Tracking Programme/ SWIFT ».
Dans cette interview il livre ses impressions sur l’action du pouvoir en place dans la lutte du trafic de drogue et du terrorisme.
Question : Vous êtes connu pour avoir occupé le poste de premier vice-président de la section d'instruction « lutte anti-terroriste » du tribunal de grande instance de Paris.
Jean-Louis Bruguière : Effectivement. Il faut dire que j’ai été le chef de la cellule son coordonateur du début des années 90 à 2007.
Question : Qu’et ce qui explique selon vous le lien ente terrorisme et trafic de drogue dans la région du Sahel ?
Jean-Louis Bruguière : C’est un phénomène relativement ancien mais qui s’est développé de façon rapide ces dernières années. Ce phénomène a permis a AQMI et avant lui à son ancêtre le GSPC se financer. Les relations ne poursuivent pas le même but mais il est évident qu’AQMI était obligé de se mêler au trafic de drogue notamment la cocaïne pour assurer son autofinancement.
Question : Pourquoi les terroristes ont-ils choisi la région du Sahel pour leurs opérations
Jean-Louis Bruguière : C’est aussi quelque chose de relativement ancien qui remonte au GSPC qui est l’ancêtre de ces groupes armés. Au début des années quatre Vingt Dix le GSPC il a été combattu efficacement et farouchement par les autorités algériennes ont crée d’autres petits groupes ou Katiba dont certains s’étaient même installés en Mauritanie et se réfugiaient au Mali dans une zone tampon dans ce namans land. Ces groupes étaient relativement actifs et leur activisme va s’accélérer avec la chute du régime de Kaddaf qui a entrainé une dispersion dan armes et un renforcement des moyens matériels d’AQMI.
Question : Vous venez de le dire la Mauritanie a été longtemps victime des attaques terroristes. L’actuel pouvoir a mené une politique agressive à l’encontre de ces groupes terroristes. Quelle appréciation faites-vous de cette politique de lutte contre le terrorisme.
Jean-Louis Bruguière : C’est grâce à l’efficacité de l’armée mauritanienne qui est une armée efficace que l’AQMi est en grande partie hors du territoire mauritanien. il faut rappeler que le président malien à l’époque avait autorisé l’armée mauritanienne de poursuivre ces groupes sur son territoire et l’armée mauritanienne avait mené des actions efficaces contre ces groupes.
Question : Quelle appréciation faites vous de cette politique de lutte contre le terrorisme qui englobe également la lutte contre le trafic de drogue mise en place par le pouvoir actuel
Jean-Louis Bruguière : D’après les informations dont je dispose et je vous rappelle que je m’intéresse beaucoup à la région ; selon mes informations donc la Mauritanie est un élément important dans la lutte contre la criminalité organisée et surtout le trafic de stupéfiant et ce d’autant plus que les services mauritaniens savent qu’il y’ un lien entre les réseau terroristes et trafiquants de drogue.
Propos recueillis par Yedaly Fall