Cridem

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01-04-2013

23:37

A propos de l’Agence Nationale de Lutte contre les Séquelles de l’Esclavage (ANLSE)

La création à la surprise générale de l’Agence Nationale de Lutte contre les Séquelles de l’Esclavage (ANLSE) par le gouvernement de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, continue de susciter un flot de commentaires dont la plupart sont orientés par l’opinion politique de leurs auteurs.

Le Réseau Africain pour le Développement Humain Durable (READHD) et le Forum pour la Protection des Droits de l’Homme, le Développement et la Citoyenneté (FPDHDC) attirent l’attention de tous les commentateurs que l’opinion des haratines doit être prise en compte.

Que veulent ces paisibles citoyens ? Ils ont besoin entre autres de :

1 – se cultiver (majorité analphabète)
2 – rehausser leur faible pouvoir d’achat,
3 – amoindrir leurs difficultés agropastorales

4 – améliorer leurs problèmes sanitaires
5 – contribuer à la poursuite de la scolarité de leurs enfants
6 – aide à cultiver les relations séculaires de bon voisinage qui sont sous la menace du discours de division, de haine qui mettent en danger la stabilité, la concorde et la paix dans nos différentes wilayas.

7 – solution à leur approvisionnement en eau potable. Ces populations ne peuvent pas résoudre leurs problèmes avec des discours enflammés, sectaires aussi subjectifs et décalés totalement de la réalité et de leur vécu quotidien.

Les deux réseaux s’étonnent de la rhétorique qui fait que chaque fois que le gouvernement mauritanien prend une décision qui va dans l’intérêt des populations, des individus ainsi que des organisations pas souvent majoritaires essaient de dénaturer ces décisions afin de brouiller l’opinion des bénéficiaires potentiels.

Parler de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie sans faire une rétrospective objective est un crime de lèses-haratines, car ceux qui ont pris conscience de la problématique haratines tardivement ne doivent pas occulter le rôle de ceux qui ont tout sacrifié pour cette cause. Et l’on s’étonne que des organes de presse se lancent pour faire une campagne qui ne dit pas son nom afin d’attribuer la paternité de toute décision devant améliorer le vécu des haratines injustement à tel individu ou tel organisation.

Quant au problème du passif humanitaire il a connu un développement qualitatif et quantitatif par l’accord historique de Kaédi du 25.03.2008 entre le gouvernement mauritanien de son Excellence le président Mohamed Ould Abdel Aziz et les représentants des victimes (COVIRE).

On peut constater des insuffisances, certes, qui peuvent amener certains esprits à faire croire que rien n’a été fait, en tout cas à notre connaissance l’Etat a dépensé des sommes très importantes et la nouvelle Agence compte parmi ces structures une Direction de l’Insertion preuve que le gouvernement continue de se préoccuper de cette problématique afin d’améliorer la situation des victimes.

En tout état de cause les réseaux soutiennent la décision historique de la création de cette Agence et invitent toute la société civile, la classe politique en général et les défenseurs des droits Humains en particulier à accompagner l’action de cette Agence pour permettre l’émancipation de cette forte majorité de la population mauritanienne (exclus et marginalisés) dont les haratines constituent une écrasante majorité qui a été abandonnés sur la trace depuis l’accession de notre pays à l’indépendance.

Une nouvelle prise de conscience nationale s’impose à tous. Nos populations dans toute leur diversité méritent loin de toute démagogie de vivre dans la paix civile, la sérénité, la bonne cohabitation et ainsi notre pays retrouvera sa place dans le concert des nations respectueuses de la dignité humaine conformément aux préceptes l’Islam et le respect de la déclaration universelle des Droits de l’Homme.

NB : Toute action en vue de l’amélioration du vécu quotidien des victimes de l’esclavage (haratines) ne peut en aucun cas être une menace pour l’unité nationale.

Etant entendu que la différence entre le passif humanitaire et la problématique de l’esclavage est que l’un est ponctuel tandis que l’autre est structurel

? Le Réseau Africain pour le Développement Humain Durable (READHD)

? Le Forum pour la Protection des Droits de l’Homme, le Développement et la Citoyenneté (FPDHDC).


 


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