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Les Etats-Unis promettent d'aider à lutter contre les rebelles maliens
Les Etats-Unis vont examiner la meilleure manière de contribuer à la lutte contre les rebelles maliens liés à Al-Qaida, a déclaré mardi l'ancien candidat républicain à la présidence John McCain, en visite à Bamako.
"Nous allons travailler avec les forces françaises [...] et voir dans quelle mesure nous pouvons fournir du matériel, de la formation et de la technologie pour débarrasser le Mali de ces rebelles", a-t-il déclaré.
Les pays occidentaux craignent de voir le Sahel devenir une rampe de lancement pour les extrémistes islamistes, mais ne se sont pas engagés militairement aux côtés des Français et des Maliens dans les combats. Mais certains ont contribué en fournissant un soutien logistique, et l'Union européenne s'est engagée à participer à la formation de l'armée malienne.
Un premier contingent de soldats formés par l'ue
Un premier bataillon de 570 soldats maliens est arrivé mardi au camp de Koulikoro, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de la capitale, pour entamer leur formation sous l'autorité de la Mission de formation de l'UE (EUTM). La mission, forte au total de 500 hommes, formera les militaires maliens pendant une période initiale de quinze mois, pour un coût estimé à 12,3 millions d'euros.
C'est à Koulikoro qu'ils seront formés pendant dix semaines par une centaine d'instructeurs venant de sept pays (France, Royaume-Uni, Suède, Finlande, Lituanie, Luxembourg et Irlande), a précisé le lieutenant-colonel français Philippe de Cussac, porte-parole de la mission de formation de l'UE (EUTM) .
Le but de l'EUTM est de former et entraîner près de 3 000 soldats, qui se succéderont en quatre vagues sur quinze mois à Koulikoro. Cette opération débute alors que la France prépare le désengagement partiel de ses 4 000 soldats déployés dans le pays et que l'ONU finalise le lancement d'une mission de maintien de la paix qui sera composée de quelque 11 000 hommes.
Mission de reconstruction
A terme, la mission de "reconstruction" de l'armée du Mali de l'UE comprendra 550 militaires européens, dont l'objectif est de professionnaliser les soldats maliens pour qu'ils soient capables de résister aux attaques des groupes djihadistes.
Ces derniers, qui ont occupé pendant neuf mois le nord du Mali après en avoir chassé les rebelles touaregs qui avaient lancé l'offensive en janvier 2012, en ont été partiellement chassés par les soldats français qui, en soutien à l'armée malienne et d'autres pays africains, est intervenue dès le 11 janvier pour empêcher une avancée des islamistes vers le Sud. Mais d'importantes poches de résistance islamistes demeurent dans plusieurs régions du nord du Mali : massif des Ifoghas, Gao et Tombouctou.
Des islamistes armés ont réussi à s'infiltrer à Tombouctou après l'attentat-suicide d'un kamikaze dans la nuit de samedi à dimanche. Une dizaine de personnes, dont au moins huit djihadistes, ont été tués dans l'opération de "ratissage" menée dimanche et lundi dans la ville par des soldats maliens et français.
Le Monde.fr avec AFP et Reuters