Cridem

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04-04-2013

10:23

Marche contre le Viol de Penda Sogué : Honteuse absence des politiques

Pour un oui ou un non, les partis politiques mauritaniens rivalisent de déclaration, de marches, de meetings... Pour Penda Sogué, 20 ans, enlevée, séquestrée et assassinée, pas l’ombre d’un mot venant de la classe politique mauritanienne.

A la marche organisée à Nouakchott, mercredi 03 avril, pour dire Non aux viols et violences faites aux femmes, il n’y avait guère de politiciens. Ces spécialistes de « l’emphase vertueuse », qui ne cessent de crier « démocratie, droits de l’homme, bonne gouvernance, changement, élections… » sont inaptes a dire NON quand de jeunes innocentes sont violée et tuées.

«On n'ose plus aller au marché. On n'ose plus aller aux toilettes» a déclaré une femme pendant la marche pour Penda. Ce cri de détresse ne sera pas récupéré par nos partis politiques. Il ne sera pas récupéré parce qu’il n’est pas électoralement rentable. Nos politiciens préfèrent les généralités.

Ils préfèrent prendre la défense de ceux qui peuvent renvoyer l’ascenseur. Ils préfèrent les soutiens indéfectibles au pouvoir pour profiter du gâteau. Notre classe politique, qu’elle soit majorité ou opposition, préfère le cadre moelleux du palais des congrès, des hôtels de luxe, aux habitas précaires de Nouakchott ou les femmes sont violée.

Penda n’a pas été seulement victime d’un viol collectif. Elles et les centaines de violées sont victimes de l’inconséquence de ceux qui nous gouvernent ou qui aspirent nous gouverner. Des politiques qui veulent changer le monde, changer la Mauritanie mais « qui n’ont pas encore réglé leurs problèmes.»

Khalilou Diagana


 


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