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Chomage des jeunes en Mauritanie : La rue après le diplôme
Chaque année, des centaines de diplômés sortent de l’université de Nouakchott et des écoles de formation professionnelle. Quelques chanceux arrivent à trouver les moyens de poursuivre leurs études à l’étranger où a s’insérer dans le marché du travail. Les autres, majoritairement, se retrouvent au chômage. Nous avons rencontré quelques jeunes diplômés chômeurs.
«Je m’appel HD. J’ai 22 ans. J’ai obtenu une licence en science politique en 2012 à la faculté des sciences juridiques et économiques de Nouakchott. J’ai eu à faire un stage à la banque mauritanienne pour le commerce internationale (BMCI).
Avant, c’était facile d’obtenir un stage mais, aujourd’hui ce n’est plus facile.J’avais envie de continuer mes études comme tous les étudiants. La chance n’était pas de mon coté.
Depuis lors, je suis ce qu’on appelle un diplômé chômeur. J’ai déposé mon dossier dans pas mal de sociétés comme l’ANAIR, la BCI, A LA MAIRE DE SEBKHA… mais toujours pas de réponse. J’étais contente à l’idée de finir mes études et de trouver un travail et d’entrer dans le monde professionnel mais ce n’est pas facile.»
Des histoires qui se ressemblent
L’histoire de ID, électricien, n’est pas très différente de celle de HD.
«Je m’appelle ID. J’ai eu mon diplôme en électricité en 2004. j ai eu à faire deux stages. Depuis lors, je suis à la recherche de travail. J’ai déposé mon dossier dans une société de la place, la société mauritanienne d’électricité (SOMELEC). Comme je suis électricien, je pensais y trouver un emploi. Je n’ai pas reçu de réponse.
Le fait de vivre dans le chômage est une chose difficile que je supporte car je n’ai pas le choix. C’est très dur, je passe tout les jours à parcourir les rues de Nouakchott»
Même ceux qui n’ont pas encore fini leurs études s’inquiètent de leur avenir.
C’est le cas de RB.
« Je m’appelle RB. j ai 24 ans. Je suis étudiante à la faculté des sciences humaines. Je prépare ma licence en lettres modernes et littérature Française. Je commence déjà à penser au travail avant de poursuivre mes études, mais je vois que ça ne sera pas une chose facile. j ai des amis qui on fini mais qui n’ont toujours pas de travail. Je tenterai ma chance une fois mon diplôme obtenu même si le monde du travail n est pas facile d’accès.»
Le taux de chômage est d’environ 30% en Mauritanie. Ce chômage touche plus les jeunes qui représentent 70% des chercheurs d’emplois.
Aissata N’diaye (Stagiaire)