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COD : Le Rahil par les urne, à défaut de Rahil par la rue - [PhotoReportage]
Après plus d’une année de « Aziz dégage » sans résultat. Plus d’une année de « le départ de Oud Abdel Aziz du pouvoir est le préalable a tout début de solution de sortie de crise », la coordination de l’opposition démocratique mauritanienne a rendu public, mercredi 15 mai a Nouakchott, « sa vision pour des élections libres, honnêtes et transparentes.»
La COD, après avoir vainement tenté de faire démissionner le président de la République par la pression populaire, a-t-elle décidé de s’en remettre aux urnes ? Y a-t-il une contradiction entre le « Aziz dégage » et la note portant vision de la Coordination pur des élections « libres, honnêtes et transparentes » ?
Réponse de Mohamed Lafdhal du FD : « Nous pensons qu’il n’y a pas de contradiction car le Rahil (dégage) peut être assuré de deux manières. Mohamed Ould Abdel Aziz peut partir par la pression populaire, la lutte populaire démocratique telle qu’initier par la COD depuis une année et demi. Il peut aussi partir à travers des élections réellement libres, honnêtes et transparente. »
Et, la vision de la COD pour « des élections libres, honnêtes et transparentes » s’articule autour de quatre exigences « fondamentales. » La première : une supervision politique neutre. Pour la Coordination « seul un gouvernement consensuel dirigé par un premier ministre neutre et investi de tous les pouvoirs nécessaires, peut garantir la transparence des prochaines élections. » Autre demande de la COD par rapport a cette supervision « le chef de l’État, le premier ministre et les membres du gouvernement devront s’engager à ne pas se présenter aux prochaines échéances électorales, ni a soutenir un candidat. »
La deuxième exigence : des institutions électorales fiables. Pour être crédibles selon la COD, le président et les membres du conseil constitutionnel, le directeur général de l’état civil, le directeur du fichier électoral, le président et les membres de la CENI, les directeurs de médias publics doivent être consensuellement désignés.
La troisième exigence : la neutralité de l’État et des attributs de la puissance publique. Cette neutralité, nécessite, entre autres « la dépolitisation des marchés publics, le plafonnement des budgets de campagne, l’ouverture des médias publics et une déclaration publique de neutralité et sous serment de la part des chefs de corps de l’armée, de la gendarmerie, la police et autres forces de sécurité. »
La quatrième exigence. Une bonne préparation matérielle et technique des élections qui nécessite, entre autres, les mesures suivantes : la révision des textes électoraux de façons consensuelle, la publication de la liste électorale avant le dépôt des candidatures et la fixation de la date des élections de façons consensuelle.
Khalilou Diagana