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Hôpital de l’Amitié - Tv Sahel : Quand le sensationnel se moque de l’éthique
Malgré sa création récente, l’hôpital de l’Amitié d’Arafat avance lentement mais certainement vers les niveaux élevés de la performance sanitaire au niveau national, conformément à la volonté des hautes autorités et de sa direction.
Muni depuis quelques semaines d’une enseigne lumineuse de couleurs nationales (vert et jaune) visible de loin, suite à instruction donnée par l’actuel ministre de la santé, Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune et fort d’un partenariat unique dans son genre de 75 millions ouguiyas conclu la semaine passée avec le Directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), Aziz Ould Dahi...
...grâce au crédit de confiance dont bénéficie l’hôpital auprès de la Cnam ainsi qu’à sa solvabilité, portant sur l’acquisition de médicaments, la formation du personnel médical et l’acquisition d’équipements l’offre de soins et la diminution des coûts d’évacuation à l’étranger , fait des jaloux.
La décoration l’année dernière de son directeur général, Dr Mohamed Ould Bebaha et l’admission du directeur adjoint, Dr Zeinebou mint Haidy à l’assistanat ainsi que d’autres spécialistes de l’hôpital sont un acquis de plus qui inscrit l’action de cet hôpital dans l’excellence et la rigueur dans la gestion.
Des atouts louables et reconnus par tous qu’une certaine presse de l’audiovisuel, encore au stade de l’initié et de la quête du sensationnel pour se forger un chemin de notoriété au milieu de l’espace médiatique de rude concurrence, a cherché vainement à muer en défauts, pour des motifs qui semblent relever d’après certains de leurs voix plus du domaine du « peshmerguisme » et du chantage que du professionnalisme et de l’objectivité dans la diffusion des informations.
Pour mieux cerner ces contradictions du devoir médiatique, voyons ci-après comment une équipe de TV Sahel a voulu nuire sans succès à la bonne image de l’hôpital de l’Amitié d’Arafat en diffusant vendredi 17 mai courant un reportage monté de toutes pièces contre cette structure sanitaire, pour avoir été « ingrate avec la presse » comme le dit l’un de ses responsables, interpellé sur cet acharnement journalistique truffé de faux.
« Une soi-disant équipe de TV Sahel, ne portant pas sur une elle une autorisation, composée de jeunes filles maquillées à la manière des mannequins, a fait descente mercredi soir à minuit à l’hôpital de l’Amitié d’Arafat.
Objectif : faire un reportage sur les services présentés par la structure. Le moment choisi pour cette mission dissimile des intentions malveillantes orchestrées par des parties hostiles et envieuses de l’hôpital à travers des mains médiatiques. En effet, à cette heure ci, le présumé reportage semble s’orienter vers un travail mené à ses moments de travail réduit en raison du congé hebdomadaire et du repos dont les patients doivent bénéficier après une semaine ouvrable de surveillance rapprochée des autorités sanitaires.
Ce qui a conduit cette descente suspecte de TV Sahel à créer plutôt une atmosphère de persécutions et de malaise pour les patients, face une équipe présentement animée par l’unique volonté de porter préjudice à la quiétude des malades et la renommée de l’hôpital, se limitant, d’ailleurs comme l’a prouvé son reportage à ne faire apparaître que des défauts infondés sur la structure.
En violation flagrante avec le règlement intérieur de l’hôpital de l’Amitié d’Arafat, comme toutes les infrastructures sanitaires des Etats de droit, les interrogatoires des patients par des parties étrangères à l’hôpital ne peuvent avoir lieu que sur autorisation expresse du directeur de l’hôpital après avis du médecin traitant.
Ceci est d’autant plus vrai si l’on sait que selon une jurisprudence constante, la chambre qu’occupe le patient (aussi bien en clinique qu’à l’hôpital public) est assimilée au domicile de cette personne. Les règles les plus strictes concernant la protection de l’intimité du patient contre les intrusions inopinées de tiers doivent donc être observées.
De plus, certains articles de codes de la santé publique disposent que : « Les visiteurs ne doivent pas troubler le repos des malades ni gêner le fonctionnement des services. Lorsque cette obligation n’est pas respectée, l’expulsion du visiteur ou l’interdiction de visite peuvent être décidées par le directeur ou l’administrateur de garde.
Les journalistes, photographes, démarcheurs et représentants n’ont pas accès aux malades, sauf accord de ceux-ci et autorisation écrite donnée par le directeur. Les malades peuvent demander aux cadres infirmiers du service de ne pas permettre aux personnes qu’ils désignent d’avoir accès à eux.
Ainsi, les photographes et les journalistes sont des tiers dont l’accès direct au patient est en principe interdit. Pour que ceux-ci puissent accéder à la chambre, une double autorisation écrite du patient et de la direction de l’Etablissement est nécessaire. Le consentement que recueille le soignant auprès du patient vise donc à prévenir une violation de la vie privée de cette personne dans sa dimension la mieux protégée par la loi, la sphère intime.
Autant d’arguments qui accablent TV Sahel, dont la quête du sensationnel dans un espace médiatique naissant qui souffre fortement de talents et de professionnalisme, semble se moquer des toutes les frontières légales allant même à l’extrême, par sa source de nuisance à des patients en convalescence et à leur intimité ainsi qu’à une structure de santé reconnue par sa propension à la performance en matière sanitaire au témoignage des malades et de leurs accompagnateurs.
Ahmed Ould Bettar
Chargé de la communication à l’Hôpital de l’Amitié d’Arafat