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21-05-2013

08:05

Réparation des anciens fonctionnaires : Des promesses autant en emporte le vent !

Réparation des anciens fonctionnaires : Des promesses autant en emporte le vent ! Les anciens fonctionnaires ne sont pas encore au bout de leurs peines. Après des années de déportation loin de chez eux, leur calvaire perdure après leur retour au pays où les promesses tenues par les autorités de régulariser définitivement leur situation sont toujours sans suite après leur recensement.

Fidèle défenseur de cette cause parmi tant d’autres objectifs nobles, le Fonadh s’est insurgé contre ces injustices, exprimant son indignation, exigeant la reconstruction des carrières pour l’ensemble du personnel notamment pour les personnes devant bénéficier des droits à la retraite.

« Depuis le 15 octobre 2009, date de la décision du Conseil des Ministres de procéder au recensement des anciens fonctionnaires et agents de l’Etat, victimes des événements de 1989, en vue de règlement de ce dossier, la situation de ces victimes ne cesse de se détériorer » indique le Fonadh.

Après le recensement effectué en Mauritanie et dans les principales capitales du monde qui accueillent nos compatriotes, en janvier 2010, la Commission Nationale créée par décision du Conseil des Ministres précitée, a rendu son rapport final en septembre 2011 à la Ministre chargée de la fonction publique, membre du Comité inter ministériel.

Il a fallu attendre plus d’un an, le 15 octobre 2012, pour avoir une nouvelle décision du Conseil des Ministres, définissant les modalités pratiques de règlement. « Malgré tout, les victimes ont commencé à percevoir une indemnité symbolique, en dépit de l’absence d’un certain nombre de victimes sur les listes détenues par la Commission.

Paradoxalement, les fonctionnaires et agents qui ont été réintégrés avant la décision du gouvernement, n’ont pas bénéficié de cette indemnité sous un fallacieux prétexte » souligne le collectif, selon lequel « la situation du personnel des établissements publics, en majorité non recensé, n’a même pas été examinée à ce jour, en dépit des promesses et de quelques actions ponctuelles et partielles ».

Et d’ajouter que « si la décision de réparation a été saluée avec force par les victimes, il est regrettable de constater que sa mise en œuvre souffre de blocages et difficultés multiples ».

Une situation difficile qui a continue le Fonadh, constamment au chevet de ces anciennes fonctionnaires pour jouir de leurs pleins droits a exprimé son indignation face aux agissements contraires aux engagements des autorités mauritaniennes, demandant la poursuite des opérations en faveur de l’ensemble des victimes des secteurs public et para public et exigeant la reconstitution des carrières, pour l’ensemble du personnel et notamment pour les personnes devant bénéficier des droits à la retraite.

MOML


 


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