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Sécurisation des frontières : Les États-Unis ont perdu un drone au Mali
Washington : Un drone américain Reaper opérant depuis le Niger s'est écrasé lors d'une mission de surveillance dans le nord du Mali le 9 avril, a affirmé, hier, un responsable américain de la Défense.
L'accident a été provoqué par une "panne mécanique", a précisé à l'Afp ce responsable sous couvert d'anonymat, confirmant une information du « New York Times ».
Les Etats-Unis stationnent des drones sur la base de Niamey depuis le mois de février, notamment pour fournir un soutien en renseignements aux forces françaises, engagées depuis le 11 janvier au Mali.
Un Predator dépêché dans un premier temps avait ensuite été remplacé par deux Reapers, plus endurants. L'appareil accidenté a depuis été remplacé, selon cette source. Outre le soutien à l'opération française, ce déploiement de drones et d'une centaine d'hommes de l'Us air force à Niamey permet également, selon les autorités nigériennes, de "sécuriser les frontières" contre des infiltrations de groupes jihadistes venant du nord du Mali voisin.
C'est sur cette même base de Niamey que l'armée française stationne deux drones de reconnaissance Harfang pour ses opérations au Mali. En bout de course et dépassés technologiquement, les drones Harfang doivent être remplacés dans les prochaines années par un achat de drones américains MQ-9 Reaper.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a ainsi annoncé, le 11 juin, son intention d'acheter 12 Reaper aux Etats-Unis ; une acquisition évaluée par ses services à 670 millions d'euros.
La Dsca, l'agence du Pentagone chargée des ventes d'armes, a notifié le Congrès, le 27 juin, du projet de fourniture à la France de "16 MQ-9 appareils pilotés à distance Reaper, d'équipements associés, de pièces de rechange, d'entraînement et de soutien logistique pour un coût estimé à 1,5 milliard de dollars" (environ 1,15 milliard d'euros).
Le chiffre de drones avancé par la Dsca, supérieur aux annonces françaises, n'est pas une pratique inhabituelle, car elle permet de ne pas avoir à retourner devant le Congrès si le client décide d'acheter plus de matériels qu'envisagé a priori.
(AFP)
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