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Les quotidiens sénégalais commentent le verdict de la Cour de justice de la CEDEAO sur l ' affaire Karim Wade
Le verdict de la Cour de Justice de la CEDEAO refusant la liberté à Karim Wade, en prison pour enrichissements illicite portant sur 694 milliards FCFA, fait la Une de la presse sénégalaise reçue samedi matin à APA.
Selon le journal L'As, «chaque partie (les Libéraux et l'Etat sénégalais) crie victoire» suite au verdict de la Cour de Justice de la CEDEAO. Dans ce journal, l'un des avocats de l'Etat, Me Khaly Niang, salue la décision de la justice communautaire, alors que Me Ciré Demba Bathily estime qu'on ne peut pas avoir toutes ses demandes rejetées et dire qu'on a gagné.
«La Cour de la Justice de la Cedeao juge non arbitraire la détention de Karim Wade», écrit Le Soleil, le quotidien national. Ce quotidien explique que la cour de justice communautaire s'est déclarée incompétente pour cette affaire en cours au Sénégal.
«La Cour de la CEDEAO valide l'emprisonnement de Karim Wade», dit de son côté, Le Populaire, soulignant que l'arrestation et la détention de Wade-fils ne sont pas arbitraires, comme le soutenait le Parti démocratique sénégalais (PDS).
«Karim reste en prison», s'exclame Sud Quotidien, à côté de L'Observateur qui indique : «La CEDEAO dit non à Karim».
«Karim débouté, le Sénégal retrouve son fauteuil», tonne le quotidien EnQuête.
«La CEDEAO verrouille complètement ses portes sur cette affaire», renchérit le quotidien Direct-Info.
Pourtant, si l'on en croit Le Quotidien, «tout le monde gagne et perd dans cette affaire». S'il en est ainsi, Walfadjri explique que c'est parce que la Cour a jugé illégale l'interdiction de sortie du territoire faite à Oumar Sarr et Cie.
«La CEDEAO accentue la pression sur le Sénégal», estiment nos confrères de Walf, notant que cette juridiction juge illégale la prison à ciel ouvert de Samuel Sarr et Cie.
L'affaire du recyclage de la drogue continue de faire le débat dans la presse sénégalaise. C'est le cas du Quotidien qui écrit : «L'Etat crack sous la pression».
Dans ce journal, Abdou Latif Coulibaly, porte-parole du gouvernement soutient : «Nous avons voulu y aller avec discrétion. De toute façon, cette affaire allait éclabousser la république».
«12 enquêteurs en chef de l'OCTRIS auditionnés par la police des polices», informe Le Populaire.
«Ce que Austin, Niang, Codé et Keita ont dit» lors de leur audition, révèle Libération, indiquant que le 1er décharge le second, le 3ème nie et le 4ème persiste et signe.
«Codé Mbengue et le DG Abdoulaye Niang cuisinés», titre EnQuête.
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