Cridem

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02-08-2013

07:37

Une nouvelle injustice au bord de Soukouk

Depuis plusieurs mois, un groupe de citoyens, composé de plus de deux cents cinquante personnes, sillonne Nouakchott afin de faire entendre sa cause.

Selon Degana Ould Mbarek et El Moktar Ould Ahmed, les deux porte-paroles du groupe et propriétaires de la coopérative agro pastorale Al Baraka dont l’agrément a été signé en 2000 par le colonel Mohamed Ould SidAhmed Lekhal : « Tout ce monde a été tout simplement déguerpi de ses terres qu’il occupe depuis 1985, lorsqu’il n’ ya avait que des chacals, des loups et des chiens errants.

Aujourd’hui que le goudron Soukouk a valorisé ces terres jadis délaissées, des puissants hommes d’affaires soutenus, par une administration laxiste, sont venus chasser de pauvres citoyens dont de vieux hommes, des orphelins et des femmes ».


Au cours d’une audience avec le wali de Nouakchott, celui-ci aurait même déclaré à El Moktar Ould Ahmed : « Tais toi, vous n’avez aucun droit ». Simplement. C’est un ancien Wali des années 2005/2006 qui aurait vendu une grande partie de ces terres à de riches hommes d’affaires.

Ce sont juste les cinq hectares restants qui font l’objet de tiraillements entre les pauvres citoyens dont certains comme Degana ont construit quelques modestes maisons et les puissants lobbies de riches hommes qui n’hésitent pas chaque jour de mobiliser des contingents de police et de gendarmerie pour venir agacer ces populations sans recours.

Au début du Ramadan, trois personnes dont une femme ont passé 24 heures au commissariat du Ksar. Et n’eût été l’intervention en leur faveur du notable Didi Ould Soueidi, ils seraient peut être restés encore plus longtemps. Selon l’un des agents du commissariat, le commissaire aurait reçu un coup de téléphone pour les coffrer et il l’a fait. Sans autre forme de procès.

Impunément. Selon les représentants du groupe,qui se sont présentés au Calame avec armes et bagages, dont des banderoles qu’ils ont déroulées devant la Présidence, à SOS Esclaves et à l’aéroport à l’occasion du retour de Birame de Dakar : « Nous avons essayé de taper à toutes les portes : L’administration, les organisations de la société civile, les personnalités. Vainement.

Il ne nous reste plus que le Président auquel nous adressons un appel pour nous venir en aide contre ces tyrans et spoliateurs et pour nous extraire de cette injustice criante ».


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