Malgré avoir essuyé des tirs sur leur chemin, les experts de l'Onu ont pu atteindre les lieux du bombardement de mercredi dernier. Ils ont réalisé des prélèvements sur des victimes lundi. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé la communauté internationale à s'unir pour demander des comptes.
Cinq jours après un assaut présumé au gaz toxique près de Damas, une équipe d'inspecteurs de l'Onu s'est rendue ce lundi sur le site concerné, alors que les principaux pays occidentaux n'expriment presque plus de doutes sur la responsabilité du gouvernement syrien de Bachar al Assad dans ce qui serait la pire attaque chimique menée en 25 ans.
Après avoir obtenu un feu vert du régime, les experts de l'ONU ont pu effectuer des prélèvements sur des victimes de l'attaque. Ils avaient été auparavant la cible de tireurs embusqués alors qu'ils se rendaient sur le lieux.
Par ailleurs, d'intenses consultations à haut niveau ont eu lieu ces derniers jours entre les capitales occidentales pour préparer une "
réponse sérieuse", alors que l'armée américaine assurait préparer ses options. Pour autant, la
Maison Blanche a démenti des informations du quotidien britannique
Telegraph affirmant que
Washington et
Londres s'apprêtaient à lancer une action militaire commune "
dans les prochains jours".
Parallèlement, les chefs d'état-major de plusieurs pays occidentaux et musulmans commencent ce lundi à
Amman une réunion de deux jours pour examiner les retombées du conflit en
Syrie, selon un responsable jordanien.
Le chef de la diplomatie française,
Laurent Fabius, a pour sa part estimé que l'attaque chimique ne faisait plus "
aucun doute" et le chef de l'Etat
François Hollande a déclaré au président américain
Barack Obama que "
tout concordait pour désigner le régime de Damas", tandis que son Premier ministre
Jean-Marc Ayrault a dénoncé un "
crime contre l'humanité".
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