Cridem

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22-09-2013

06:17

Education Nationale : Les Ministres changent mais les doléances restent.

En Mauritanie, le moins qu’on puisse dire est que l’enseignement traverse une situation pour le moins qualifiable de mort clinique qui est une des conséquences des politiques éducatives, caractérisées par l’improvisation et l’absence d’objectivité.

De reforme en reforme, d’année en année l’enseignement de notre pays recule. L’ignorance des réalités du terrain par les décideurs et leurs collaborateurs, le manque de volonté de faire face aux vrais problèmes que pose personnel lésé par les premiers responsables de ce secteur sont les premiers signes du recul pionnier de tout développement qui s’ajoutent à l’inexistence de concertation entre les concernés pour prendre le taureau par les cornes.

En effet si par décret présidentiel en date du 17/9/2013, le super ministère d’état qui était confié à Ould Bahiya, l’homme aux promesses non tenues a éclaté pour donner naissance à des nouveaux départements ou ministères, les instituteurs diplômés du supérieur qui exercent soit au fondamental ou au secondaire comme chargés de cours restent ferment pour obtenir gain de cause.

Ainsi ne manqueront ils pas d'interpeller le nouveau Ministère de l’enseignement fondamental, l’ex Secrétaire Général du Gouvernement pour obtenir de lui un reclassement ou l’application d’un statut. A l’un du groupe de dire que la décision intervenue un jour avant le lancement officiel du Forum Politique des Cadres de l’Enseignement Fondamental en Mauritanie, lancement qui a eu lieu à l’hôtel T feila est peut être signe d’espoir.

A l’avenir les membres du forum qui regroupe en son sein d’éducateurs prêts à défendre leurs droits aux cotés des mouvements syndicaux de l’enseignement fait de la valorisation du métier de l’enseignant une de ses priorités. Laquelle n’est cependant possible sans réelle considération ou prise en charge des problèmes confrontés par le personnel.

A savoir la marginalisation dans la gestion de la chose publique, les problèmes liés à la promotion et surtout le réclament ou l’application du statut applicable au corps de l’enseignement du fondamental existent sur proposition de l’ex ministre d’état à l’éducation nationale et de celui de la fonction publique.

Désormais aux problèmes d’indemnités (de logement, fonction, craie, transport, multigrade, bilinguisme ou autres) et de salaire de base, s’ajoutent ceux liés à la révision du statut et/ou du reclassement des instituteurs diplômés du supérieur sans les quels les doléances restent telles qu’elles sont.. .En attendant de savoir ce qui sera décider, il faut dire que des grands dossiers attendent le nouveau ministre de l’enseignement du fondamental.

Signé Amadou Bocar Ba /Gaynaako.



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