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Le business de la récupération, rapporte gros à Nouakchott
La récupération et réparation des déchets solides est une activité en plein essor à Nouakchott. Ils sont des centaines de personnes travaillant directement ou indirectement dans la récupération des déchets solides qu’on trouve un peu partout dans la capitale.
Il ya dans ces montagnes de déchets solides des carcasses des voitures, des ordinateurs, des antennes paraboliques, des vélos... Sur la liste des matériaux solides récupérés, les plus demandés sont le cuivre, les cartes des ordinateurs, du bronze et de la ferraille.
Ces déchets solides sont découpés, empilés dans des sacs pour être revendus à une société indienne installée au port autonome de Nouakchott. Une fois vendus aux indiens, la marchandise est acheminée vers Europe dans des conteneurs.
« Je viens du Mali pour aider mon frère dans son atelier de récupération et démolition des déchets solides. J’avoue que c’est un travail qui rapporte bien. Depuis que je suis là ma vie à beaucoup changée. Nos fournisseurs sont les enfants qui nous apportent de la ferraille toute la journée et on achète le Kg à 40 UM » déclare, Mamadou Sako.
La récupération est un métier qui demande la patience et du courage pour espérer en tirer profil un jour . Abou Sy, originaire de Boghé, est récupérateur et réparateur de moteurs : « Je suis dans ce métier depuis 1986 à l’époque j’avais un sac avec lequel je ramassais les poêles Nikel et autres que je revendais au kilo. Actuellement je fais de la récupération.
Je vends à 62 milles ouguiyas une tonne de ferraille aux indiens ? Je répare aussi des moteurs que j’achète dans les entreprises de la place pour les revendre. Maintenant j’ai un chiffre d’affaire d’un million d’ouguiyas tous les trois mois et j’emploie une dizaine de personnes, je compte également créer une association pour avoir plus de crédibilité afin de pouvoir développer d’avantage mon entreprise ».
Sey Ndiaye et son jeune frère, Bathie, sont, eux spécialistes des ordinateurs. Ils cassent, découpent les ordinateurs à la recherche des l’or lourd. « On vend le kilo de cuivre a 1500 UM aux indiens du port. Et, 50 UM la ferraille , le bronze à 900UM et les cartes d’ordinateur, on les vend à un sénégalais le kilo à 800 UM » nous dit Sey Ndiaye.
Mohamed Coulibaly (stagiaire)