Cridem

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24-03-2014

12:46

Humeur : Président - Jeunesse

Adrar-Info - Je viens de lire un « sondage » réalisé par CRIDEM auprès d’un échantillon de jeunes sur les résultats de la rencontre « Aziz-Jeunesse ». Je ne me suis pas senti froissé, du fait de ne pas avoir été « sondé », dans la mesure où je ne suis ni jeune, ni chômeur et encore moins Aziz. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir mes opinions sur ce qui se passe chez moi.

Alors, j’ai fait mienne la citation qui dit « si vous attendez que l’on vous demande votre avis, vous risquez de perdre bien des opportunités de vous exprimer sur les problèmes importants de votre pays », fin de citation (moi-même).

Alors, sans plus attendre, je vous livre mes impressions sur le « Show Jeunesse-Aziz »

A tout seigneur, tout honneur : commençons par les thèmes-phares du Président :

1- le chômage a baissé de 67 % en 4 ans, passant de 31 à 10% de la population active!

Il faut le faire, mais surtout le traduire dans les faits. J’en conclus, que, faire « disparaître » les 10% restants, au cours des premiers mois du prochain mandat du Président Aziz (s’il acceptait de se représenter ?), ne sera qu’un jeu d’enfants (même pas de jeunes !).

Pour éviter que certains jeunes ne doutent de sa parole, le Président les a renvoyés directement vers le BIT (Bureau International du Travail), la voie la plus autorisée des Nations Unies. Ce « miracle » ne sera pas seulement apprécié par les jeunes Mauritaniens, mais aussi par tous ceux d’Afrique, où actuellement la parole du « Président de tous les Africains », est d’argent et où le chômage fait des ravages.

2- la Mauritanie ne fait plus partie des 50 pays les plus pauvres du monde! Les jeunes-chômeurs-Docteurs-en-économie, sont vite allés en besogne, en doutant d’une telle assertion et en se demandant où le Président Aziz a été cherché une telle information ?

Les spectateurs, non économistes, mais qui savent à quel point le Président répugne à dévoiler ses sources, se sont plutôt demandé où est allée la Mauritanie en quittant le 50 pays les plus pauvres ? A-t-elle rejoint le rang des « ultras pauvres » ou celui des « non classés », ou le « Top des riches » ? Effectivement, la question se pose et on peut lui trouver différentes réponses, suivant que l’on est Tewassoul ou UPR.

3- la pauvreté qui recule et le coût de la vie qui avance. Seul, ce désormais célèbre, professeur de Nouadhibou, qui, lui, contrairement à la pauvreté, ne recule pas devant ceux qui voulaient le censurer, nous fait une belle leçon de « Nouzoul El Barka », sans lequel il se serait transformé en voleur ou en mendiant.

Sur ce thème, je crois raisonnablement que l’on doit bien admettre que même si la pauvreté n’a pas reculé de façon notable, les pauvres, eux ont bel et bien reculés. Il suffit de voir où se trouvent-il, désormais, par apport au centre ville, depuis que le programme du TARHIL (pas RAHIL !) a été mis en place.

Ould El Metrouch




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