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Le Conseil de la Jeunesse aspire à un citoyen modèle
L’éducation à la citoyenneté est devenue une nécessité en Mauritanie eu égard au désintérêt croissant des citoyens de la chose publique, le manque de confiance aux politiciens, la corruption, la mal gouvernance, l’exclusion mais aussi le déficit de contrôle citoyen dans la gestion de la chose publique.
Comment promouvoir les valeurs dans lesquelles une nation se reconnait ? Cela passe forcément par une éducation pour les libertés, la démocratie et le respect des droits de l’homme. Un chemin long.
C’est en développant le sens moral et civique d’une nation que l’on aura des hommes et femmes dévoués au bien commun, respectueux des lois et des règles de la vie sociale et œuvrant à les améliorer dans le sens de la justice, de l’équité et du respect mutuel.
Le Président de la république, Mohamed ould Abdel Aziz, qui postule à un second mandat, veut faire les choses en grand. Les jeunes semblent être sa cible préférée. C’est ainsi qu’à travers le conseil de la jeunesse (apolitique), on veut « poser les fondements de demain en travaillant avec ceux qui vont constituer la relève future », confie Cissé Housseynou Birama surnommé « l’avocat du peuple ».
Avec son ami Bocar Abou Thiam, ils sont déjà entrain d'oeuvrer pour ledit conseil dont les indications nécessaires optionnelles pour mettre le focus sur la démarche par une meilleure clarification de ses concepts clés.
Un mauritanien de type nouveau passe nécessairement par une reconversion des mentalités, qui est un long processus qui avant d’être promue dans l’inconscient collectif d’une nation, doit être soutenu d’abord par une volonté politique. Etre citoyen dit le Larousse, « le membre d’un état considéré du point de vue de ses devoirs et de ses droits civils et politique ».
Le citoyen est un sujet de droit qui dispose à ce titre de droits civil et politiques. Il jouit aussi de la liberté individuelle, de la liberté de conscience et d’expression et plusieurs autres. Le citoyen dispose de droits publiques, comme celui d’être candidat à toute les fonctions publiques, comme les présidentielles.
En revanche, il a l’obligation de participer aux dépenses collectives en fonction de ses ressources et de défendre la société dont il est membre si elle est agressée. C’est ce challenge que nos jeunes devront bien relever.
Amadou Diagne Niang