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Championnat national de première division 2013-2014 : La course est terminée, le FC NDB est champion, mais…….. !
Le Quotidien de Nouakchott - Le championnat national de première division de l’édition 2013-2014 a connu son épilogue. Le FC Nouadhibou à une journée du terme déjà a été sacrée champion pour la deuxième fois consécutive.
Classé à la troisième position au terme des deux manches (aller et retour), derrière la Concorde et la SNIM avec les statistiques que voici, en douze sorties :( 5 matchs gagnés, 6 nuls et 1 défaite), devant Guemeul de Rosso et derrière l’ASAC Concorde et la SNIM, le FC Nouadhibou a réussi le tour de force, s’adjugeant le titre champion et succédant à lui-même.
Au dernier virage, la formation stéphanoise a semé ses poursuivants, avant d’arracher la première place à ses potentiels concurrents.
C’est une course contre la montre, jalonnée par des réaménagements de calendrier, du fait de nombreux évènements sportifs, qui a fini par arriver à la ligne d’arrivée.
Le président de la Ligue Nationale de Football, Pape Amghar Dieng et son équipe se sont livrés à toutes les acrobaties envisageables pour arriver à quai, non sans des grincements de dents de quelques clubs qui se sont sentis lésés avec des programmations jugées parfois « lourdes », voire onéreuses. Cette structure a réussi tout de même, non sans faire des prouesses pour achever ce marathon saisonnier, avec un système de deux poules élaboré, marqué par un play of et un play down.
Les trois points de la discorde
Les trois points engrangés sur tapis vert au détriment de l’ASAC Concorde auront pesé sur la balance et démoralisé une grosse formation de la Concorde qui a réalisé un sans fautes et qui filait droit vers le tire. Mais, une homologation d’un match en sa défaveur qui a mis le club stéphanois sur orbite et qui n’a pas lâché prise, a faussé la donne.
Pour une meilleure gestion de la compétition
Les clubs de l’élite qui disposent désormais d’un entraîneur titulaire d’un diplôme de licence C FIFA, dotés d’un staff compétent pour une meilleure couverture médical, supposant aussi l’assurance au profit des joueurs et encadreurs et ce, en conformité avec les textes réglementaires, doivent aussi avoir une administration efficace pour éviter de passer à la trappe. Un travail interne de fond doit-être entrepris après chaque journée avec des statistiques fiables. Le football de haut niveau requiert beaucoup de doigté et de suivi pour éviter de tomber dans les travers.
La Commission de discipline (ex CQRPD) souvent critiquée, doit pour sa part faire son travail correctement, en notifiant à temps aux clubs les correspondances leur permettant d’être « à jour » pour une utilisation efficiente de leurs effectifs, afin d’éviter des sanctions « pièges » assurant du coup une fluidité dans le traitement des dossiers qui sont la base de toute action. Avant de sévir, il faut d’abord être prévenant.
Guemeul, la révélation
La révélation de ce marathon saisonnier a été sans nul doute, l’équipe de Guemeul de Rosso championne de la D2 de l’année dernière, qui a tenu tête aux gosses cylindrées, figurant dans le groupe A, le plus costaud. En proie à de graves déchirements au terme de la phase aller, l’équipe s’est séparée de son coach Sénégalais artisan de sa montée et de la plupart des joueurs venus d’ailleurs, s’appuyant sur l’expertise locale. On épiloguait même sur son retrait de la compétition.
Mais l’équipe est revenue en force dans la seconde moitié de ce championnat de l’élite. Elle compte dans ses rangs l’un des meilleurs artificiers de ce championnat, en l’occurrence Bechir M’Baye. En une saison de participation la formation dauphine devenue l’équipe phare de Rosso avec la descente de l’équipe du Nadi Trarza ne s’est pas fait prier pour assurer son maintien.
La belle performance de l’ADK-Moderne
La grosse performance de cette saison est attribuée sans aucun doute, à la jeune équipe de l’ADK-Moderne qui n’est pas arrivée dans l’élite par usurpation. Après avoir ravi la vedette à ses adversaires de zone, écarté la glorieuse formation de Nasr de Sebkha lors des play offs, l’équipe a été sacré vice champion de la D2, avant de réussir le maintien contre vents et marées, en dépit d’un sobre parcours lors du premier tour.
Les protégés de Maoula Traoré qui a pris le train en marche, n’ont inscrit que deux points lors du premier tour (aller et retour) de ce championnat où on la voyait déjà revenir à la case de départ. Mais, c’est avec détermination que l’équipe de Moderne est revenue dans la compétition, après un apprentissage concluant.
La jeune et sympathique formation de Sinthiane Moderne qui a capitalisé les impondérables de la première partie de ce marathon saisonnier qui semblait lui échapper a bien retenue et compris la leçon pour rester dans la cour des grands. C’est avec de nouveaux arguments qu’elle a abordé la dernière phase avec à la clé deux victoires d’affilée à domicile.
Le mérite de cette « renouveau», revient à des jeunes volontaires natifs du quartier qui n’ont jamais baissé les bras, même dans les moments difficiles, au moment où tout le monde tournait le dos à cette formation, « condamné » à la relégation. Avec une bonne moisson, l’équipe a déjoué tous les pronostics en assurant trois victoires à la maison et arrachant un nul précieux à l’extérieur qui a fini par enfoncer, le Nadi-Legwareb Trarza.
Comme disait l’autre : « Le courage, la persévérance et l’abnégation finissent toujours par payer. « L’ADK-Moderne, c’est aussi l’histoire d’une passion portée des personnes qui ne sont motivées que par l’amour du football, de leur quartier et de leur chère cité ».
Tombeur du FC Tevragh Zeïna en huitièmes de finale et quart de finaliste de la coupe nationale, l’équipe de Moderne peut se targuer d’avoir sauvé sa saison.
La grosse déception
C’est indubitablement, la formation de Tevragh Zeïna qui a été la saillie de ce championnat, avec sa ribambelle de stars. Les poulains de N’Diawar Bâ dit Giresse battus en ¼ de finale de la coupe nationale par l’équipe de Moderne, signaient leur descente aux enfers. Avec un parcours mitigé et en dents de scie, la grosse formation de Tevragh Zeïna qui est aussi l’ossature de l’équipe nationale locale, n’aura été que l’ombre d’elle – même.
En changeant de coach dans les dernières journées du play off, elle s’est classée au finish à la quatrième position. La grosse formation de Tevragh Zeïna l’une des plus structurés de l’écurie nationale, semble se complaire dans les seconds rôles.
La force tranquille
De l’avis de nombreux observateurs, l’équipe de la Concorde qui marchait sur les traces d’un champion, avant de se faire ravir la première place aura été l’équipe la plus complète dans le terrain avec sa pléthore de stars, sur le papier avec les meilleurs statistiques et la plus compacte, selon de nombreux observateurs.
Elle est invaincue à l’extérieur, disposant de la meilleure attaque, la meilleure défense et l’un des meilleurs réalisateurs (El Id El Hassen), le milieu offensif des Mourabitounes. La mythique formation a survolé cette compétition de bout en bout, mais a péché administravement, à l’arrivée. En course pour la conquête de Dame coupe les coéquipiers de Touré Boubacar, n’ont pas dit leur dernier mot.
Hachim