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Culture : théâtre à l'IFM, la comédie à l’honneur
Le 5 décembre 2014, le Centre Culturel Français a renoué avec le quatrième art. Dans la grande salle de projection, un public nombreux et intéressé à pu suivre l’Arcorim (Artistes Comédiens de la République Islamique de Mauritanie) à l’œuvre.
L’Arcorim a remis la comédie au goût du jour. Au programme, nous avons eu droit en introduction à une projection de photos de l’icône Sud Africaine, Nelson Mandela dont c’était l’anniversaire du décès. Cet hommage appuyé au célèbre disparu, aux sources de l’Afrique du Sud, comme entrée en matière le public le doit à la troupe Vents de Sable.
Après cette entrée en matière, la comédie était au devant de la scène, avec Moustapha Neity, comédien de son état qui en a fait rire plus d’un. La maitrise de son art donne une impression de facilité il a su improvisé pour satisfaire un public, comme le font plusieurs comédiens qui ne travaillent pas à partir d’une œuvre intégrale, écrite par un auteur reconnu.
A l’aise il y est allé selon son humour et son inspiration, mêlant la réalité du vécu quotidien des mauritaniens comme le fleuve et la mer. Le rire était toujours sur le podium avec le spectacle de Daouda Kane dans « Politiquement Daddy ».
Si comme disait Victor Hugo dans les Burgraves « Le théâtre doit faire de la pensée, le pain de la foule », le comédien avait plus d’une corde à son arc, il a réussi un véritable fit-back avec un public aux anges.
Dans les habits de plusieurs dirigeants, le comédien s’est nourrit volontiers, au risque du « populisme », des intentions politiques, portées par un souci d’égalité républicaine ou par une volonté d’ordre social. Il a touché à tous les claviers du fou rire.
Il est évident que la comédie peut se porter mieux, si son théâtre se réorganise. Côté infrastructures, avec le Centre Culturel Français, ce mal ne l’affect.
Après la riche prestation de celui qui a initié le Festival Nuit du Rire en Mauritanie, ce fût l’unité indivisible des artistes autour de la troupe Vents de Sable de le retrouver sur scène pour terminer en beauté avec une chorégraphie servie par le jeu d’acteurs de talents, de revenir sur l’an un de la mort de Nelson Mandela, (5 décembre 2013).
Un tableau épique avec la célèbre chanson dédiée à Madiba, la troupe a saisie l’occasion pour rendre hommage mérité à l’homme de la renaissance africaine aujourd’hui disparu.
Issa kumbala dans les habits traditionnels de Nelson, et ses amis ont campé le décor sur fond de lumière sombre, l’oralité, l’expression corporelle et la musique ont transporté tout le monde au pays de Mandela. C’était le clou de soirée.
ADN