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Les nouveaux esclaves de l’enseignement secondaire
Rapide Info - L’esclavage traditionnel ou moderne, pratiques ou séquelles, demeure l’exploitation de l’homme par l’homme, horrible parce qu’il touche ce qu’il y a de plus cher chez l’homme, à savoir sa propre dignité. Classiquement, à un sujet correspond un maître, la responsabilité est plutôt individuelle.
Mais, le nouvel esclavagisme qui surexploite les contractuels de l’enseignement relève dangereusement d’une responsabilité collective, celle de l’Etat, qui est censé, justement, éradiquer toute forme de servitude.
Pire, cette « captivité légale » est réglementée par un « pseudo contrat » qui ne respecte ni la convention collective du travail, encore moins le code du bureau international du travail !
Allons y pour comprendre : comme vous le savez, le corps des professeurs du secondaire est composé de titulaires et de contractuels. Un contractuel est un universitaire diplômé qu’on recrute chaque année scolaire au prorata des besoins exprimés régionalement.
Il est souvent mieux loti en terme de connaissances et parfois, d’expérience, que le titulaire, et il fait autant de boulot que lui, sinon plus. Le premier doit tout prouver et le second ne craint rien, puisqu’il a la sécurité de l’emploi, c’est un fonctionnaire de l’Etat.
Contrairement au titulaire, le contractuel n’a pas droit aux vacances payées, il n’a pas droit, non plus, aux indemnités d’éloignement, de craie, etc.
Et par opposition claire au droit du travail et à la constitution, il n’a même pas droit à la grève ! D’ailleurs, lorsque les titulaires exercent leur droit légitime de grève, l’Etat abuse inhumainement de la misère des contractuels (diplômés chômeurs et pères de familles), pour leur rappeler cette illégale restriction « un contractuel ça ferme sa gueule ou ça s’en va ».
L’esclavagisme étatique finit toujours grâce à ce bâton antidémocratique à empêcher toute solidarité collégiale, et donc, à casser le mouvement de protestation.
Evidemment sur le plan juridique et social, « le pseudo – contrat » est illégal et anticonstitutionnel. La solution est simple : c’est la titularisation des contractuels du secondaire (quelques centaines), à commencer, car le temps presse pour eux, par les plus âgés, surtout s’ils sont compétents et ont des enfants à charge.
Dans tous les cas, aucun contractuel ne peut et ne doit être jeté comme un citron pressé après une, deux, trois, ou plusieurs années de surexploitation.
Il est temps, que la presse, les partis politiques, les droits de l’homme, les Ong, l’inspection du travail, le procureur de la république, et d’abord, les principales centrales syndicales se saisissent de ce dossier d’esclavagisme des temps modernes, où la bestialité humaine, sur toutes ses formes, n’est plus à démontrer.
Les contractuels de l’enseignement secondaire