Cridem

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27-12-2015

08:35

Trois jours avant le drame, la délégation de la Fondation Errahma avait passé la journée à l’auberge d’Abdallahi Sarr à Boghé

L'Authentique - C’est avec une grande douleur que j’ai appris la disparition tragique du jeune Ahmedou Ould Abdel Aziz. Ma douleur était d’autant plus vive que le défunt avait passé toute la journée du samedi 19 décembre 2015 dans mon auberge près de Boghé. J’ai été frappé par la modestie de ce jeune, fils du président de la République.

Il tissait avec les membres de sa délégation des relations amicales et fraternelles, sans aucun sentiment de supériorité, sans aucun esprit d’ascendance. J’ai vu comment il parlait avec une simplicité frappante avec ses accompagnants, notamment le jeune Diallo, son confident et ami.

Ma douleur était d’autant plus dure que ce jeune avait des ambitions nobles pour le peuple mauritanien et pour son pays. J’ai décelé en lui un grand humaniste. Les projets qu’il avait commencé à tisser pour venir en aide aux populations démunies et aux élèves issus de milieux défavorisés, tout cela, je l’avais décelé lors des heures que nous avions passé ensemble.

Aussi, je ne suis guère surpris de l’élan de solidarité qui s’est ébranlé de toute la Mauritanie lorsque la nouvelle relative à sa disparition s’est répandue. Le jeune Ahmedou était une perle rarissime.

Il pouvait se lancer dans n’importe quelle piste d’engagement, comme par exemple les affaires, ou les voyages de complaisance à travers le monde. Mais il a choisi de se lancer dans l’humanitaire avec un sens inné et précoce de la responsabilité.

Il incarnait un nouveau type d’orientation, vers un domaine aussi prioritaire que la lutte contre la pauvreté, les inégalités sociales, la fracture intercommunautaire. Car, le jeune Ahmedou avait commencé sa tournée par la Vallée. Il a partagé des journées avec différentes communautés nationales, avec toute l’humilité et la modestie requise.

En cette douloureuse occasion, je réitère mes condoléances les plus attristées au président de la République, Mohamed Abdel Aziz, à sa famille et à tous les Mauritaniens. Comme je présente aussi mes condoléances les plus sincères à la famille de Cheikh Oumar NDiaye, dont j’ai pu apprécier la bonne éducation et le sérieux. A ses collègues et au monde de la presse, vont également mes condoléances.

Inna Lilahi Wa Inna Ileihi Rajioune
Abdallahi Sarr
Cadre au Ministère des Finances



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